Quantcast
Mardi 5 juin 2012 2 05 /06 /Juin /2012 18:22

Nicole Bricq : "L'écologie n'est pas un luxe pour bobos"

LE MONDE | 04.06.2012 à 14h08 • Mis à jour le 04.06.2012 à 14h08 - Propos recueillis par Rémi Barroux, Pierre Le Hir et Anne-Sophie Mercier 

nicole-bricq_3.jpgNicole Bricq, ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie, réunit, lundi 4 juin, les acteurs du Grenelle de l'environnement. Elle présente au Monde ses priorités, sa méthode et son agenda.

L'écologie est en perte de vitesse, reléguée derrière la crise économique. N'est-ce pas un handicap pour votre action ?

Après l'indéniable impulsion donnée aux questions écologiques par le Grenelle de l'environnement, la force propulsive s'est épuisée. Nicolas Sarkozy a eu un mot fâcheux quand il a dit que "l'environnement, ça commence à bien faire", comme pour siffler la fin de la récréation. C'est précisément parce que le modèle de développement - celui du capitalisme - est en crise profonde qu'il faut passer à une nouvelle étape, celle de la transition écologique. C'est le mandat que j'ai reçu du président de la République. La crise peut être une occasion de changer et je crois la société plus avancée qu'on ne le pense sur ces questions. Je veux porter la "social-écologie".

Ce qui veut dire ?

Qu'il est hors de question que la transition écologique se fasse sur le dos des pauvres et des modestes. L'écologie n'est pas un luxe pour "bobos". Pour chaque mesure, il faut vérifier l'acceptabilité sociale. Et faire en sorte que tous en profitent. Sur la question de l'efficacité énergétique de l'habitat, par exemple, nous allons travailler avec Cécile Duflot pour imaginer des dispositifs nouveaux pour les copropriétés dégradées. Sinon, elles ne seront jamais mises aux normes.

Vous réunissez, lundi 4 juin, les acteurs du Grenelle de l'environnement. Quelles suites allez-vous lui donner ?

Je suis une sociale-démocrate tournée vers l'avenir : le social et l'écologie sont l'objectif, la démocratie la méthode. Ma première décision sera d'élargir aux parlementaires la concertation menée à cinq. Avec cette nouvelle configuration, je souhaite que la Conférence environnementale promise par le président de la République ait lieu dès le mois de juillet.

Elle sera placée à égalité d'importance avec la conférence sociale. Son rôle sera de définir la méthode et l'agenda des négociations à venir, pour franchir une étape vers un nouveau modèle de développement. Il s'agira d'identifier et de mettre en œuvre les leviers financiers, fiscaux, technologiques, démocratiques pour engager la transition écologique et développer l'économie verte, avec des points d'accroche irréversibles.

Quelles seront les priorités de la première conférence? 

La question énergétique est majeure. Avec le rattachement de l'énergie au ministère de l'écologie, le message politique est clair. Le débat sur la transition énergétique doit être lancé dès l'automne, de manière à pouvoir le conclure au premier semestre 2013, puis, dans la foulée, voter une loi de programmation sur l'énergie.

François Hollande veut faire de la centrale nucléaire de Fessenheim un site pilote pour le démantèlement, en préservant ses emplois. Comment allez-vous faire ?

Ma feuille de route est de rééquilibrer le "mix énergétique" de la France. Le chef de l'Etat a pris des engagements - dont l'arrêt de Fessenheim en 2017 - qui ont été entendus par les salariés et les industriels, notamment sur la question des emplois. Je connais les difficultés et je ne m'en occuperai pas seule: la reconversion du site concernera plusieurs autres collègues du gouvernement. La loi de programmation sur l'énergie devra intégrer l'ensemble de ces enjeux. Le choix qui sera fait pour la filière nucléaire ne concerne pas seulement Areva et EDF, mais aussi l'ensemble des sous-traitants.

Allez-vous soutenir la filière solaire photovoltaïque, aujourd'hui sinistrée ?

Le gouvernement précédent a fait une erreur, en encourageant le solaire grâce à des niches fiscales, sans se préoccuper de l'existence d'une filière industrielle en amont. Résultat, on s'est retrouvé avec des milliers de composants chinois financés avec l'argent des contribuables. Une activité émergente a besoin d'aide, mais il faut surtout la structurer en amont. Le grand emprunt et les investissements d'avenir peuvent y contribuer.

Sur le gaz de schiste, la France a interdit la fracturation hydraulique, mais la porte reste ouverte à des "forages scientifiques". Allez-vous interdire l'exploitation de ces hydrocarbures ?  

Les populations et les élus n'acceptent plus que l'on prenne, en toute opacité, des décisions qui peuvent être nuisibles à l'environnement. Ma première action sera de rendre publique, sur le site du ministère, l'intégralité des permis octroyés, en cours d'instruction ou demandés. Le mot-clé, c'est la transparence. Cette décision, qui aurait dû être prise depuis longtemps, permettra enfin à chacun d'y voir clair.  Le problème est que le code minier est obsolète. Il doit être remis à plat en intégrant les questions environnementales. Faire une loi sur la seule fracturation hydraulique n'était pas la bonne méthode. Dans les arbitrages que je ferai avec mon collègue Arnaud Montebourg, je prendrai en compte les exigences environnementales mais aussi démocratiques et économiques.

Sur les OGM, la France est en conflit avec les instances européennes...

Le gouvernement français réaffirme son opposition aux OGM. J'ai obtenu il y a quelques jours la garantie que mon homologue britannique s'opposerait, tout comme l'Allemagne, à la proposition de directive du Danemark qui permettrait aux sociétés fabriquant des OGM de demander des autorisations de mise sur le marché pays par pays.

Les grandes réunions internationales, comme le sommet Rio+20 qui se tient au Brésil du 20 au 22 juin, sont-elles encore utiles ?

Oui. Il existe des tensions entre les questions environnementales et sociales, notamment dans les pays du Sud, mais les choses bougent du côté de l'Afrique, de la Chine, du Brésil... La France, porteuse d'un message social, rencontre un écho favorable, notamment de la part des pays africains. C'est l'occasion d'avancer vers la création d'une organisation mondiale de l'environnement, dont la planète manque cruellement.

N'est-il pas étonnant d'avoir nommé au ministère de l'écologie une socialiste, et non une personnalité issue des milieux écologistes ?

Les réactions de la mouvance écologiste ont été très favorables, pour une raison bien simple: je connais les dossiers, j'ai une vraie légitimité et une forte conviction. J'ai, par exemple, beaucoup contribué en 2008, alors que le premier secrétaire du PS était François Hollande, à intégrer l'écologie au sein de la déclaration de principe du Parti socialiste.

Iriez-vous jusqu'à dire que le PS s'est converti à l'écologie ?

N'en suis-je pas la preuve ? Il y a, j'en conviens, de petites différences culturelles entre certains de mes collègues et moi. Je ne nie jamais les obstacles, car il faut les connaître pour les surmonter, mais je pense avoir des appuis de poids au sein du gouvernement, parmi les associations et dans la société. Ce sera décisif.

Propos recueillis par Rémi Barroux, Pierre Le Hir et Anne-Sophie Mercier 

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/06/04/nicole-bricq-l-ecologie-n-est-pas-un-luxe-pour-bobos_1712198_3244.html#xtor=AL-32280258 

Nicole Bricq mise sur la social écologie

Par Barbara Leblanc - Publié le 04 juin 2012, à 15h 00 - © Fo@d - Flickr - C.C.

La ministre de l’Ecologie et de l’Energie refuse que la transition écologique se fasse sur le dos des pauvres.  Dans un entretien accordé au journal Le Monde ce 4 juin, Nicole Bricq estime que "l’écologie n’est pas un luxe pour bobos. Pour chaque mesure, il faut vérifier l'acceptabilité sociale. Et faire en sorte que tous en profitent". Elle assure que le gouvernement voulait faire la promotion de la "social-écologie". La ministre de l'Ecologie souhaite que la "Conférence environnementale", promise par François Hollande pendant la campagne présidentielle, "ait lieu dès le mois de juillet". L’objectif d’une telle mission est avant tout de définir la méthode et l’agenda des négociations à venir pour franchir une étape vers un nouveau modèle de développement. "Il s'agira d'identifier et de mettre en œuvre les leviers financiers, fiscaux, technologiques, démocratiques pour engager la transition écologique et développer l'économie verte", note la ministre. Elle reconnaît qu’ "il y a, j'en conviens, de petites différences culturelles entre certains de mes collègues et moi. Mais je pense avoir des appuis de poids au sein du gouvernement, parmi les associations et dans la société. Ce sera décisif".

Nucléaire et gaz de schiste

Elle explique par ailleurs quee pour la fermeture du site de Fessenheim, elle ne sera pas seule en charge du dossier mais avec plusieurs autres collègues du gouvernement. "La loi de programmation sur l'énergie devra intégrer l'ensemble de ces enjeux. Le choix qui sera fait pour la filière nucléaire ne concerne pas seulement Arevaet EDFmais aussi l'ensemble des sous-traitants", assure-t-elle.

Enfin la ministre revient aussi sur les gaz de schiste, domaine dans lequel elle veut prôner la transparence. Elle annonce donc que sa première action sera de rendre publique l'intégralité des permis octroyés en cours d'instruction ou demandés. "Le mot-clé, c'est la transparence. Cette décision, qui aurait dû être prise depuis longtemps, permettra enfin à chacun d'y voir clair", précise la ministre. 

http://www.usinenouvelle.com/article/nicole-bricq-mise-sur-la-social-ecologie.N175846?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+a-la-une+%28Usine+nouvelle+-+A+la+une%29#xtor=RSS-215  

Sont nommés au cabinet de la ministre : 

Conseillère, chef de cabinet : Mme Laurence Girard.

Conseillère sociale et juridique : Mme Paquita Morellet-Steiner.

Conseiller transports, économie maritime : M. Emmanuel Kesler.

Conseiller diplomatique : M. Paul-Bertrand Barets.

Conseiller spécial : M. Vincent Monadé.

Conseiller technique production et mix énergétique, marchés, tarifs : M. Pascal Lignères.

Conseiller technique énergies renouvelables et réseaux, efficacité énergétique, climat, code minier : M. Christophe Schramm.

Conseiller technique budget et fiscalité : M. Guillaume Leforestier.

Conseillère technique eau, santé-environnement, risques et milieux naturels, chasse : Mme Marie Renne.

Conseillère technique risques technologiques, urbanisme, économie verte, déchets : Mme Diane Szynkier.

Conseillère technique relations avec les associations environnementales, biodiversité : Mme Maud Lelièvre.

Conseiller technique chargé des relations avec les élus : M. Yohann Petiot.

Conseiller technique affaires réservées : M. Nicolas Delaunay.

Conseillère technique communication, presse : Mme Perrine Dugle

http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=?cidTexte=JORFTEXT000025971895&dateTexte=&oldAction=rechJO&categorieLien=id

NICOLE-BRICQ_2.jpgLa Conférence environnementale promise par François Hollande, et qui aura comme priorité la transition énergétique, devrait avoir lieu en  juillet.

PARIS - La conférence environnementale, promise par François Hollande pendant la campagne présidentielle, aura lieu en juillet, a indiqué lundi le ministère de l'Ecologie à l'issue d'une rencontre avec les acteurs du Grenelle de l'environnement. Il faut bien l'admettre, la force propulsive du Grenelle s'est épuisée. Il s'agit désormais de relancer une dynamique et de franchir, ensemble, une étape vers un nouveau modèle de développement, a estimé la ministre de l'Ecologie Nicole Bricq dans un communiqué.  Mon ambition, et c'est le souhait du président de la République, est de placer le dialogue environnemental au même niveau que le dialogue social, a-t-elle souligné. La ministre a confirmé la tenue en juillet d'une conférence environnementale après avoir réuni lundi les membres du comité national du développement durable et du Grenelle de l'environnement. Cette conférence avait été promise en janvier par François Hollande au congrès de France Nature Environnement (FNE).  Ce rendez-vous de haut niveau, qui réunira les acteurs du Grenelle (Etat, collectivités, entreprises, syndicats, ONG) et inclura les parlementaires, doit permettre d'identifier pour les prochains mois les axes de travail prioritaires et les modes de concertation associés, a indiqué le ministère. Les questions liées à l'énergie, à la biodiversité sous tous ses aspects - de sa nécessaire protection à ses apports économiques - et l'émergence de nouveaux modèles de financement, seront notamment au coeur des discussions, a-t-on précisé de même source. Dans un entretien au Monde daté de mardi, Mme Bricq a affirmé vouloir promouvoir la social-écologie, estimant qu'il était hors de question que la transition écologique se fasse sur le dos des pauvres et des modestes.Je veux porter la social-écologie, affirme-t-elle. L'écologie n'est pas un luxe pour +bobos+. Pour chaque mesure, il faut vérifier l'acceptabilité sociale. Et faire en sorte que tous en profitent, ajoute-t-elle. Sur la conversion du PS aux thématiques écologiques, il y a, j'en conviens, de petites différences culturelles entre certains de mes collègues et moi, note la ministre dans cet entretien. Mais je pense avoir des appuis de poids au sein du gouvernement, parmi les associations et dans la société.

http://www.usinenouvelle.com/article/la-conference-environnementale-prevue-pour-juillet.N175880?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+a-la-une+%28Usine+nouvelle+-+A+la+une%29#xtor=RSS-215


La ministre de l'Ecologie Nicole Bricq défend une écologie sociale

PARIS - La ministre de l'Ecologie et de l'Energie Nicole Bricq a affirmé vouloir promouvoir la social-écologie, estimant qu'il était hors de question que la transition écologique se fasse sur le dos des pauvres et des modestes. Pour la ministre, il est hors de question que la transition écologique se fasse sur le dos des pauvres et des modestes. L'écologie n'est pas un luxe pour +bobos+. Pour chaque mesure, il faut vérifier l'acceptabilité sociale. Et faire en sorte que tous en profitent, ajoute-t-elle. Sur la question de l'efficacité énergétique de l'habitat, par exemple, nous allons travailler avec La ministre de l'Ecologie souhaite que la Conférence environnementale, promise par François Hollande pendant la campagne présidentielle, ait lieu dès le mois de juillet.

Nicole BRICQ recevait – ce 4 juin 2012 – les différents acteurs du Grenelle de l’environnement: http://www.developpement-durable.gouv.fr/Conference-environnementale-Nicole.html


DERNIERES INFOS

Un nouveau Lacq autour de Tarbes ? 

TARBES_LA-DEPECHE.jpg Le chantier de prospection du gaz naturel avec son immense foreuse s'élève sur les hauteurs de Saint-Martin, près de la décharge du Bécut./Photo Laurent Dard.

Une société canadienne mène des opérations de recherche de gaz naturel à Saint-Martin, près de la décharge du Bécut. Le projet pourrait générer des emplois locaux et des dizaines de millions d'euros de chiffre d'affaire.  Depuis la route de Bagnères-de-Bigorre, les automobilistes peuvent apercevoir la foreuse s'élever comme une énorme antenne sur les hauteurs de la commune de Saint-Martin juste à côté de la décharge du Bécut. Depuis le 23 mars dernier et jusqu'au 20 mai, la société canadienne Exceed Energy procède à des essais de forage à plus de 3.000 mètres de profondeur pour essayer de trouver du gaz naturel. Comme nous l'avions annoncé dans notre édition du 19 novembre 2011 (*), la société canadienne avait l'intention de rouvrir deux puits dans les Hautes-Pyrénées qui avaient été creusés dans les années « 60 » par la Société nationale des pétroles d'Aquitaine (SNPA), plus tard englobée au sein d'Elf. Si la réouverture du puits d'Azereix a été reportée, celui de Saint-Martin est en cours de forage. « Nous n'avons pas encore pu tester la présence de gaz, mais en examinant les anciennes données, nous voyons des accumulations potentielles dans la géologie existante », soulignent les responsables de la société canadienne. Ces volumes pourraient représenter « l'équivalent d'un dixième à un quart » du « champ » de Meillon qui représente le deuxième gisement du Sud Aquitaine après Lacq. « Si les recherches s'avéraient concluantes et si nous parvenions à faire progresser notre production de gaz naturel, nous pourrions espérer créer des emplois locaux. Le chiffre d'affaires dans un projet entièrement développé comme celui-ci pourrait générer des dizaines de millions d'euros par an. L'activité déjà en cours de forage coûte à notre société plusieurs millions d'euros qui profitent déjà aux entrepreneurs et fournisseurs locaux. En outre, suivant la quantité de gaz commercialisable produite, nous poursuivrons notre collaboration avec les acteurs locaux pour organiser de nouveaux forages permettant d'exploiter le gaz présent sur notre permis. Cette production se fera à long terme, sur une durée de plusieurs années ». Le gaz ainsi exploité pourrait même servir à alimenter la région et constituerait, selon Exceed Energy, « une alternative compétitive à la source actuelle de fourniture de gaz ».

Via Mimi FOX / http://www.ladepeche.fr/article/2012/05/05/1346341-un-nouveau-lacq-autour-de-tarbes.html

(*)http://www.ladepeche.fr/article/2011/11/18/1218173-du-gaz-naturel-a-azereix-saint-martin-et-benac.html

Il s'agit du Permis de Ger octroyé en 2008 à Exceed Energy jusqu'au 3.4.2013.

PERMIS DE GER PERMIS DE GER


Des pistes pour réduire sa consommation de ressources naturelles !

Au sommaire de...  |  Aujourd'hui à 12h20  |  Actu-Environnement.com

Réduire la taille du texteAugmenter la taille du texteImprimer cette pageEnvoyer par e-mail

Les Amis de la Terre lance un site d'information pour limiter l'empreinte écologique de chacun en réduisant la consommation de ressources naturelles. A cette occasion, l'ONG rappelle que « derrière chaque produit importé qui est consommé, nous consommons aussi l'eau incorporée dans ce produit ou la surface de terres que sa production a nécessité ». Le site REDuSE - www.reduse.org/fr - met en avant ces consommations cachées en se basant sur des indicateurs développés par un centre de recherche autrichien, le Sustainable Europe Research Institute. Accaparement des terres, consommation en eau, utilisation d'aluminium, de coton et de lithium sont les principaux points étudiés. Articles, vidéos, diaporamas permettent au consommateur de prendre conscience de l'impact de sa consommation et de changer.

Déborah Paquet © Tous droits réservés Actu-Environnement Reproduction interdite sauf accord de l'Éditeur ou établissement d'un lien préformaté [15837] / utilisation du flux d'actualité

Rejets dans les eaux souterraines : nouvelle exception à l'interdiction

Eau  |  Aujourd'hui à 11h24  |  Actu-Environnement.com

Un projet d'arrêté portant sur une exception à l'interdiction de rejet direct de polluants dans les eaux souterraines est soumis à la consultation du public jusqu'au 21 juin 2012 sur le site du ministère de l'Ecologie. Cette exception porte sur l'injection de flux de CO2 aux fins de stockage. L'arrêté viendra transposer une disposition de la directive 2009/31 relative au stockage géologique de CO2 venue modifier la directive cadre sur l'eau.

Le nouveau texte modifiera l'article 9 de l'arrêté du 17 juillet 2009 relatif aux mesures de prévention ou de limitation des introductions de polluants dans les eaux souterraines.

Laurent Radisson © Tous droits réservés Actu-Environnement Reproduction interdite sauf accord de l'Éditeur ou établissement d'un lien préformaté [15821] / utilisation du flux d'actualité.


Directive 2009/31/CE du Parlement européen et du Conseil du 23 avril 2009 relative au stockage géologique du dioxyde de carbone et modifiant la directive 85/337/CEE du Conseil, les directives 2000/60/CE, 2001/80/CE, 2004/35/CE, 2006/12/CE et 2008/1/CE et le règlement (CE) no 1013/2006 du Parlement européen et du Conseil.  Directive constituante du paquet énergie-climat adopté en avril 2009 par les institutions européennes. Cette directive établit un cadre réglementaire pour le captage et le stockage du carbone (CCS). Les États membres sont tenus de la transposer dans leur législation nationale dans un délai de deux ans soit juin 2011. Texte du 23/04/2009, paru au Journal Officiel des Communautés européennes le 05/06/2009.

Arrêté du 17 juillet 2009 relatif aux mesures de prévention ou de limitation des introductions de polluants dans les eaux souterraines. Texte du 17/07/2009, paru au Journal Officiel le 21/08/2009.

La directive 2009/31/CE du Parlement européen et du Conseil du 23 avril 2009 relative au stockage géologique du dioxyde de carbone a modifié la directive 2000/60/CE du Parlement européen et du Conseil en ajoutant l'injection de flux de dioxyde de carbone aux fins de stockage à la liste des exceptions à l'interdiction du rejet direct de polluants dans les eaux souterraines (point 3.j de l'article 11 de la directive 2000/60/CE). La transposition des la DCE doit donc être complétée en ajoutant cette exception à l'article 9 de l'arrêté du 17 juillet 2009 relatif aux mesures de prévention ou de limitation des introductions de polluants dans les eaux souterraines.

http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/projet-d-arrete-portant-modification-de-l-arrete-du-17-juillet-2009-relatif-aux-mesures-de-prevention-ou-de-limitation-des-introductions-de-polluants-dans-les-eaux-souterraines/survey/62462 


Brèves

Un important gisement de gaz découvert au large des côtes israéliennes

JERUSALEM - L'entreprise israélienne d'exploration de ressources énergétiques sous-marines Israel Opportunity Resources a annoncé la découverte probable d'un nouveau gisement de gaz très important au large des côtes israéliennes. Au terme d'un forage exploratoire, l'entreprise estime à 190 milliards de mètres cubes de gaz la capacité de son champ de Pelagic, situé au large des côtes israéliennes face du port de Haïfa, selon un communiqué publié dimanche, en faisant la troisième découverte sous-marine de gaz à ce jour au large des côtes israéliennes, a déclaré le président d'Israel Opportunity dans le communiqué. Avec la probabilité que ces estimations se concrétisent est très importante, a déclaré Amit Mor, directeur du cabinet israélien de conseil Eco Energy, spécialisé dans les ressources énergétiques.


La révolte contre les projets miniers prend de l'ampleur au Pérou

 Agua, si ! Oro, No ! ("L'eau, oui ! L'or, non !"). Le slogan a de nouveau résonné dans la région de Cajamarca, au nord du Pérou, où, jeudi 31 mai, plusieurs milliers de personnes se sont réunies dans les villes de Bambamarca, Celendin et Cajamarca, pour réaffirmer leur opposition au projet de mine d'or et de cuivre Conga, qui met, selon eux, en danger les ressources hydriques de la région.

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/06/01/revolte-contre-les-projets-miniers-au-perou_1711191_3244.html

Exxon Mobil Says Huge Oil Potential In Western Siberia / Réponse du JLDE “c’est bien pour ça que ça que du méthane s'échappe de partout dans les zones arctiques. » 

drapeau quebecois

Gaz de schiste, le bras de fer se poursuit à Saint-Martin  

http://www.editionbeauce.com/nouvelles/actualites/18803/le-bras-de-fer-se-poursuit-a-saint-martin.php

Débat scientifique sur le gaz de schiste : une grande première au Québec

http://cflx.qc.ca/radio/debat-scientifique-sur-le-gaz-de-schiste-une-grande-premiere-au-quebec/

Petrole : Le projet pétrolier d’ExxonMobil au Canada approuvé

http://www.zonebourse.com/LONDON-BRENT-OIL-4948/actualite/Petrole-Le-projet-petrolier-d-ExxonMobil-au-Canada-approuve-14355032/

Cameroun : l’Etat veut mettre fin aux subventions du carburant

(Agence Ecofin) - Le gouvernement camerounais, conseillé par la Banque mondiale et le FMI, envisage de mettre en place une politique de subvention du carburant plus ciblée. Ce qui entraînerait une hausse des prix à la pompe, d’après les associations de défense des consommateurs.

Selon le secrétaire général du ministère des Finances, Jean Tchoffo, les coûts des subventions au carburant sont énormes et risquent à l’avenir de plomber l’économie du pays. «L’année dernière, le budget de l’Etat a supporté à hauteur de 321 milliards de FCFA les subventions au carburant. Cette année 2012, compte tenu de la flambée des prix du pétrole sur le marché international, on pourrait dépenser 400 milliards de FCFA», affirme-t-il.

http://www.agenceecofin.com/gestion-publique/0506-5160-cameroun-l-etat-veut-mettre-fin-aux-subventions-du-carburant


Bientôt R+20 : Ira, ira pas ??? Rio est beaucoup trop cher pour les collectivité.

rio-de-janeiro.jpg

Jean Pierre Gonguet

Le sommet de la terre de Rio, du 13 au 20 juin, devrait être celui des collectivités locales : plus que les Etats ce sont elles qui mettent en œuvre les politiques de développement durable et les Agendas 21. Mais celles-ci, effrayées par le coût exorbitant des voyages et des hôtels de Rio, déçues par l'absence des chefs d'Etat et, surtout, énervées, malgré leurs multiples demandes depuis le sommet de Johannesburg il y a 10 ans de rester d'éternels figurantes non accréditées aux sommets des Etats, elles se désistent en nombre et se font rembourser leurs billets. Seules les collectivités qui ont vraiment investi le dossier du développement durable (Nord Pas de Calais ou Pays de Loire) ont encore un intérêt à fréquenter le grand show écolo de l'ONU. Les autres, de l'Ile de France à Rhône Alpes, n'ont plus envie d'afficher les dépenses somptuaires entrainées par ce sommet  Le Bureau exécutif de la «United Cities and Local Governments» vient d'être annulé. L'information n'aurait guère d'intérêt si ce Bureau exécutif ne regroupait 600 élus des Grandes Villes de 136 pays et qu'il devait avoir lieu à Rio le 17 juin en plein milieu du Sommet de la Terre de l'ONU, devant les caméras du monde entier. Souci : les hôtels à Rio sont tellement chers, les avions tellement pleins à craquer que la plupart des élus n'ont pas pu se payer le voyage. Jean Paul Bachy, président de la région Champagne Ardennes, avait son billet en poche, mais il n'a pu trouver que des chambres d'hôtel à 500 euros la nuit. « C'est une énorme boulette de la ville de Rio, explique Maryse Dusselier qui devait elle aussi partir à Rio avant que l'Association des Régions n'annule aussi son billet. Le dispositif de Rio+20 nous obligeait à passer par la ville de Rio pour réserver et là, les prix ont explosé. C'est totalement inadmissible!». Rio attend 40 000 personnes pour le sommet et visiblement a décidé de rentabiliser le sommet.

9.000 euros la semaine pour faire de la figuration 

Cela n'a aucun sens pour les collectivités qui doivent payer 9000 euros la semaine pour aller faire de la figuration (c'est le prix demandé par le Comité 21 chargé de la logistique). A l'association des Grandes Villes de France seuls Michel Destot le maire de Grenoble et l'ancien maire d'Angers y vont. Alain Juppé qui a pourtant lancé le club France Rio+20 en tant que ministre des Affaires Etrangères n'y va pas, alors qu'il y était attendu en tant que maire de Bordeaux. Anne Hidalgo pour la mairie de Paris? Pas sur, personne n'a encore rien décidé ! Jean Jacques Queyranne, président de Rhône Alpes et chargé du développement durable ? C'est non. Bernard Soulage, son vice président ? Il vient de se faire rembourser son billet. Trop cher. L'Association des communes et régions d'Europe? Ils ont rencontré Jean Marc Ayrault et Nicole Bricq sur le dossier, mais ils n'ont pas les moyens d'aller à Rio. Seul le président, le maire de Stuttgart fera le voyage. Les départements français ? idem. Claudy Lebreton, le président de l'ADF, avait demandé à Alain Juppé que les collectivités soient associées à la délégation française et donc accréditées. Fin de non recevoir. «Le sommet de la terre c'est comme Avignon, il y a le in et le off, explique t il. Si on n'est pas accrédité, on est dans le off. Ça sert à rien, juste à s'échanger des cartes de visite. Si on est dans le sommet des Etats, accrédité, là on sert à quelque chose. Et, de toute façon, ce sont les collectivités qui mettent en œuvre le développement durable, pas les Etats. Donc tant que nous ne sommes pas dans la délégation, nous n'y allons pas ». Claudy Lebreton a fait la même demande à Laurent Fabius, mais il n'a toujours pas de réponse. Nicole Bricq, ministre de l'Ecologie, a promis d'essayer. Mais rien n'est joué. Le réel problème ? Les collectivités qui devaient être au cœur de Rio+20 ont peur d'afficher les dépenses somptuaires de ce voyage. Seules celles qui ont investi le dossier du développement durable ont désormais une légitimité à y aller. Mais loin des paillettes de Rio. Le Nord Pas de Calais a ainsi un partenariat avec l'Etat du Minas Gerais. Les deux états miniers vont travailler ensemble sur « l'après mines ». Loin de Copacabana !

http://www.latribune.fr/regions/ile-de-france/20120531trib000701310/les-collectivites-desertent-le-sommet-de-rio.html#.T8yCB4zFLEA.twitter


AGENDA

kuala-lumpur-sponsors.jpg

Les sponsors du Congrès mondial du gaz (World Gas Conference) qui se déroule jusqu'à vendredi à Kuala Lumpur, en Malaisie : http://www.wgc2012.com/#

L'AIE table sur une hausse de la consommation de gaz naturel

kuala lumpur - La consommation mondiale de gaz naturel pourrait augmenter de 17% d'ici 2017, en raison de la hausse des demandes chinoise et américaine, réduisant ainsi la consommation de charbon, énergie très polluante, a estimé mardi l'Agence internationale de l'énergie (AIE). Sur le long terme, nos perspectives sur l'énergie mondiale tablent sur une hausse de la demande de gaz plus forte que n'importe quelle énergie fossile jusqu'en 2035, a déclaré à la presse Maria van der Hoeven, directrice de l'organisation, lors d'une conférence sur le gaz en Malaisie.

LES-JOURNEES-DE-LA-MER.png

 


© http://www.nongazdeschisteinfos.com 

e.mail : nongazdeschisteinfos@gmail.com 

twitter : https://www.twitter.com/daniele_favari

Traduction, analyse et commentaire © tous droits reservés : danièle favari

Par nongazdeschisteinfos
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Retour à l'accueil

Présentation

Créer un Blog

Recherche

http://www.appoc.fr

Calendrier

Mai 2013
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 31    
<< < > >>
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés