Partager l'article ! Actus_ECOcide 100: UPDATE : L'interdiction des gaz de schistes reste la règle, dit Delphine Batho Auditionnée par la Commission du D ...
Le tabou des gaz de schiste partage le gouvernement
Après la volte-face du pétrole au large de la Guyane, celle des gaz de schiste en métropole ? Sans l'afficher officiellement, Arnaud Montebourg a fait une timide avancée sur le terrain de ces gaz non conventionnels très décriés. « C'est un dossier qu'il va regarder dans le cadre de la refonte du Code minier en lien avec Delphine Batho [la ministre de l'Ecologie, NDLR] et au moment des discussions de l'automne sur les énergies alternatives », indique-t-on aux « Echos » dans l'entourage du ministre du Redressement productif. Mais, nuance, pas question d'en déduire que le dossier allait être « rouvert ». Cette précaution oratoire s'explique par le caractère très sensible des gaz de schiste. Le gouvernement a clairement débattu de la question, mais pour mieux faire comprendre à Arnaud Montebourg, donné comme favorable à leur exploitation, que c'est bien Delphine Batho qui assurera le leadership du dossier. Une concertation doit avoir lieu avec les ONG et des avancées pourraient voir le jour à la fin du mois. Accessibles après avoir détruit la roche qui les enferme, les gaz de schiste demeurent très controversés car leur extraction est très polluante. Le gouvernement Fillon a fait voter une loi il y a un an qui a interdit leur exploitation par fracturation hydraulique et abrogé les permis de recherche accordés.
Le texte laisse toutefois la porte ouverte à des « expérimentations réalisées à seules fins de recherche scientifique sous contrôle public ». [La Commission Nationale dont le Gouvernement précédent a jeté les bases ne semble plus d’actualité compte tenu de la refonte prochaine du Code Minier] Leur présence en masse dans le sous-sol français rendrait l'énergie bon marché, un atout non négligeable devant le renchérissement des gaz conventionnels et des hydrocarbures. Mais le débat risque d'être corsé. « C'est un sujet où l'on avance à pas de velours. Le jour où l'on sortira sur les gaz de schiste on aura travaillé en amont avec les ONG », ajoute-t-on, toujours de même source. En Guyane, les écologistes ont dû faire des concessions. Après avoir gelé le permis d'exploration d'hydrocarbures de Shell mi-juin, le gouvernement a fait machine arrière. Les ressources potentielles pourraient réduire de 5 milliards d'euros la facture énergétique de la France. THIBAUT MADELIN ET S.W. Par Les Echos | 16/07 | 07:00 | mis à jour à 15:03 |
http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/energie-environnement/actu/0202173625325-le-tabou-des-gaz-de-schiste-partage-le-gouvernement-344201.php
Après les propos d’Arnaud Montebourg : l’offensive en faveur du
gaz de schiste n’a pas tardé.
Yves-Louis Darricarrère, le patron de la branche exploration et production de Total.
Crédit Photo : FRANCOIS BOUCHON
Le ministre de la réindustrialisation, Arnaud Montebourg, ne ferme plus la porte au gaz de schiste. Le numéro 2 [Yves-Louis Darricarrère] de TOTAL espère rouvrir le débat. Sur fond de plans sociaux en cascade, la question de la production d’hydrocarbures en France - pétrole en Guyane et gaz de schiste dans le Midi - s’invite, encore à mots couverts, dans les débats sur la réindustrialisation et l’énergie.
L’exploitation des gaz de schiste, décriée pour son impact sur l’environnement et dont les réserves du Midi restent à évaluer précisément, pourrait-elle entraîner une révolution industrielle à l’américaine? Dans l’entourage d’Arnaud Montebourg, on explique que le ministre du Redressement productif souhaite «qu’aucune piste ne soit écartée» et que la question du gaz de schiste mérite d’être «regardée». Pendant la campagne des primaires socialistes, Arnaud Montebourg avait qualifié de «fausse bonne idée» le recours aux gaz de schiste. Sa position actuelle fait écho à celle de François Hollande, encore candidat, qui avait déclaré: «Il ne faut jamais rien écarter, surtout si des recherches démontrent qu’on peut obtenir ce gaz sans nuire à la nature.»
«On a diabolisé la technique de fracturation hydraulique, qui comporte des risques mais que l’on sait maîtriser», déplore Yves-Louis Darricarrère, le patron de la branche exploration et production de Total. «Si l’on veut progresser en France sur le sujet, il faut éviter les positions extrêmes et trop rapides», déclare-t-il au Figaro. Une allusion claire à la loi de juillet 2011 «prise dans un contexte électoral et sans véritable débat» interdisant la fracturation hydraulique - seule technique employée à ce jour pour déloger les hydrocarbures piégés dans la roche mère. Pour l’heure, le gouvernement Ayrault n’a pas manifesté son intention de revenir sur cette interdiction votée sous François Fillon. Delphine Batho, la nouvelle ministre de l’Écologie, en charge du dossier comme le rappelle obligeamment l’entourage de Montebourg, évoquait la semaine dernière à l’Assemblée nationale «les dégâts avérés» pour l’environnement de l’extraction du gaz de schiste.
Forage en Guyane
En attendant le débat national sur l’énergie prévu à l’automne, la priorité du gouvernement est de réformer le Code minier, qui date en partie de 1956. Objectif: rendre obligatoire la consultation du public avant l’attribution de permis de recherches. TOTAL se dit favorable à cette modernisation des règles qui concerneront tant les permis en métropole que les forages guyanais. S’agissant de la Guyane, Yves-Louis Darricarrère réfute toute intervention de l’industrie pétrolière derrière le départ, en juin, de Nicole Bricq du ministère de l’Écologie après sa décision de suspendre le permis d’exploration de Shell en eaux profondes.
«Nous avons simplement été très surpris que l’autorisation des travaux ait été suspendue», commente le directeur de TOTAL, compagnie alliée à SHELL et TULLOW pour l’exploration au large de la Guyane. La campagne de forage, finalement autorisée le 20 juin, vise à confirmer les découvertes de Tullow à 6.000 mètres de profondeur. «II faut arriver à convaincre que ce pétrole est une chance pour la France, pose Yves-Louis Darricarrère. Si l’importance des gisements est confirmée, l’impact économique devrait être pour la Guyane très comparable à celui du secteur spatial». Avec à la clé des retombées fiscales, réparties à parts égales entre l’État et les collectivités locales. Une production guyanaise de 100.000 à 200.000 barils par jour, fourchette jugée crédible par Total, allégerait la facture pétrolière de la France de 6 à 12 %. Aujourd’hui, conclut le dirigeant de Total, «on ne peut pas envisager l’exploration et la production d’hydrocarbures si l’on n’est pas accepté par la population et les collectivités locales. Aux industriels de démontrer qu’ils sont des opérateurs responsables ; à la société française ensuite de décider». Un défi de taille dans un pays qui compte des champions d’envergure mondiale comme TOTAL, SCHLUMBERGER ou TECHNIP, mais qui, faute de gros gisements exploitables dans l’Hexagone, n’y a développé ni l’industrie ni la culture du pétrole.
Par Fabrice Nodé-Langlois | Publié le 16/07/2012 à 19:14 | Mise à jour le 17/07/2012 à 10:16
GUYANE, toujours : un recours administratif et hiérarchique contre les arrêtés autorisant les forages
Selon l'AFP, l'association Conso Guyane et quatre citoyens ont déposé un recours au tribunal administratif de Cayenne et un recours hiérarchique auprès de la ministre de l'Ecologie pour "excès de pouvoir" contre les arrêtés autorisant les forages exploratoires de Shell en Guyane. Une procédure judiciaire civile en référé sera également déposée "au cours du mois d'août devant le tribunal de grande instance de Cayenne", a indiqué l'avocat des requérants, Maître Taoumi. "Aujourd'hui, les conditions de sécurité pour l'environnement ne sont pas réunies, l'étude d'impacts sur l'environnement a été bâclée et réalisée par une personne qui n'est pas désintéressée au projet", explique l'avocat, ajoutant : "On n'est pas contre le projet, on veut soit une suspension ferme des forages pour que des mesures de sécurité plus importantes soient obtenues, soit une suspension à délai". Delphine Batho, la ministre de l'Ecologie, dispose de deux mois pour répondre au recours hiérarchique. Celui-ci vise "à mettre la ministre devant ses responsabilités et l'obliger à prendre position sur ces arrêtés", souligne Me Taoumi, indiquant qu'en cas de rejet de la ministre, le tribunal administratif de Paris pourrait être saisi. Pour rappel, c'est la prédecesseure de Delphine Batho, Nicole Bricq, qui avait "géré" ce dossier. Dans un premier temps, celle-ci avait suspendu à la surprise de Shell les forages en annonçant une remise à plat des permis d'exploration pétroliers. Mais une semaine après, les arrêtés autorisant les forages étaient signés. Gestion des risques | 10 juillet 2012 | Actu-Environnement.com
Sophie Fabrégat © Tous droits réservés Actu-Environnement Reproduction interdite sauf accord de l'Éditeur ou établissement d'un lien préformaté [16157] / utilisation du flux d'actualité
Le Collectif “Or bleu contre or noir” souhaite s’y joindre ; je suis en train de l’y aider.
Et en GUYANA (Guyane Britannique), justement, les événements vont leur donner raison : Tullow [qui opère pour le compte de TOTAL] abandonne un puits au large de la Guyane pour des raisons de sécurité !
LONDRES (Dow Jones)--La compagnie pétrolière britannique Tullow Oil (TLW.LN) a annoncé lundi qu'elle avait décidé d'abandonner l'un de ses puits à haute pression au large de la Guyane, pour des raisons de sécurité. La groupe a déclaré dans un communiqué qu'il avait préventivement mis fin à ses opérations sur le puits Jaguar-1, après avoir atteint des limites de pression. La décision de Tullow, qui intervient quelques semaines après une suspension temporaire des forages pétroliers offshore au large de la Guyane française pour des raisons environnementales, souligne une prudence accrue des acteurs du secteur depuis l'explosion de la plateforme Deepwater Horizon dans le golfe du Mexique en 2010. Même s'il n'a pas atteint la profondeur qu'il visait, Tullow a indiqué que les premiers forages avaient montré la présence de brut léger. Tullow a été le fer de lance de la prospection pétrolière au large des côtes nord-est du continent sud-américain, et a fait la première découverte offshore majeure dans les eaux guyanaises en septembre 2011, avec ses partenaires Royal Dutch Shell (RDSB.LN) et Total (FP.FR).
A 16h26, l'action Tullow reculait de 2,9% à 13,91 livres sterling.
-Alexis Flynn, Dow Jones Newswires
(James Herron a contribué à cet article)
(Version française Emilie Palvadeau)
(END) Dow Jones Newswires
July 16, 2012 10:41 ET (14:41 GMT) © 2012 Dow Jones & Company, Inc. Publié le 16/07/2012 | 16h41 | Dow Jones Newswires -IDSS2-
16 Jul 2012
Jaguar-1 exploration well update
Jaguar-1 puits d'exploration à jour
Les opérations de forage à Jaguar-1 ainsi dans le bloc de Georgetown, en
Guyane, ont pris fin et le puits sera bouché et abandonné à une
profondeur de 4,876 mètres, sans atteindre l'objectif principal. La
décision d'arrêter le forage à cet endroit a été convenu à l'unanimité par tous les partenaires sur la base de critères de sécurité et a été prise après avoir
atteint un point dans le puits où les limites de pression pour
la sécurité des opérations de forage ont, en outre, empêché d’atteindre l'objectif principal. Jaguar-1 était sous haute pression, haute température
et a été foré en Février 2012 basé sur la plate-forme Beacon Atwood. Alors que le principal objectif du Crétacé supérieur n'a pas été atteint, des échantillons de pétrole léger a été récupéré avec succès à
partir de deux sables du Crétacé supérieur.
For further information contact:
Tullow Oil plc (+44 20 3249 9000) | Chris Perry, James Arnold, Investor Relations |
George Cazenove, Media Relations, Citigate Dewe Rogerson |(+44 207 638 9571) |
Martin Jackson, Kate Lehane , Murray Consultants (+353 1 498 0300)
Pétrole en Guyane: la campagne de forages de Shell a, elle, débuté
PARIS - Le forage d'un deuxième puits d'exploration pétrolière sur le gisement au large de la Guyane a commencé, ont annoncé mardi la compagnie Shell et une société partenaire de ce projet, objet d'un bras de fer avec l'ex-ministre de l'Ecologie Nicole Bricq. Comme prévu par Shell France le 23 juin, le navire de forage Stena Drillmax ICE a débuté le 6 juillet ses opérations sur le GM-ES-2, le deuxième puits du permis de Guyane Maritime, indique la petite compagnie britannique Northern Petroleum dans un communiqué.
Et pourtant, cela se vérifie : Un accident en mer met en lumière les dangers du forage dans l'Arctique
L'un des navires de forage que Royal Dutch Shell compte utiliser dans le cadre d'un programme controversé de forage dans l'Arctique a dérivé au large des îles Aléoutiennes dans l'Alaska, a annoncé un représentant des gardes de côtes américains.
The 152-meter Noble Discoverer, contracted by Shell to drill exploration wells in the remote Chukchi Sea off northwestern Alaska, drifted in windy conditions on Saturday afternoon to within 91 meters of shore in an Aleutian bay, Coast Guard Petty Officer Sara Francis said yesterday (15 July).
A tug towed the ship back to its mooring site, and the Discoverer was re-anchored, she said, adding that winds were gusting up to 56 kph at the time. The ship's crew did not feel any shuddering or other indications of impact, Francis said. "It was extremely close to shore. But the initial indications were that the vessel wasn't actually aground," Francis said. A remotely-operated vehicle inspected the hull on Sunday and found no damage, Francis said. Shell has sent for divers to inspect the hull "to be sure there's no issue with the integrity" of the ship, Shell spokesman Curtis Smith said. The divers were expected to work over the next few days, he said. Environmentalists and some Alaska Native groups have been adamantly opposed Shell's Arctic drilling plans, citing risks of oil spills and other accidents in the harsh Arctic environment. Lois Epstein, Arctic programme director for the Wilderness Society, said the Discoverer mishap in relatively sheltered Dutch Harbor bodes ill for operations in the Arctic Ocean.
The Discoverer was 1,600 km south of its Chukchi Sea destination. "The conditions in the Arctic are far more harsh, far more extreme," Epstein said. "When you're out in the Arctic, the consequences are enormous when things go wrong." The Discoverer is among a fleet of ships Shell is amassing to travel to Arctic waters in the next weeks. The company plans to drill up to three exploration wells in the Chukchi and up to two in the Beaufort, off Alaska's northern coast. The Discoverer's drifting incident is the latest in a series of recent problems encountered by Shell as it prepares to drill exploration wells in Arctic waters this summer.Plans to start drilling this month have been delayed until August by unexpected thick pack ice, Shell said. Publié 16 juillet 2012
http://www.euractiv.com/fr/energie/un-accident-en-mer-met-en-lumier-news-513934
En février, Greenpeace avait lancé une action « Sauvons l'Arctique » : 77 heures pour stopper Shell
Le Discoverer 152-mètres Noble, contractée par la société Shell pour forer des puits d'exploration dans la mer des Tchouktches
au nord-ouest de l'Alaska, a dérivé à cause de conditions venteuses samedi après-midi [14 juillet] à 91 mètres de la rive dans une baie Aléoutiennes, a déclaré l’officier
marinier Sara Francis des Gardes Côtés. Un remorqueur a remorqué le navire vers son site d'amarrage, et le Discoverer a été ré-ancré, a-t-elle dit, ajoutant que les vents soufflaient en rafales
jusqu'à 56 km/h. L'équipage du navire n’avait pas d’autres indications concernant l'impact. "Il était très près de la rive. Mais, selon les premières indications, le navire
n'était, en fait, pas échoué", a déclaré S. Francis. Un véhicule téléopéré A inspecté la coque, et n’a trouvé aucun dommaget. Shell a envoyé des plongeurs pour inspecter la coque "pour être sûr
qu'il n'y a pas de problème avec l'intégrité" du navire. Les plongeurs seront appelés à travailler encore au cours des prochains jours. Les écologistes et certains groupes
autochtones de l'Alaska ont été catégoriquement opposé aux forages dans l'Arctique par Shell, en citant les risques de déversements d'hydrocarbures et d'autres accidents dans l'environnement
hostile de l'Arctique. Lois Epstein, Directeur du programme de l'Arctique pour la Wilderness Society, a déclaré l'incident du Discoverer Harbor néerlandais relativement de mauvaise augure pour
les opérations dans l'océan Arctique. Le Discoverer était à 1,600 kms au sud de sa destination : la mer des Tchouktches. "Les conditions dans l'Arctique sont beaucoup plus dures, beaucoup
plus extrêmes", a dit Epstein. "Quand vous êtes dans l'Arctique, les conséquences sont énormes quand les choses tournent mal." Le Discoverer est parmi une flotte de navires que Shell envisage
de faire voyager dans les eaux de l'Arctique dans les prochaines semaines. La société prévoit de forer jusqu'à trois puits d'exploration dans la mer de Chukchi et jusqu'à deux la mer de
Beaufort, au large des côtes nord de l'Alaska. L'incident est le dernier d'une série de problèmes récents rencontrés par Shell dans les eaux arctiques. Les projets de forage ont donc été
retardées jusqu'en Août par le fait de la banquise. Publié 16 juillet 2012
http://www.upstreamonline.com/live/article1260422.ece
On l’aura assez répété : « Gaz de schiste, une importante source de gaz à effet de serre »
Selon les experts de la National Oceanic and Atmospheric administration (NOAA : http://www.noaa.gov/) et de l’Université de Boulder (Colorado) (*), les émissions de gaz à effet de serre associées à l’industrie des gaz de schiste pourraient être plus importantes que prévu. En accord avec les résultats de l’étude conjointe récemment publiée dans la revue Journal of Geophysical Research, les émissions de gaz à effet de serre issues de cette filière gazifière seraient deux fois plus importantes que celles rapportées par les représentants de cette industrie et certains organismes gouvernementaux. Cette nouvelle analyse basée sur des mesures empiriques (équipements de mesure mobiles et fixes) suggère que l’exploitation et l’utilisation du gaz naturel issu de sources non conventionnelles (gaz de schiste) pourraient s’avérer aussi polluantes que l’utilisation du charbon en regard des émissions de gaz à effet de serre. Bien que la combustion du gaz naturel demeure beaucoup plus propre que celle du charbon, le bilan d’émission de gaz à effet de serre associé à l’exploitation et à l’utilisation de ce carburant gazeux s’alourdit significativement lorsque l’on considère les pertes vers l’atmosphère engendrées par le processus de fracturation, par les fuites aux têtes de puits et aux équipements de raccordement, par les émissions à la sortie des fournaises industrielles et domestiques, etc. Selon l’étude NOAA-Colorado, ces pertes varieraient entre 2,3 et 7,7 % du volume de gaz produit avec une valeur médiane de 4 %. Ces estimations seraient plus élevées (soit plus du double) que celles précédemment rapportées par l’industrie ou par l’Agence de protection de l’environnement des États-Unis (US EPA). Puisque le méthane (principale constituante du gaz naturel) est un gaz à effet de serre, 25 fois plus puissant que le CO2, ces émanations gazeuses doivent être soigneusement évaluées afin de produire des calculs comparatifs justes et représentatifs. En conclusion, les auteurs de l’étude mentionnent que ces nouveaux résultats constituent un argument supplémentaire pour reléguer les gaz de schiste au rang des combustibles fossiles polluants et, qu’en ce sens, ils ne constituent pas une source d’énergie de transition vers les énergies vertes. [PP] Publié le 08/07/2012
Evidence of Emissions from Oil and Gas Drilling Operations in Northeastern Colorado : http://www.esrl.noaa.gov/gmd/annualconference/previous/2011/slides/44-110414-A.pdf
http://www.lexpress.fr/actualites/1/politique/batho-rester-tres-ambitieux-sur-le-climat-malgre-un-contexte-difficile_1139061.html
http://www.dw.de/dw/article/0,,16098299,00.html
Capture et stockage CO2: L'UE contrainte de réduire ses ambitions
BRUXELLES - L'Union européenne va être contrainte d'abandonner plusieurs de ses huit projets de captage et de stockage du CO2, dont le programme Ulcos en France, car elle ne parvient pas à mobiliser suffisament de fonds à cause du faible prix du carbone, ont confié mardi à l'AFP des sources proches du dossier. Ulcos, projet pilote de captage et de stockage du CO2 porté par un consortium de 48 entreprises de l'UE, doit être mis en oeuvre sur les hauts-fourneaux d'ArcelorMittal à Florange (nord-est de la France), actuellement à l'arrêt. Mais il figure en huitième et dernière position sur la liste des projets sélectionnés par la Commission européenne comme bénéficiaires du programme spécial de financement NER300. Le principe de ce programme est de monétiser 300 millions de tonnes de quotas de CO2 prélevés sur une réserve destinée aux nouvelles entreprises dans le système d'échange de quotas instaurés par l'UE pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre. Toutes les études de financements se sont basées sur un prix de la tonne de CO2 oscillant entre 20 et 30 euros. Or les premières ventes de quotas --140 millions de tonnes de CO2-- ont trouvé preneurs à 8,05 euros la tonne et ont rapporté 1,14 milliard d'euros. Le prix de la tonne de CO2 est aujourd'hui inférieur à 8 euros. Si le prix reste inférieur à 8 euros, il sera possible de co-financer 2 ou 3 projets. S'il monte à 15 euros, on pourra en co-financer 4, a-t-on expliqué à la Commission européenne. Le nombre définitif des projets retenus sera annoncé en octobre. Ulcos semble donc condamné pour 2012, car les trois premiers projets retenus --Don Valley Power au Royaume Uni, Belchatow en Pologne et Green Hydrogen aux Pays Bas, soutenu par le groupe Shell-- sont soutenus financièrement par les autorités, a-t-on précisé. Le programme NER300 co-finance les projets pour 50% de leur coût, le reste étant assuré par les investisseurs privés ou les Etats.
Günther Oettinger appelle à une stratégie de réindustrialisation
La transition vers une économie faible en carbone doit aller de pair avec le renforcement de la base industrielle de l'UE, a expliqué le commissaire à l'Energie, dans un quotidien allemand. « L’Europe devrait envisager d'ajouter un quatrième objectif aux objectifs 20-20-20 pour l'énergie en 2020 », a affirmé le commissaire européen à l'Energie Günther Oettinger dans le quotidien économique allemand Handelsblatt, lundi 16 juillet. Les objectifs évoqués concernent l'augmentation de 20 % de l’efficacité énergétique, la réduction de 20 % des émissions de dioxyde de carbone et l'augmentation à 20 % de la part d'énergies renouvelables dans le bouquet énergétique d'ici 2020. L’Europe devrait « fixer un [autre] objectif permanent pour faire passer à 20 % la contribution de l'industrie au produit intérieur brut [d'ici 2020] », a proposé M. Oettinger. Cette part est passée d'environ 22 % en 2000 à 18 % en 2010. « Nous avons besoin d'une stratégie de réindustrialisation en Europe », a-t-il souligné.
L'Europe trop dépendante
CQFD : M. Oettinger estime que l'Europe dépend trop des importations d'énergie. Son principal fournisseur de gaz est la Russie et son pétrole provient en grande partie du Moyen-Orient. Il faut donc garantir une production et une consommation énergétiques efficaces afin de pouvoir lutter contre des concurrents comme les États-Unis, où le prix du gaz a chuté [NDLR : grâce au gaz de schiste] L'électricité devrait devenir le fer de lance de l'énergie européenne en étant de plus en plus impliquée dans le transport, a expliqué M. Oettinger. Il a ajouté que l'Europe avait besoin d'une politique « envisageant la sécurité d'approvisionnement et le prix de l'électricité comme des facteurs clés dans un contexte mondial ». Le commissaire allemand relaye des inquiétudes croissantes sur la flambée des prix de l'électricité dans son pays, où les subventions aux sources d'énergie vertes en plein essor sont un lourd fardeau pour les consommateurs industriels et particuliers. Le gouvernement a d'ailleurs abandonné ses subventions à l'énergie solaire. Le ministre allemand de l'Environnement, Peter Altmaier, a déclaré au journal Bild am Sonntag qu'il restait sceptique sur certains objectifs clés de la transition énergétique de l'Allemagne, mise en oeuvre l'année dernière dans le sillage de la catastrophe nucléaire de Fukushima. M. Altmaier se demande notamment si la consommation pourra être réduite de 10 % d'ici à 2020, un objectif fixé par le gouvernement en parallèle à sa volonté de sortir du nucléaire et de favoriser l'énergie verte.
http://www.handelsblatt.com/politik/international/gastkommentar-teuere-energie-fuehrt-zu-europas-deindustralisierung/6883080.html http://www.euractiv.fr/guenther-oettinger-appelle-strategie-reindustrialisation-article#comment-13809
Junex lance ses activités d'exploration pétrolière à l'île d'Anticosti (Québec). Pour y chercher, devinez quoi ? Du pétrole de schiste car Pétrolia aurait découvert des formations rocheuses prometteuses.

PC | Par Sylvain Larocque, La Presse Canadienne Publication: 16/07/2012 15:43 Mis à jour: 16/07/2012 16:51 : MONTRÉAL - Junex (TSXV:JNX) a commencé à déboiser des secteurs de l'île d'Anticosti, ce qui permettra à l'entreprise de Québec de lancer ses activités d'exploration pétrolière sur le territoire. Dans un communiqué publié lundi, Junex a annoncé avoir obtenu «toutes les approbations gouvernementales permettant l'acquisition de nouvelles données sismiques» dans l'île située au milieu du golfe du Saint-Laurent. Le 5 juillet, l'entreprise a tenu au village de Port-Menier, dans l'île, une «séance d'information publique» pour renseigner les habitants sur l'impact de son programme sismique et répondre à leurs questions. Le levé sismique, d'une envergure de 250 kilomètres, vise à identifier de futurs emplacements de forage qui permettront d'évaluer le potentiel pétrolier du shale de Macasty et celui des autres formations géologiques situées plus en profondeur, a indiqué Junex. L'entreprise a fait évaluer le potentiel de ses permis par la firme texane de consultants pétroliers Netherland, Sewell & Associates. Celle-ci a établi à 12,2 milliards de barils sa meilleure estimation du «pétrole non découvert initialement en place total» sur la superficie du shale de Macasty couverte par les permis de Junex. Principale compagnie québécoise d'exploration pétrolière et gazière, Junex détient, en plus de ses permis à l'île d'Anticosti, des droits d'exploration sur environ 5,2 millions d'acres situés dans le bassin géologique des Appalaches, au Québec. Les deux autres entreprises qui détiennent des permis d'exploration à Anticosti son la québécoise Pétrolia (TSXV:PEA) et Corridor Resources (TSX:CDH), de Halifax. L'action de Junex a gagné 2,8 pour cent lundi pour clôturer à 73 cents, à la Bourse de croissance TSX.
Update on Osprey Incident - 16 July 2012
Le gouvernement britannique a confirmé hier la constatation d'une fuite mineure de pétrole dans la mer du Nord. Elle a eu lieu à environ 200 kilomètres au large des îles Shetland. L'agence nationale de l'énergie du changement climatique a déclaré qu' environ 64 barils de pétrole ( soit: 11 000 litres ou encore 19 tonnes) ont été déversé accidentellement dans l'océan à la suite d'une fuite sur une installation située au large de la côte Est des îles Shetland. "Nos observations visuelles d'hier continuent de constater une petite fuite de pétrole remontant à la surface, mais se dispersant rapidement" a déclaré cette même agence. La société "Fairfield Energy", qui exploite la plateforme "Dunlin Alpha" sur le champ d'exploitation d'Osprey confirme ces informations. " Notre société a immédiatement mis à disposition un navire de support aux plongées profondes pour mettre en œuvre les réparations nécessaires et permettre ainsi le redémarrage de la production du champ d'Osprey en toute sécurité ", a indiqué la compagnie dans un communiqué publié lundi.
http://www.fairfield-energy.com/pages/view/article/update-on-osprey-incident
http://naturealerte.blogspot.fr/2012/07/17072012mer-du-nord-fuite-de-19-tonnes.html
Nouvelle étape franchie pour un gigantesque projet gazier en Australie
SYDNEY - Un gigantesque projet d'extraction et d'exportation de gaz naturel dans une région reculée de l'ouest de l'Australie a franchi une nouvelle étape lundi, avec le feu vert accordé par les autorités de réglementation sur l'environnement, assorti de conditions strictes. L'Autorité de protection de l'environnement de l'Etat d'Australie occidentale (EPA) a donné son feu vert à ce programme, le projet Browse de gaz naturel liquéfié, opéré par l'australien Woodside Petroleum en partenariat avec BHP Billiton, BP, Chevron et Shell. Le projet Browse doit produire jusqu'à 50 millions de tonnes de GNL par an, soit plus de deux fois le total du montant actuellement exporté par l'Australie.
BREAKING: One Dead in Oil and Gas Well Explosion in Ohio
Explosion OHIO = 1 mort
This photo
collage of the oil and gas well explosion today in Bolivar, Ohio was put together by Bill Baker. Photos by Robert West (top two and bottom right) and Mary Daum (bottom left).
[Editor's note: I just received clarification that earlier reports that two had died in the oil and gas explosion south of Bolivar was incorrect. Dr. James Hubert, Tuscarawas County coroner, has confirmed that there was one death in today's explosion.]
One person is reported dead after an oil and gas well explosion just south of Bolivar Township and 12 miles south of Canton, Ohio. The explosion happened at 9:34 a.m. while the two workers were painting at the well site.
http://ecowatch.org/2012/breaking-oil-and-gas-well/
EN BREF
L'allemand EON [numéro un allemand de l'énergie ] qui cherche à diversifier ses sources d'approvisionnement, a annoncé mardi avoir trouvé du gaz et du pétrole en Algérie, où il est associé avec le groupe public Sonatrach. La découverte, qualifiée de prometteuse par EON dans son communiqué, a eu lieu dans une zone située à 250 kilomètres au sud-est de Hassi Messaoud, dans le Sahara oriental. Il s'agissait du septième forage effectué dans le cadre d'un permis délivré en 2008, détenu à 51% par Sonatrach et à 49% par EON, qui a la direction opérationnelle. Le groupe allemand a fait savoir qu'il allait maintenant procéder à d'autres forages pour évaluer la quantité d'hydrocarbures sur le site.
Début juillet 2012, des dizaines de milliers de manifestants se mobilisaient contre la construction d’une usine de cuivre dans leur ville du Sichuan. Jets de pierres, voitures de police renversées, … la violence des manifestants a étonné et conduit à de nombreuses arrestations. Devant la violence des manifestants, le gouvernement a reculé. ©
http://www.greenetvert.fr/2012/07/17/une-manifestation-contre-un-grand-projet-minier-degenere/62581
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