Partager l'article ! Actus.ECOcide_102 du 11 août 2012: EDITORIAL : Alors que l’offensive intervient de la part des foreurs, alors qu’ils revienne ...
EDITORIAL : Alors que l’offensive intervient de la part des foreurs, alors qu’ils reviennent à la charge, alors que les études scientifiques – à l’instar de celles des résultats des 25 séismographes installés au Texas suivis pendant près de deux ans pour prouver les risques seismologiques de la fracturation - prouvent que nous avons raison dans notre combat, très peu d’entre nous ont conscience du travail accompli par une minorité. Certes, en 4 jours seulement, nous avons pu rassembler 3.000 signatures et les envoyer à Delphine BATHO et Arnaud MONTEBOURG pour faire valoir nos revendications, mais la polémique suscitée par l’initiative d’un Collectif du Var atteste de la division qui règne au sein de ce Mouvement et de sa désaffection à l’instar du rassemblement de l’Altertour dans le Lot et Garonne où « Très peu d'Agenais sont venus les voir pour se renseigner sur cette possible exploitation du gaz de schiste sur le département et les conséquences que cela aurait sur l'environnement. » (La Dépêche) Or, comme je n’ai de cesse de le répéter, le moment est crucial. Soutenez les Collectifs dans leur démarche, ainsi que ceux qui oeuvrent contre ce fléau. Sinon, il en sera fait des gaz de schiste et le Mouvement n’aura servi à rien. Danièle favari
http://www.petitions24.net/les_anti-gaz-de-schiste_reagissent_a_amontebourg#form
http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/gaz-schiste-fausse-bonne-idee-497.html
Dernière minute : Réforme du régime minier : Marisol Touraine annonce un moratoire
http://www.lagazettedescommunes.com/125996/reforme-du-regime-minier-marisol-touraine-annonce-un-moratoire/
ENERGIE – Depuis quelques semaines, les pétroliers tentent de remettre le gaz de schiste sur le devant de la scène et surtout dans les faveurs des ministres… On les croyait enterrés, ou au moins endormis, mais les rêves d’exploitation de gaz de schiste font de la résistance. Inévitable pour affronter la raréfaction du pétrole selon certains, moteur de la reprise économique pour d’autres, les gaz de schiste essayent de redorer leur blason. Mais du côté des écologistes, ces arguments ne tiennent pas: les dommages environnementaux causés par la fracturation hydraulique ne sont pas des mythes, continuent-ils à marteler.
Des reportages à la pelle : La confrontation entre pro et anti-gaz de schiste, conclue en juin 2011 [loi n° 2011-835 du 13 juillet 2011] par une loi interdisant l’utilisation de la fracturation hydraulique, reprend de plus belle depuis quelques semaines. Le 20 juillet, la ministre de l’Ecologie Delphine Batho, interrogée par BFM TV, affirmait que «Le gouvernement maintient sa position sur l’interdiction de l’exploitation des gaz de schiste», arguant que «nulle part dans le monde il n’a été démontré que cette exploitation pouvait se faire sans dégâts considérables sur l’environnement et avec des risques importants pour la santé». La semaine suivante, dans son édition datée du 26 juillet, le journal Le Monde semblait répondre à la ministre dans son édito titré «N’enterrons pas le débat sur les gaz de schiste» (1) : «Faut-il vraiment, a priori, renoncer à cette ressource? (…) Comment savoir, inventer, progresser si l’exploration même est interdite? Les arguments des scientifiques sont sérieux, ceux des pétroliers aussi.» Accompagné d’un reportage à Fort Worth, au Texas, dans les champs de forage de gaz de schiste, cet édito a provoqué un tollé chez les écolos. Si le reportage mentionne les inquiétudes pour l’environnement, les arguments économiques y sont mis en avant: «Certains experts jugent que cette industrie a contribué pour 38,5 % (soit 65 milliards de dollars) à la croissance du nord du Texas au cours des dix dernières années», écrit le journaliste Jean-Michel Bezat, qualifiant le gaz de schiste de «poule aux œufs d’or». Contacté par Arrêts sur images, l’auteur du reportage a reconnu avoir été au Texas lors d’un voyage de presse organisé par Total et Chesapeake, deux foreurs de gaz de schiste.
Idéologie contre économie? : Le 30 juillet, l’Amicale des foreurs et des métiers du pétrole passait à la vitesse supérieure: dans une lettre ouverte adressée à Delphine Batho (2) , ils considèrent que la position du gouvernement est «idéologique» et «n’a pas de fondement technique». Selon eux, les collectifs anti gaz de schiste n’ont «aucune connaissance des techniques du forage et bien moins encore de la technique, très pointue, de la fracturation hydraulique.» Isolation des nappes phréatiques pour éviter la contamination de l’eau par les produits chimiques utilisés, quantité d’eau consommée, pollution des sous-sols,… Les foreurs affirment qu’il est «injuste de faire état de dégâts considérables sur l’environnement.» Une lettre que l’eurodéputée Corinne Lepage (Cap21) a également reçu: dans une réponse envoyée aux foreurs le 9 août, et que 20Minutes a pu consulter, elle répond point par point aux arguments techniques des pétroliers. Mais surtout, elle souligne que «l’idéologie n’est pas du côté de ceux qui s’opposent aux forages», explique-t-elle à 20Minutes: «Le lobby pétrolier dit que c’est idiot de se priver d’une ressource en ces temps de difficultés économiques. Mais il faut avoir une vision globale: si ça relance l’activité pétrolière, qu’est-ce que ça coûte aux autres secteurs, aux investissements dans l’efficacité énergétique et les renouvelables, quelles conséquences pour l’activité agricole et combien de destruction d’emplois dans ce domaine,…», réagit Corinne Lepage.
Qu’en pensent les Français? Noël Mamère, député Europe Ecologie – Les Verts de Gironde, réagissait pour sa part dans une tribune publiée par Le Monde le 7 août (3) : «La question qui se pose aujourd’hui n’est pas de savoir si nous manquons ou pas de réserves pétrolières, mais de sortir de cette dépendance qui ne cesse d’accumuler les dégâts environnementaux et humains. Savoir que notre sous-sol possède d’énormes réserves de gaz de roche ne doit donc pas nous obliger à les exploiter, quels que soient les progrès techniques.»
Des questions de principe aux débats d’experts sur les conséquences environnementales des forages, les gaz de schiste risquent de revenir à l’agenda de la rentrée, et notamment de la conférence environnementale. Face à ce qu’elle qualifie «d’offensive générale» du «très puissant lobby pétrolier», Corinne Lepage rappelle que ce ne sont pas «quelques écolos idéologues» qui s’opposent aux gaz de schiste mais «une immense majorité de Français». Il serait peut-être temps d’interroger la population sur l’avenir énergétique de la France.
Merci à l’auteur Audrey Chauvet - Source20Minutes/planète
ALORS ? Quel choix pour le gouvernement face à une facture énergétique de 34,2 mds d’euros au 1er semestre, soit + 1,9 milliards d’euros !
La
facture énergétique s’est encore alourdie au premier semestre 2012 et le déficit commercial de la France s’est creusé de 1,7 milliard d’euros par rapport au semestre précédent, pour atteindre –
34,9 mds¤. Si les importations d’hydrocarbures naturels ont baissé durant la période, celles de produits pétroliers raffinés ont augmenté (+ 16,4 %, après + 2,8 % le semestre précédent),
notamment depuis la Russie, les États-Unis et les Pays-Bas, en lien notamment avec la réalisation de travaux de maintenance sur trois raffineries françaises, a annoncé hier le ministère de
l’Économie et des Finances. Au final, la facture énergétique atteint 34,2 mds¤, après 32,3 mds au 2e semestre 2011 et 30,4 mds au 1e semestre 2011. Les importations d’électricité ont enregistré
une forte poussée, en raison de la vague de froid du mois de février, signale encore ce bilan semestriel. À noter que le solde des échanges de produits pétroliers raffinés est déficitaire
de 9,29 mds¤ sur le 1e semestre (avec des importations de 15,8 mds, contre des exportations de 6,51 mds). Le creusement de ce déficit est impressionnant : + 33 % par rapport au semestre
précédent, près de 40 % de plus que pour les six premiers mois de 2011.
Durant le seul mois de juin, les achats d’hydrocarbures naturels ont rebondi de plus de 700 M¤, a d’autre part indiqué le ministère. Ce sont les importations de pétrole brut qui ont
nettement augmenté, celles de gaz restant stables. Les achats ont été en hausse sensible depuis l’Arabie Saoudite, la Russie, la Norvège, la Libye et l’Iran, en repli depuis l’Algérie. Le déficit
du commerce extérieur s’est établi, quant à lui, à 5,99 mds. Le bilan du mois indique encore que les achats de la construction navale « bondissent en raison de la prise en compte d’un navire de
forage pétrolier stationné dans les eaux guyanaises ». Selon les normes internationales, la location longue durée de ce navire de forage est en effet comptabilisée comme importation. Le montant
est de 987 millions d’euros.
http://www.enerpresse.com/actualites/une-facture-energetique-de-342-mds-deuros-au-1er-semestre.html
http://www.lesechos.fr/economie-politique/france/actu/0202208827660-la-facture-energetique-de-la-france-continue-de-s-alourdir-351697.php
L’extraction de gaz de schiste se fait aujourd’hui pour l’essentiel en Amérique du Nord. La production de
gaz non conventionnel représente à l’heure actuelle 16 % de la production totale de gaz à travers le monde. La production de gaz de schiste est
passée de 20 G.m3 en 2005 à près de 200 G.m3 aujourd’hui. Sa croissance a donc été exponentielle ! Toutefois, l’extraction peut poser certains problèmes environnementaux. Elle doit donc être
faite dans les règles de l’art. C’est pourquoi l’AIE a publié un rapport sur les règles d’or à respecter en la matière. En Asie-Océanie, les gaz de houille vont être développés en Australie,
permettant de nouveaux projets de liquéfaction. La Chine est dotée d’importantes réserves de gaz non conventionnel et affiche des objectifs ambitieux. Néanmoins, la qualité des ressources y est
variable. Les Chinois ont tendance à être optimistes dans leurs projections. Le Mexique ou l’Argentine disposeraient aussi de gaz non conventionnel. Mais pour eux, le problème ne porte pas tant
sur les ressources que sur leurs politiques dans l’amont pétrolier. Quant à l’Europe, elle hésite beaucoup sur le développement des gaz de schiste.
La Pologne est en pointe sur le sujet. De fait, elle essaie de réduire sa dépendance au gaz russe (elle prévoit d’ailleurs aussi d’importer du GNL du Qatar à des prix exorbitants). Je pense que
la Pologne aura valeur d’exemple au niveau européen : si les développements de gaz de schiste y sont un succès, cela amènera peut-être d’autres pays du continent à changer leurs
perspectives.
[Décret n° 2012-385 du 21 mars 2012 relatif à la Commission nationale d'orientation, de suivi et d'évaluation des techniques d'exploration et d'exploitation des hydrocarbures liquides et gazeux]
Aux Etats-Unis, en Pennsylvanie, rien ne semble pouvoir arrêter la ruée vers le gaz de schiste, quels que soient les coûts humains et environnementaux d’une telle exploitation. Une poignée de militants a décidé de se battre. Les voici en images, accompagnés de quelques points de repère sur le désastre en cours dans l’Etat. La Pennsylvanie est déjà marquée, balafrée pourrait-on dire, par l’exploitation tout azimuts des gaz de schiste. Comme si l’Etat n’avait aucun égard pour les risques environnementaux et humains d’une telle entreprise. Et le rythme de croissance des forages et des chantiers qui défigurent la région ne devrait pas ralentir : il est de bon ton aux Etats-Unis de défendre l’indépendance énergétique et les techniques dites « propres » d’exploitation du charbon ou du gaz. Car, oui, certains voient l’extraction des gaz de schiste via les méthodes du forage horizontal dirigé et de la fracturation hydraulique comme propre. Rappelons que le « fracking » fut interdit en France en 2011 car considéré comme une technique hautement polluante.
Mais en Pennsylvanie, l’appel du gisement de Marcellus était trop fort. Cette zone qui s’étend sur plusieurs Etats -la Pennsylvanie, la Virginie Occidentale, l’Ohio et New York- regorgerait de gaz de schiste. Shell, Exxon, Halliburton, Anardako, Chesapeake Energy et consors n’ont pu résister. Les autorités de Pennsylvanie ont déroulé devant eux un tapis rouge. Et se sont servies au passage. La Pennsylvanie offre une version aboutie d’une démocratie en panne, où le système de collusion entre les grandes entreprises et les élus –finançant ainsi leur campagne- fonctionne à la perfection. En 2010, le gouverneur de l’Etat, le républicain Tom Corbett, aurait touché 1.3 millions de dollars de l’industrie pétrolière et gazière pour financer sa campagne, selon le National Institute on Money in State Politics. Au début de cette ruée vers l’or, en 2008, les habitants n’ont pas tout compris au film. Les propriétaires terriens ont vu arriver des représentants des grandes firmes déjà citées, leur proposant d’exploiter leurs sous-sols contre un chèque et des royalties sur les bénéfices réalisés. Dans cette région pauvre, où la crise de 2008 n’a rien arrangé, ils ont dit « oui » en masse.
En février dernier, le gouvernement local est allé jusqu’à voter l’Act 13. Certaines provisions de cette loi ont déjà été considérées
anti-constitutionnelles et la Cour suprême de l’Etat doit statuer prochainement sur son sort. Prévoyant un système de taxation des plus légers (et dégressif) sur l’exploitation de puits,
elle sert surtout à confisquer un peu plus aux municipalités leur droit à l’aménagement du territoire. Et ce, pour aider les entreprises gazières. Elle prévoit même une clause de
confidentialité que les entreprises pourraient imposer aux médecins ayant à soigner des patients exposés aux produits chimiques servant au fracking. Leur interdire de parler sous prétexte de
protéger leurs « formules secrètes ». Les fameuses « formules secrètes » qui rendent le fracking si suspect... La fracturation hydraulique nécessite des tonnes d’eau chargée
de produits chimiques -dont un certain nombre d’éléments radioactifs- envoyées dans les sous-sols afin de « libérer » le gaz de schiste. Pour avoir une idée des possibles effets d’une
telle méthode , visionner ou revisionner le documentaire GasLand.
« Trop, c’est trop », hurlent certains. La mobilisation citoyenne s’organise voire se radicalise, même si elle reste minoritaire et peu relayée par les médias traditionnels. Les voici en images du côté de Williamsport, dans le comté de Lycoming, au nord-est de la Pennsylvanie. Au cœur du sujet.
Dans le comté Lycoming, les camions et les hélicoptères génèrent une pollution sonore continue tandis que les travaux ravagent le paysage. Impossible d’échapper aux forages, stations de retraitement des eaux ayant servi au fracking, stations de compressions du gaz et chantiers de construction de gazoducs. A côté d’habitations. Ils ont choisi ce lieu car ici se trouvait l’ancien parc à mobil homes de Riverdale, devenu un symbole de la lutte contre les gaz de schiste depuis juin dernier. Début 2012, Aqua America a racheté ce terrain afin d’y construire une station de pompage de l’eau de la rivière voisine, la Susquehana, pour ses opérations de forage. Et les 32 familles ont appris par le journal local qu’elles allaient donc devoir partir… Mais un mouvement de soutien est né, relayé par les militants d’Occupy Wall Street de la région et d’associations prônant l’action directe comme Earth First !. En juin, ils ont campé ici pendant douze jours, tenant tête à Aqua America, et ils ont suscité la sympathie de nombreux habitants du coin. Puis ils ont été expulsés, mais en ayant réussi à attirer des médias nationaux et obtenu une compensation plus importante qu’initialement prévue pour les familles.
En ce mois de juillet, ils reviennent militer pour que le symbole perdure. Des automobilistes klaxonnent en signe de soutien. Les réactions des passants en disent long sur la manière dont est perçue cette « ruée vers le gaz ». Certains expriment un soutien timide ou lancent : « Nous sommes avec vous ! ». D’autres disent leur tristesse et ponctue leur échange avec les militants d’un, « mais où doit-on aller vivre alors, sur la lune ? ». Certains sont agressifs et hurlent : « Le gaz est la meilleure chose qu’on ait jamais eue ! ». La majorité ne montrent que désintérêt et résignation. L’Etat de Pennsylvanie vient d’octroyer à Anadarko les droits miniers pour exploiter ce coin de nature particulièrement apprécié des amoureux de la marche. Des tests sont en cours afin de repérer où se trouve le gaz :
« Maintenant, je sais ce qu’on ressent lorsqu’on vit au Nigéria. Le fait d’être simplement une colonie pour des multinationales libres de venir puiser dans vos ressources naturelles, les emmener avec elles, leur faire prendre de la valeur, puis vous les revendre », déclarait récemment Doug Shields, ancien membre et président du Conseil municipal de Pittsburgh, Pennsylvanie. 7 août 2012 par Iris Deroeux
http://blogs.mediapart.fr/blog/iris-deroeux/070812/frack-attack-en-pennsylvanie
Les pays qui surexploitent l'eau souterraine de façon la plus significative sont les Etats-Unis, l'Inde, la Chine, le Pakistan, l'Iran, l'Arabie saoudite et le Mexique, et les populations les
plus nombreuses qui en subissent les conséquences sont en Inde et en Chine, a expliqué à l'AFP l'hydrologiste canadien Tom Gleeson, l'un des auteurs de l'étude. Quelque 1,7 milliard de personnes,
soit le quart de la population mondiale, vit dans ces régions où l'eau souterraine est surexploitée, a-t-il ajouté. Pour tenter de mieux quantifier le phénomène, l'étude propose un nouvel outil
baptisé l'empreinte eau souterraine, c'est-à-dire la surface d'une région dépendant de l'extraction de l'eau souterraine. Les chercheurs la comparent ensuite avec la superficie des réserves d'eau
souterraine alimentant la région. Les chercheurs ont calculé que l'empreinte mondiale (c'est-à-dire l'utilisation d'eau souterraine dans le monde)
est 3,5 fois supérieure à la surface des nappes souterraines. La surexploitation d'eau souterraine ne concerne cependant que 20% des nappes
mondiales, ont-ils estimé. Par exemple, pour le bassin sud-caspien dans le nord de l'Iran, l'empreinte est 98 fois supérieure à la superficie des réserves d'eau souterraine. Celle du bassin du
Gange supérieur, en Inde et au Pakistan, est 54 fois supérieure; celle des Grandes plaines, aux Etats-Unis, neuf fois supérieure, selon l'étude. Les
hommes surexploitent l'eau dans des bassins cruciaux pour l'agriculture, en particulier en Amérique du nord et en Asie, a relevé M. Gleeson. Selon l'ONU, l'extraction des nappes souterraines a
triplé dans les cinquante dernières années et fournit près de la moitié de l'eau bue dans le monde. Les auteurs de l'étude souhaitent contribuer à la diffusion de ce nouvel outil qui compléterait
des mesures existantes comme l'empreinte carbone (calcul des émissions CO2 d'une activité ou d'un territoire) ou l'empreinte écologique (calcul de la surface de terre et d'eau utilisée par un
individu, une activité ou une population). Au palmarès des ressources dont les sociétés industrialisés abusent et qui risquent d'arriver bien vite à épuisement, l'eau est malheureusement bien
placée. Selon le Groupe international d'experts sur le climat (GIEC), à moyen terme, l'accès à l'eau sera un problème pour 3 à 5 milliards de Terriens.
Toutefois, cette
préoccupation n'est ni récente ni à prendre à la légère : en 2012, 783 millions de personnes, soit 11 % de la population mondiale, n’ont pas encore accès à l’eau potable. Un chiffre que les
Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) fixés par l'ONU en 2000 visaient à réduire de moitié. Nous en sommes encore bien loin. Pourtant les ressources sont présentes à la surface du
globe. L'eau est particulièrement abondante sur notre planète. Mais quelle eau ? Et surtout comment y accéder ? A quels coûts ? Entre dessalage, extraction, dépollution, purification,
assainissement, distribution, recyclage, etc., les enjeux de l'Or bleu seront demain une priorité internationale d'envergure. Cela suffira-t-il ? Les dix milliards d'hommes et de femmes qui
peupleront la Terre alors l'espèrent vivement !
http://www.nature.com/news/demand-for-water-outstrips-supply-1.11143
"L'absorption nette globale de carbone [par les océans et les écosystèmes terrestres] a augmenté significativement d'environ 0,05 milliard de tonnes par an et elle a doublé, passant de 2,4 ± 0,8 à 5,0 ± 0.9 milliard de tonnes par an, entre 1960 et 2010". Telle est la principale conclusion d'une étude réalisée par des chercheurs de l'Université du Colorado (Etats-Unis) et publiée le 1er août 2012 par la revue scientifique Nature. Les auteurs de l'étude jugent "très improbable" que les puits de carbone terrestres et océaniques aient diminué à l'échelle planétaire. Cette étude tente de clarifier une des principales incertitudes relatives aux prédictions climatiques : la réponse du cycle du carbone aux changements climatiques. A l'heure actuelle les modèles climatiques anticipent un déclin des absorptions de carbone par les puits naturels constitués par certains écosystèmes terrestres et océaniques. En se basant sur un modèle global tenant compte, pour le demi siècle passé, de la concentration du CO2 dans l'atmosphère et des inventaires d'émissions de CO2, les chercheurs remettent en cause cette anticipation. Depuis 1959, environ 350 milliards de tonnes de CO2 auraient été émises par les activités humaines et la moitié de ce total aurait été séquestrée naturellement par les sols et les océans. "Identifier les mécanismes et les zone géographiques responsables de cette hausse des absorptions de carbone constitue un enjeu essentiel pour affecter le budget carbone mondial et prédire les interactions future entre le carbone et le climat ", avertissent les auteurs.
Philippe Collet © Tous droits réservés Actu-Environnement Reproduction interdite sauf accord de l'Éditeur ou établissement d'un lien préformaté [16347] / utilisation du flux d'actualité.
Global climate and the atmospheric partial pressure of carbon dioxide ( ) are correlated over recent glacial cycles, with lower during ice ages, but the causes of the changes are unknown. The modern Southern Ocean releases deeply sequestered CO2 to the atmosphere. Growing evidence suggests that the Southern Ocean CO2 ‘leak’ was stemmed during ice ages, increasing ocean CO2 storage. Such a change would also have made the global ocean more alkaline, driving additional ocean CO2 uptake. This explanation for lower ice-age , if correct, has much to teach us about the controls on current ocean processes.
BEIJING — La Chine, le plus grand producteur mondial de terres rares, a publié un livre blanc sur cette industrie pour expliquer ses politiques de protection, d’utilisation rationnelle et de commerce équitable de ces ressources de grande valeur. Ce livre blanc, intitulé « Situation et politiques de l’industrie chinoise des terres rares », a été publié par le Bureau de l’information du Conseil des affaires d’Etat (gouvernement central chinois). La Chine continuera de respecter les règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), de renforcer la gestion scientifique de cette industrie et de fournir des produits de terres rares au marché mondial, indique le livre blanc. « Certains pays ont été particulièrement agités par la situation de l’industrie chinoise des terres rares et les politiques concernées, se livrant à de nombreuses conjectures et inventant des histoires, » note le livre blanc. La publication du livre blanc vise à offrir à la communauté internationale une meilleure compréhension de l’industrie chinoise des terres rares et des politiques du pays dans ce secteur, explique le document.
Analyse : Les terres rares sont au centre des relations stratégiques, politiques et économiques des relations sino-occidentales. Ce livre blanc est avant tout un effort pédagogique d’explication vis à vis de la communauté internationale afin d’adoucir la « fureur » de certains partenaires économiques de la Chine. Les terres rares sont un sujet à suivre avec beaucoup d’attention car susceptible de déboucher dans des délais très brefs à une guerre économique ouverte, et pourrait servir d’alibi pour des mesures de protectionnisme
http://www.loretlargent.info/chine/chine-le-livre-blanc-des-terres-rares/6388/
Mercredi 01 août 2012, par Audrey Garric
L’Europe convoite les terres rares et les diamants du Groenland
Jusqu'où les Etats vont-ils pousser leur quête effrénée de ressources naturelles ? Dernière étape en date, relatée par le Guardian : l'Europe cherche à ouvrir une nouvelle frontière, en explorant les glaces encore vierges du Groenland, à la recherche de minerais – or, fer, uranium, zinc, terres rares et autres diamants. Dans un monde où le prix de l'énergie flambe, poussant les pays à rechercher toujours plus loin et plus profond de nouvelles sources d'approvisionnement en hydrocarbures et minerais, les immenses ressources du sous-sol du Groenland, largement inexploitées, attirent les convoitises. Et ce, d'autant plus fortement que l'accélération de la fonte de la calotte glaciaire de la plus grande île du monde – 97 % de la surface de l’Inlandsis avait dégelé à la mi-juillet, selon les dernières données satellites – ouvre la possibilité d'accéder à ces richesses dans les décennies à venir.
Le forage
d'hydrocarbures autour des côtes de l'île, longtemps impossible, en est ainsi aujourd'hui à l'étape exploratoire, mené par la plupart des grandes compagnies pétrolières, telles que Exxon Mobil,
Cairn Energy, Dong Energy ou encore EnCana. L'exploitation minière, auparavant inenvisageable du fait d'une couverture de glace atteignant 150 mètres d'épaisseur, est par ailleurs étudiée. Si
une seule mine d'or est actuellement exploitée, cinq autres sont sur le point d'être ouvertes, et 120 sites sont en cours d'exploration, comme le montre cette carte réalisée par le
Guardian :
La province autonome du Danemark possède enfin certains des plus importants gisements du monde en terres rares, métaux stratégiques indispensables à la production de la plupart des produits de haute technologie, dont la Chine dispose d'un quasi-monopole. L'Union européenne, du fait de ses liens privilégiés avec le Groenland, via le Danemark, s'est positionnée très vite sur ce marché. "Le Groenland est extrêmement important en termes de ressources naturelles. Nous travaillons activement avec le premier ministre de l'île sur ce point", explique Antonio Tajani, vice-président de la Commission européenne, cité par le Guardian. Mais l'Europe n'est pas la seule en lice. La Chine, notamment, a d'ores et déjà manifesté son intérêt. Selon le Guardian, le projet d'extraction de minerais le plus avancé est mené par la London mining, une entreprise minière britannique soutenue par des compagnies chinoises. En juin, le président chinois Hu Jintao a par ailleurs mené une visite au Danemark, analysée par les experts comme le signe de visées de Pékin sur les minerais du Groenland. Et d'autres pays, comme les Etats-Unis, le Canada ou la Russie, sont aussi intéressés. Depuis le référendum de 2009, qui a vu la population se prononcer massivement en faveur d’une plus grande autonomie, l’attribution des licences d'exploration et d'exploitation des ressources naturelles est aux mains des Groenlandais. L'île, qui ne compte que 57 000 habitants, y voit une opportunité pour mettre un terme à sa dépendance économique vis-à-vis du Danemark – qui lui verse chaque année près de 700 millions de dollars. "Le gouvernement aimerait disposer d'une autre source de revenu car actuellement il y a juste la pêche, et un peu de tourisme", indique Henrik Stendal, du département d'extraction minière du gouvernement, interrogé par le Guardian. Cette ruée vers les ressources groenlandaises inquiète les ONG. "Les conséquences pour l'environnement pourraient être très importantes : les températures glaciales et les conditions climatiques extrêmes constituent de sérieux obstacles aux interventions de dépollution", prévient Jon Burgwald, expert de l'Arctique pour Greenpeace, qui a lancé fin juin une campagne pour la protection de l'Arctique et contre le début des forages de Shell dans cette zone.
Mikkel Myrup, président du groupe de défense de l'environnement du Groenland Akavaq, estime quant à lui que le traitement des déchets des mines serait une préoccupation majeure, ainsi que la manipulation des produits chimiques toxiques utilisés par l'exploitation minière : "L'exploitation minière ne présente pas les mêmes risques que le forage pétrolier, mais elle peut néanmoins s'avérer dangereuse pour l'environnement. C'est un vrai souci, d'autant que nous ne pensons pas que le gouvernement groenlandais sera en mesure de réglementer cette activité de manière suffisante face au poids et à l'influence des multinationales." Audrey Garric
Photo : Michael Kappeler/AFP/Getty Images
Cela fait suite à des rumeurs de presse, il y a plusieurs mois, affirmant que le groupe énergétique américain s’était entendu avec un concurrent pour racheter à bon compte des concessions de pétrole et de gaz. "Chesapeake a reçu ordre de la division antitrust du département de la Justice, dans le bureau de Midwest Field, lui demandant de fournir un certain nombre de documents dans le cadre d'une enquête sur de possibles infractions aux lois sur la concurrence en relation avec des achats et des concessions de droits de forage de pétrole et gaz", indique le groupe jeudi 9 août. "L'entreprise a aussi reçu des demandes de documents de la part d'agences gouvernementales en relation avec d'autres enquêtes liées aux achats et concessions de droits de pétrole et gaz", ajoute-t-elle.
Des informations que l’américain compte bien fournir aux autorités. Il indique par ailleurs que son conseil d’administration mène une enquête interne sur le sujet. Quelques mois auparavant, le groupe était accusé dans la presse de s’être entendu avec l’un de ses concurrents concernant le rachat de concessions de pétrole et de gaz. Chesapeake doit faire face à l’effondrement des prix du gaz naturel aux Etats-Unis. Il est donc en proie à quelques difficultés financières. Il a annoncé un bénéfice opérationnel pour les six premiers mois de l'année de 30,5 millions de dollars, en baisse de 6,4%. Par Astrid Gouzik - Publié le 10 août 2012, à 10h49
http://www.usinenouvelle.com/article/chesapeake-vise-par-une-enquete-sur-des-achats-de-concessions-aux-etats-unis.N180077?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+a-la-une+%28Usine+nouvelle+-+A+la+une%29#xtor=RSS-215
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