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Vendredi 5 octobre 2012 5 05 /10 /Oct /2012 23:11

Les gaz de schiste reviennent par la fenêtre FENETRE-OUVERTE.jpgAujourd’hui, par France Nature Environnement, nous avons appris la nomination d’une première personnalité au sein de Commission nationale d'orientation, de suivi et d'évaluation des techniques d'exploration et d'exploitation des hydrocarbures liquides et gazeux . Cette nomination, sur le principe, choque FNE.  Il s’agit de Michel TESTON, Sénateur, Vice-Président de la commission du développement durable, des infrastructures, de l'équipement et de l'aménagement du territoire). De quoi s’agit-il ? De FRACTURATION HYDRAULIQUE, tout simplement !  En effet, la loi n° 2011-835 du 13 juillet 2011 visant à interdire l’exploration et l’exploitation des mines d’hydrocarbures liquides ou gazeux par fracturation hydraulique l’a effectivement interdit dans son article 1er, mais son article 2 a instauré une « Commission nationale d’évaluation des techniques d’exploration des hydrocarbures liquides et gazeux avec, notamment, pour objet d’évaluer les risques environnementaux liés aux techniques de fracturation hydraulique. Cette Commission censé réunir un député et un sénateur, des représentants de l’Etat, des collectivités territoriales, des associations, des salariés et des employeurs des entreprises concernées a été promulguée par le décret 2012-385 du 21 mars 2012 ; cette première nomination sonne donc le glas de l’opposition à la fracturation hydraulique et aux gaz et huiles de schiste en général et leur ouvre grand la porte. Demandez l’abrogation de ce décret EN SIGNANT les PETITION OU CYBER-ACTION qui seront envoyées au Président François HOLLANDE et à Madame la Ministre Delphine BATHO. Merci, D.F. Et j'adresse un salut aux militants qui ont empêché la saisine du Conseil Constitutionnel s'agissant de l'article 2 de la loi du 13 juillet 2011 car cette Commission n'est pas conforme à l'article 37-1 de la Constitution qui énonce "la loi et le règlement peuvent comporter, pour un objet et une durée limités, des dispositions à caractère expérimental."

http://www.petitions24.net/petition_francois_hollande

http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/abrogation-experimentations-fracturation-hydraulique-512.html


Gaz de schiste: la commission gouvernementale qui relance le dossier

Marie-Caroline Lopez | 05/10/2012, 13:29 - 284 mots

Michel Teston, sénateur de l'Ardèche, vient d'être nommé à la Commission nationale de suivi des gaz de schistes. Cela laisse entendre que le gouvernement va effectivement créer cette commission, prévue par la loi de juillet 2011. Ce qui restait très incertain jusqu'à présent.


Voilà de quoi remettre le feu aux poudres sur le gaz de schiste. Après une valse hésitation, le gouvernement semble décidé à mettre en place le commission nationale de suivi des gaz de schistes, prévue par la loi de juillet 2011. Sa mission principale : évaluer les risques environnementaux liés aux techniques de fracturation hydraulique ou aux techniques alternatives. La première nomination connue concerne Michel Teston, sénateur socialiste de l'Ardèche, vice président de la Commission de l'économie, du développement durable et de l'aménagement du territoire au Sénat. La mise en place de cette commission était ardemment souhaitée par les tenants du gaz de schistes qui y voient une opportunité d'examiner rationnellement les questions que pose l'exploitation de ce gaz. Cette commission doit comporter 22 membres, définis par un décret [NDLR : 2012-385 du 21 mars 2012] : cinq représentants de l'Etat (le directeur général de l'énergie et du climat, le directeur général de l'aménagement, du logement et de la nature, le directeur général de la prévention des risques, le directeur général de la compétitivité, de l'industrie et des services, le directeur général du Trésor), un député et un sénateur, trois représentants des collectivités territoriales et 12 membres nommés par les ministres chargés des mines, de l'industrie, de l'énergie, de l'écologie et du développement durable. Sont prévus : trois représentants d'associations agréées pour la protection de l'environnement ; trois représentants des entreprises des secteurs gazier et pétrolier ; trois représentants du personnel des industries gazière et pétrolière, désignés sur proposition des organisations syndicales les plus représentatives de ce personnel et trois personnalités désignées en raison de leurs compétences scientifiques dans les domaines concernés par le développement des techniques d'exploration et d'exploitation des hydrocarbures liquides ou gazeux.
http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/energie-environnement/20121005trib000723148/gaz-de-schiste-la-commission-gouvernementale-qui-relance-le-dossier.html


Les Explications de France-Nature Environnement : La fracturation hydraulique est morte…mais pas l’idée d’explorer ! Pour FNE, la nomination d’une première personnalité au sein de cette commission n’est pas un signal très encourageant à quelques semaines du débat national sur l’énergie. Elle risque de conforter les plus sceptiques qui considèrent que les déclarations du président de la République, lors de l’ouverture de la Conférence environnementale, n’ont, en aucune manière, enterré la possibilité d’exploiter les gaz de schistes dans un avenir plus ou moins proche. Rappelons que François Hollande a annoncé le rejet de plusieurs demandes de permis d’exploration qui, prévoyant d’utiliser la fracturation hydraulique, étaient, de toute façon, devenues caduques depuis une loi de juin 2011 interdisant l’utilisation de cette technique...

delphine-batho hémicycleParoles, paroles…
Lors d’une récente déclaration dans les médias , la ministre de l’Ecologie avait laissé entendre que cette commission ne serait pas constituée. La nomination du sénateur Michel Teston est donc surprenante, indépendamment de ses compétences en matière de techniques d’exploration et d’exploitation des hydrocarbures…France Nature Environnement demande au gouvernement la plus grande transparence quant à la composition de cette commission.
Un débat équitable est-il envisageable ?
Dans un récent courrier adressé à la ministre de l’Ecologie, plusieurs associations, dont FNE, ont exprimé leurs inquiétudes quant aux modalités du débat à venir. Les questions en suspens concernent en premier lieu la composition et le rôle du comité d’experts scientifiques qui doit « piloter » le débat. FNE espère que la prochaine rencontre organisée entre les organisations environnementales et le ministère de l’Ecologie sera l’occasion de recevoir des garanties concernant la volonté du gouvernement de conduire une concertation autrement que de façade… Bruno Genty, président de FNE : « Au moment où démarre la réforme d’un code minier réservant des privilèges exorbitants à l’exploitation des hydrocarbures quels qu’ils soient, l’activation de cette commission fait craindre le pire quant à la possibilité de voir la France se lancer dans l’exploration et l’exploitation des gaz de schiste contenus dans son sous-sol. Cette nomination ne nous rend pas très optimistes concernant la possibilité de débattre sereinement de l’avenir énergétique de notre pays. Faut-il comprendre que le gouvernement considère, dès aujourd’hui, que les gaz de schiste occuperont une place de choix dans le mix énergétique français de demain ? »

http://www.fne.asso.fr/fr/les-gaz-de-schiste-reviennent-par-la-fenetre.html?cmp_id=33&news_id=12892&vID=897


Le miracle énergétique n’a pas eu lieu en Roumanie…

Alors que les gaz de schiste sont souvent présentés comme le miracle énergétique dont auraient besoin les pays de l’Est de l’Europe pour assurer leur développement économique et réduire leur dépendance énergétique, la Roumanie a également gelé toute activité autour des gaz de schiste. Après une série de manifestations importantes – des milliers de manifestants à Barlad le 22 mars 2012 – Chevron a annoncé de lui-même suspendre ses activités, sous-estimant sans doute la résistance des populations.  Le nouveau gouvernement, entré en fonction début mai 2012, a confirmé ses engagements de campagne avec un moratoire sur les explorations de gaz de schiste. Malgré une virulente sortie de l’ambassadeur des Etats-Unis qui a vivement exprimé son désaccord. En cours jusqu’à décembre, le moratoire pourrait être prolongé en fonction des résultats des prochaines élection législatives prévues à l’automne.

commune-contre-le-gds.jpg… ni en République Tchèque

Suite à plusieurs pétitions citoyennes, qui ont réuni plusieurs dizaines de milliers de signataires, et d’une résistance juridique et locale, le ministre de l’Environnement tchèque a annoncé le 4 mai 2012 qu’il préparait également un moratoire, le temps d’introduire un code minier plus restrictif.  Cuadrilla Resources et Basgas Czechia avaient jeté leur dévolu sur trois régions (Berounsko, Valašsko et Trutnovsko) comportant des parcs protégés et des ressources d’eau douce conséquentes. Les permis ont depuis été retirés. Si une intense campagne de lobbying pro-gaz de schiste est en cours, les députés et sénateurs ont sur leur table une proposition de loi pour interdire la fracturation hydraulique et le moratoire pourrait être confirmé au mois d’octobre.

Désillusions en Pologne

La Pologne et la Hongrie n’en sont pas là. Le gouvernement hongrois a accordé de nombreux permis d’exploration et d’exploitation depuis 2009 tandis que le gouvernement polonais est le plus virulent défenseur des gaz de schiste en Europe. Au point que son ministre polonais des Affaires étrangères, Radoslaw Sikorski, ait put ironiser sur le fait que « Total puisse tirer des bénéfices du gaz de schiste en Pologne mais ne soit pas autorisé à le faire en France ». Pourtant la désillusion guette en Pologne. Un rapport officiel de l’Institut national de Géologie publié au début de l’année 2012, a mis fin aux rêves d’un nouvel eldorado énergétique. Les réserves supposées des gisements ont été divisées par trois et les ressources récupérables par plus de 10.  Si le gouvernement entend toujours démarrer l’exploitation commerciale à partir de 2014 – il y a aujourd’hui une douzaine de sites de forage d’exploration et 109 permis accordés – ExxonMobil a annoncé au mois de juin l’arrêt de ses travaux d’exploration, déçu par les promesses entrevues sur ses premiers forages réalisés dans les bassins de Lublin (sud-est) et Podlasie (est). De quoi rasséréner les opposants polonais qui ne s’en laissent pas compter. Ils avaient déjà bloqué une conférence de l’industrie gazière à l’automne 2011. Depuis, les actions locales se multiplient, tant pour essayer de bloquer les forages comme en ce moment près de Zamosc et du futur site de forage de Chevron, que pour intervenir sur le plan juridique.

Arrêt de l’exploration en Suède et en Autriche

ExxonMobil n’est pas la seule major à avoir stoppé des projets d’exploration. Shell en a fait autant dans le Sud de la Suède, sur le shale d’Alum, à la fois en raison de résultats mitigés sur trois puits explorés et de la mobilisation locale autour du collectif Heaven or sHell. En Autriche, l’entreprise nationale OMV vient d’en faire autant pour des projets situés dans le Nord-Est de l’Autriche, dans la région du Weinviertel. Officiellement en raison de l’introduction d’une nouvelle loi qui rend obligatoire une étude d’impact environnemental avant la réalisation de tout projet de forage. OMV en a conclu que « ça ne valait pas la peine ». Sans préciser que les résistances locales avaient suscité plusieurs décisions d’interdiction de travaux de la part de communes de la région (Herrnbaumgarten et Poysdorf par exemple) et que le ministre autrichien de l’environnement avait lui-même déclaré que « le gaz devrait rester dans les roches » et qu’il était « absolument contre la production de gaz de schiste » tant « l’exemple américain montre que les effets sur l’environnement peuvent être désastreux ».

eau polluéeL’Allemagne craint la contamination des nappes phréatiques

Dangers que le ministre fédéral allemand de l’environnement (BMU), Peter Altmaier, Ministre fédéral de l’environnement (BMU) vient de reconnaître lors de la présentation d’un rapport officiel jugeant les composants chimiques utilisés pour la fracturation hydrauliques comme « dangereux, toxiques et dommageables pour la santé et l’environnement », faisant craindre une contamination des nappes d’eau potable. Tous les travaux sont actuellement stoppés en Allemagne, la Rhénanie du Nord Westphalie a adopté un moratoire, et les collectifs citoyens s’organisent. Le premier rassemblement des collectifs allemands contre la fracturation hydraulique et l’exploitation de gaz non conventionnel s’est tenu le 25 juin dernier à Lünne en Basse-Saxe, avec une représentation de l’ensemble des collectifs, venus, outre de Basse-Saxe, de Rhénanie-Westphalie, de Hesse, Thuringe et Bavière. Leur résolution prévoit une nouvelle action lors du prochain congrès européen sur l’exploitation gazière qui se tiendra en Allemagne. Par ailleurs, de nombreuses communes, comme Hagen, essaient de bloquer l’acquisition de terrains par les entreprises gazières.

Danemark, Pays-Bas, Espagne, Irlande, Suisse : garanties « fracking free » ?

Ailleurs en Europe, ça bouge également. Un moratoire est maintenu jusqu’à fin 2013 au Danemark alors que les Pays-Bas ont décidé de stopper toute activité et tout octroi de nouveau permis, jusqu’à ce qu’une enquête « indépendante » délivre ses conclusions. En Espagne, des collectifs citoyens se sont créés dans les régions de Burgos, Cantabrie et pays basque, régions concernées par les projets d’extraction. Une pétition est en ligne pour demander l’interdiction de la fracturation hydraulique, et de nombreuses manifestations, notamment à Santander et Vitoria le 6 octobre, sont prévues.

Idem en Irlande où les projets d’exploration ne laissent pas insensible une population très attachée à la qualité de son eau et de ses paysages. Ce qui suscite une mobilisation imaginative, car outre une pétition et des réunions publiques d’information, les citoyens mobilisés ont décidé de créer un logo « garanti sans fracking » à apposer sur tout ce qui provient des régions où les projets d’exploration et d’exploitation sont stoppés. En Suisse, les cantons de Fribourg, de Vaud ou encore de Genève ont suspendu les forages et/ou la délivrance de tout permis de recherche, tout en s’inquiétant des permis et projets côtés français.

Les secousses sismiques suspendent les projets d’extraction du Royaume-Uni

Quant au Royaume-Uni, si le gouvernement est extrêmement favorable à l’extraction d’hydrocarbures – l’imposition sur les entreprises pétrolières et gazières a été réduite par le nouveau gouvernement et le Premier Ministre David Cameron vient de nommer un ministre de l’environnement favorable à l’exploitation des gaz de schiste – les travaux sont actuellement bloqués suite à des secousses sismiques causées par la fracturation hydraulique dans la région de Blackpool (Lancashire) menée par Cuadrilla Resources. Par ailleurs, les promesses d’extraction sont des plus réduites. Les groupes et ONG écologistes, pour certains regroupés dans une coalition nationale, sont farouchement opposés à toute exploitation, faisant notamment remarquer, sur la base d’une étude de scientifiques du Centre Tyndall de recherche sur le climat, que l’exploitation des gaz de schiste ruinerait les objectifs du Royaume-Uni en termes de réduction de gaz à effets de serre et de lutte contre le réchauffement climatique.

Revers en Afrique du Sud et en Argentine

Bien-entendu, il n’y a pas que des bonnes nouvelles pour les anti-gaz de schiste. Ainsi en est-il de la récente décision du gouvernement d’Afrique du Sud de lever le moratoire qui tenait depuis plus d’un an. Effectuée sur la base d’un rapport rédigé par un groupe « d’experts » favorables à l’extraction et longtemps resté confidentiel, la levée de ce moratoire n’a pas pour autant découragé la contestation. Le Treasure Karoo Action Group, qui se bat notamment pour protéger le Karoo, région semi-désertique aux écosystèmes uniques et fragiles, vient de relancer une pétition contre ces projets.

En Argentine, la décision du gouvernement d’exproprier la plus grande compagnie pétrolière du pays (YPF), jusqu’ici détenue par la multinationale espagnole Repsol, va de pair avec l’objectif de devenir un exportateur net d’hydrocarbures non conventionnels. Plusieurs gisements de pétrole et de gaz de schiste sont visés dans le bassin de Neuquen, une région où les communautés locales, notamment indigènes, ont déjà fortement été affectées par l’extraction de pétrole et gaz conventionnels. Total détient des permis sur place et YPF vient d’annoncer un rapprochement avec Gazprom pour exploiter ces gaz de schiste.

La contestation grandit en Nouvelle-Zélande et en Australie

De l’autre côté du Globe, de plus en plus de voix s’élèvent en Nouvelle-Zélande pour demander un moratoire sur la fracturation hydraulique qui est aujourd’hui pratiquée dans les régions de Taranaki et Waikato, suscitant des mobilisations locales. Chez le grand voisin australien, principalement l’objet d’exploration de gaz de couche (coal-seam gas) qui nécessite l’usage de la fracturation hydraulique pour être extrait de manière active, les protestations se multiplient.

Début septembre, ce sont 88 % des 15 000 votants de la ville de Lismore, région des Northern Rivers, qui ont dit « Non » à l’exploitation de ce gaz, lors d’une enquête scientifique. Pour l’organisation Lock the Gate, c’est la preuve que cette industrie ne dispose pas de « licence sociale ». Malgré ces résistances (voir cette vidéo), l’entreprise Santos vient d’annoncer être en passe de mettre sur le marché la première production commerciale de gaz de schiste extrait en Australie.

Le Québec, vers un moratoire ad vitam aeternam ?

Une situation ambivalente qui se retrouve en Amérique du Nord. Le nouveau gouvernement du Québec [Gouvernement Marois avec Martine Ouellet, nommée aux Ressources naturelles, Daniel Breton, à l’Environnement, est un fondateur de la Coalition vers Kyoto, initiateur de la première grande manifestation écologiste] vient d’annoncer « un moratoire complet, tant sur l’exploration que sur l’exploitation du gaz de schiste ». Suite à une mobilisation citoyenne au Québec sans précédent, un moratoire était de fait entré en vigueur le temps de la rendue d’un rapport d’experts, attendu pour Octobre 2013. Ce groupe d’experts avait même évacué toute possibilité de recourir à des expérimentations scientifiques, souhaitant s’appuyer sur les données déjà existantes, notamment celles des dix neuf puits déjà fracturés au Québec. Reste à savoir si ce moratoire sur la fracturation hydraulique sera étendu au pétrole, et donc aux projets de l’entreprise Junex sur l’île d’Anticosti, ce qui n’est pas encore assuré. Dans le Canada anglais, la Nouvelle-Ecosse a également décrété un moratoire de deux ans.

Les langues se délient aux Etats-Unis

Une situation qui contraste avec celle des Etats-Unis, où un million de puits ont été forés et deux millions de fracturations hydrauliques réalisées. Pourtant la situation est bien plus contrastée qu’on ne l’imagine. A ce jour, selon l’organisation Food & Water Watch, plus de 270 communes des Etats-Unis ont pris des mesures face à la fracturation hydraulique. Les Etats du New Jersey et de New York (*) [ont adopté un moratoire tandis que l’Etat du Vermont l’a interdite. Par ailleurs, et ce dans l’attente de la publication d’ici la fin de l’année des premiers résultats d’une étude très attendue sur l’impact du gaz de schiste sur les eaux souterraines, l’Agence de protection de l’environnement (EPA) a timidement commencé à encadrer les activités des compagnies gazières, reconnaissant par là-même qu’il y avait un problème. Le tout a permis de briser un tabou et de délier les langues. Même l’économiste Paul Krugman y est allé de son édito critique. Considérant que le boom des pétroles et des gaz de schiste aux Etats-Unis était trompeur sur le plan économique, ne créant guère d’emplois, se développant au détriment de l’environnement et remplissant les poches de quelques gros industriels. (Maxime Combes)

http://alter-echos.org/extractivisme-ressources-naturelles/gaz-et-petrole-de-schiste-tour-dhorizon-dune-mobilisation-citoyenne-internationale/


Pétrole: l'américain Zaza en passe de quitter la France

baril-petrole1-jpg PARIS - La compagnie pétrolière américaine Zaza Energy, qui avait racheté sa compatriote Toreador, est en négociations pour vendre ses derniers petits gisements pétroliers en France à un acquéreur non identifié, a-t-elle annoncé jeudi.  A la suite d'une requête non sollicitée d'une partie intéressée, Zaza est entré dans un accord d'exclusivité lié à la vente potentielle de Zaza Energy France, indique-t-elle dans un communiqué.   Les gisements situés dans le Bassin parisien (Charmottes, Château-Renard, Chuelles, Courtenay, Saint-Firmin) représentent une production quasi anecdotique de 850 barils par jour.   Selon la revue spécialisée BIP, l'acquéreur serait le canadien Vermilion, qui produit déjà 44% de la petite production française, Zaza représentant 5%.   Zaza Energy, qui avait racheté Toreador en août 2011, s'était déjà séparé de ses actifs d'exploration (recherche de pétrole), vendus à son compatriote Hess Oil. Cette cession, annoncée en juin, a été finalisée mercredi.   Certains des sites d'explorations de Zaza-Toreador --qui avait renoncé en 2011, comme la loi l'exige, à ses projets de fracturation hydraulique-- sont sous la surveillance d'opposants aux hydrocarbures de schiste. Ceux-ci craignent que les forages prévus, bien que conventionnels, visent en réalité à identifier des gisements des très controversés gaz ou pétrole de schiste. VERMILION ENERGY  (©AFP / 04 octobre 2012 15h53)


Pollution de l'eau potable confirmée à proximité d'exploitations de gaz de schistes

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/71100.htm

La semaine dernière se tenait une conférence sur les gaz de schistes "The changing outlook for U.S. energy : will shale gas transform America's future ?" [1]. Organisée par le "Howard Baker Forum" et le "Lawrence Livermore National Laboratory", cet évènement a rassemblé les principaux décideurs dans le secteur du gaz de schistes: hommes politiques, économistes, experts académiques et industriels. Les intervenants ont porté un message globalement rassurant sur la fracturation hydraulique, estimant que les pollutions qui avaient pu être liées aux exploitations de gaz de schistes étaient associées à de mauvaises pratiques ou à une insuffisante réglementation. Au même moment, l'Institut d'études géologiques des Etats-Unis (United States Geological Survey - USGS) a publié les résultats de l'analyse de sources d'eau potable à Pavillion, au Wyoming [2], une région où opèrent de nombreuses exploitations de gaz de schistes. Les tests montrent la présence d'importantes concentrations de gaz comme l'éthane, le propane ou le diesel, dans une eau supposée être potable, ce qui a relancé le débat sur l'impact environnemental et sanitaire de la fracturation hydraulique. Ces résultats viennent confirmer ceux obtenus par l'Agence de protection de l'environnement américaine (Environmental Protection Agency - EPA) lors d'une étude préliminaire publiée l'année dernière [3]. Cette étude établissait un lien entre les liquides utilisés pour la fracturation et la pollution des ressources d'eaux souterraines. Ces premiers résultats indiquaient déjà la présence de produits chimiques de synthèse, de benzène et de méthane, en concentration bien supérieures aux niveaux autorisés par la réglementation américaine ("Safe Drinking Water Act"). Ces travaux avaient été validés par une étude indépendante en avril dernier [4], mais la confirmation des résultats par l'USGS est d'autant plus importante que l'administration de l'état du Wyoming et l'industrie du gaz et du pétrole, qui avaient critiqué la méthode utilisée par l'EPA, ont cette fois-ci participé à l'élaboration du protocole.

LA SUITE DE L’ARTICLE : http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/71100.htm


Stress Tests: l'inquiétante carte des centrales nucléaires qui cumulent le plus de problèmes en France.

 

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La Commission européenne a publié jeudi son rapport sur les «stress tests» nucléaires. La «note» de la France s'est améliorée par rapport à la version publiée lundi par Le Figaro. Et l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) dénonce les méthodes de Bruxelles, n'ayant pas apprécié la façon dont le Commissaire à l'Energie Gunther Oettinger a rendu compte des résultats des stress tests nucléaires. Ce dernier a réclamé une révision du régime d'assurance du nucléaire.

Günther Oettinger, le commissaire européen chargé de l'Énergie, a présenté jeudi à la presse le rapport faisant la synthèse des évaluations de sûreté («stress tests») menées sur 132 réacteurs nucléaires en service dans l'Union européenne pour tirer les leçons de Fukushima. La version définitive de cette «communication» diffère sur plusieurs points avec celle, «de travail», révélée lundi par «Le Figaro». En particulier, plusieurs «mauvais points» adressés aux centrales françaises ont disparu dans la version officielle.  Un tableau récapitule, à la fin du rapport, pour chacun des 132 réacteurs européens s'il satisfait ou non à onze critères retenus. Une petite croix indique qu'il y a insuffisance sur un critère. Un exemple: dans la version de travail, les centrales de Chooz et de Civaux avaient une croix dans la colonne correspondant à une insuffisance des procédures d'urgence. Ces croix ont disparu. Autre exemple: les instruments de mesure de tremblements de terre étaient  considérés comme insuffisants à Belleville. Ils ne le sont plus.  À Paris, un porte-parole de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) assure qu'aucun de ses représentants n'est intervenu pour faire modifier le rapport européen. Interrogé sur ce point, Günther Oettinger a assuré qu'il «n'y a pas eu de censure», «qu'aucun exploitant n'a exercé son influence». «On a peut-être ajouté ou enlevé des croix, après réunion avec les experts», a-t-il ajouté. Explication plus technique d'un proche du dossier, à la Commission: «L'évolution très restreinte du nombre de croix pour certaines centrales (pas seulement françaises), dans les deux sens, découle tout simplement des dernières vérifications faites par nos services sur le document de travail, afin de s'assurer d'une parfaite concordance entre le texte et le tableau.» Il ne s'agirait donc que de l'évolution normale d'un document technique au fil de ses versions. Réserves de Paris sur le rapport de Bruxelles :  Manifestement, cette synthèse des rapports des autorités de sûreté nationales qui avaient été rendus publics au mois d'avril, voulue par le commissaire allemand Oettinger, n'est pas du goût de toutes les capitales. «Plusieurs eurodéputés pronucléaires ont interpellé (jeudi) le commissaire Oettinger en soulignant que la sûreté relève de la souveraineté nationale», commente l'eurodéputée écologiste Michèle Rivasi, fondatrice du laboratoire de la Criirad après la catastrophe de Tchernobyl. Elle, au contraire, milite pour que «la sûreté soit une compétence transnationale»; «un tabou pour certains».  De son côté, l'ASN a publié jeudi en fin d'après-midi un communiqué pour faire part de ses «réserves sur la communication de la Commission européenne». Le gendarme français du nucléaire assure n'avoir pas été associé à l'élaboration des conclusions du rapport de Bruxelles. Mais loin d'estimer le rapport trop sévère pour les centrales françaises, l'ASN au contraire regrette par exemple que la Commission «ignore certaines recommandations importantes du rapport final des stress tests» publié au printemps comme «la nécessité de prévoir des moyens externes d'intervention rapide en cas d'accident».  En principe technique, ce dossier est bien sûr également politique. L'Allemand Günther Oettinger s'est écarté des seules questions de sûreté en évoquant, jeudi, le coût du nucléaire. Si ces coûts intégraient des assurances qui ne sont pas prévues actuellement en cas d'accident grave, «ils correspondraient mieux à la réalité», a-t-il déclaré. Une manière de dire qu'il estime sous-évalués les coûts de l'électricité nucléaire. La Commission fera des propositions d'ici au printemps sur cette question sensible des assurances en cas d'accident nucléaire. Globalement, le rapport de la Commission, reprenant les rapports nationaux, conclut qu'aucun réacteur ne doit fermer mais que la sûreté peut être améliorée moyennant des travaux d'un montant de 10 à 20 milliards d'euros.

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2012/10/04/20002-20121004ARTFIG00646-surete-nucleaire-le-bilan-de-la-france-change-en-trois-jours.php?fb_action_ids=4356338902907&fb_action_types=og.likes&fb_source=aggregation&fb_aggregation_id=288381481237582


L'Assemblée adopte le projet de loi sur l'énergie malgré le départ de nombreux députés

BARBARA POMPILI @denisbaupin : La conviction a fini par l'emporter : la loi demande dorénavant au gouvernement de travailler à la progressivité des abonnements. Selon Denis Baupin, "Cette proposition de loi adoptée par l’Assemblée Nationale inscrit des avancées conséquentes vers la sobriété énergétique et pour les énergies renouvelables. En ce qui concerne les tarifs, elle constitue une première étape vers les tarifs progressifs. Elle accroît significativement l'aide aux précaires. L'effort devra être poursuivi pour que l'engagement numéro 42 du candidat Hollande soit totalement tenu". Par ailleurs, lors du débat à l'Assemblée nationale, un certain nombre d'autres avancées ont été obtenues grâce aux amendements du groupe écologiste :
- l'inscription dans le droit de l’énergie de la lutte contre la précarité énergétique comme un objectif majeur (article 1)
- la reconnaissance par la loi des méfaits écologiques et économiques de la pointe de consommation électrique (article 2)
- l’engagement du gouvernement sur la progressivité des bonus et des malus dans le temps, afin de rendre le dispositif incitatif à la rénovation énergétique (article 1)
- l'inscription de la maîtrise de la consommation énergétique et de la lutte contre la précarité énergétique dans les objectifs de la Commission de Régulation de l'Energie qui pilote la fixation des tarifs (article 5)
- un rapport du gouvernement sur la nécessaire progressivité de la part fixe de l’abonnement énergétique, afin de rendre réellement progressifs les tarifs payés par les usagers (article 2).

Un vent d’air frais pour l’éolien à Assemblée Nationale
L’examen de la proposition de loi visant à préparer la transition vers un système énergétique sobre a permis, sous l’impulsion des députés écologistes à l’Assemblée Nationale, d’obtenir des avancées significatives pour le développement de l’éolien ainsi que sur d’autres dispositions importantes en faveur de la sobriété énergétique.
Sur proposition du groupe Écologiste, a ainsi été supprimée la fameuse règle des 5 mats qui obligeait jusque-là tout projet d’implantation d’éoliennes (ou d’extension) à prévoir au moins 5 éoliennes. "Cette règle freinait inutilement le développement des parcs éoliens : ainsi plus de 640 MW de projets ont été stoppées à cause de cette règle dans l’ouest de la France" a indiqué Denis Baupin.
De même, comme le demandaient les écologistes, les règles permettant à un projet éolien de bénéficier du tarif d’achat de l’énergie produite ont été assouplies. Jusqu’alors, seuls les projets implantés dans le périmètre d’une zone de développement de l’éolien (ZDE) pouvaient en bénéficier. Dorénavant, les parcs qui seront construits dans les « territoires favorables au développement de l’éolien », tels que les schémas régionaux les ont définis, seront également « éligibles ».


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Shell Begins Beaufort Sea Drilling Off Alaska's North Coast

U.S. Sen. Mark Begich, right, D-Alaska, talks to Shell Oil drilling supervisor Eric Whatley, left, as they stand on the arctic oil drilling rig "Kulluk," during a tour, Friday, May 25, 2012, as it undergoes extensive work at Vigor Shipyards in Seattle. Shell Oil hopes to use the rig to tap vast oil reserves below the Beaufort Sea off Alaska's north coast. (AP Photo/Ted S. Warren)

http://www.huffingtonpost.com/2012/10/04/shell-beaufort-sea-drilling_n_1937715.html?utm_hp_ref=tw

Arctique : Total est contre, fera-t-il tâche (d’huile) ?

Après la suspension des forages par Shell puis par Gazprom ces dernières semaines, Total fait aujourd’hui une annonce fracassante en matière d’exploitation du pétrole en Arctique. Dans le Financial Time aujourd’hui quelques heures seulement après la confirmation de la condamnation de Total par la Cour de cassation dans l’affaire Erika, Christophe de Margerie explique que «Les industriels devraient s’abstenir de chercher du pétrole dans ces eaux car les risques liés à l’environnement y sont trop élevés ». Le PDG de Total souligne ensuite qu’une « marée noire ferait trop de dégâts pour l’image de la compagnie».C’est un message clair lancé par l’une des plus grandes compagnies pétrolières au monde qui pourrait sonner comme un coup de semonce dans le milieu des investisseurs : forer en Arctique est risqué. Pour l’environnement, mais aussi pour des questions de réputation, d’assurances, de financements.  La prospection pétrolière en Arctique est hautement risquée pour la région et aurait des répercussions sur toute la planète : 84 % des réserves que renferme l’Arctique se trouvent en mer. Or, d’après les estimations de l’agence américaine Minerals Management Service, il existe une possibilité sur cinq pour que les blocs de concession situés dans l’océan Arctique ou à proximité de l’Alaska soient à l’origine d’une marée noire importante au cours de leur durée d’exploitation. Températures glaciales, conditions climatiques extrêmes et éloignement géographique constituent de sérieux obstacles aux interventions de dépollution. Ron Bowden, haut responsable d’une entreprise canadienne spécialisée dans les interventions port marées-noires, a d’ailleurs souligné à ce titre qu’il n’existait à l’heure actuelle « aucune solution ou méthode qui nous permettrait de récupérer du pétrole en cas de marée noire en Arctique. »

OURS-POLAIRES.jpg

L'Arctique se réchauffe très vite et selon certaines prévisions il n'y aura plus de glace en été dès 2050. Les petits ours blancs ne pourront plus sauter de plaques en plaques. Forer en Arctique est également un investissement à haut risque. Cet été, 3 projets majeurs ont été pour le moins repoussés jusqu’à l’année prochaine. Après avoir dépensé 4,5 milliards de dollars, Shell a du jeter l’éponge pour cette année pour ses forages en Alaska. Shell a subit déconvenue sur déconvenue et a finalement renoncé à ses projets de forages pour 2012. De l’autre côté de l’océan arctique, c’est Gazprom qui a également reporté à l’année prochaine ses forages sur son projet de Prirazolmnaya pour des raisons de sécurité. Enfin, la presse annonce l’abandon (momentané ?) du projet gazier Shtokman pour cause de difficultés financières. Ce projet pharaonique a été réévalué à 30 milliards en 2012. Total s’est investi dans ce projet et les compagnies préparent un autre tour de table pour refinancer le projet…Ne nous voilons pas la face, cette déclaration n’est pas dénuée d’intérêt stratégique : si Total n’a pas investi dans les forages pétroliers en Arctique, l’entreprise suit de très près les projets gaziers. Et si M. De Margerie annonce qu’une marée noire ferait vraiment désordre sur la glace immaculée de l’Arctique, il n’a pas les mêmes préoccupations pour ce qui est du gaz, dont les fuites sont effectivement moins visibles, mais dont les projets ne sont pas acceptables pour la préservation du climat. Il est aujourd’hui inconcevable de vouloir continuer à exploiter les dernières réserves d’énergies fossiles que renferme la planète dans un contexte de dérèglement climatique croissant, et alors que la fonte de la banquise a atteint des records il y’a quelques jours seulement.

L’Arctique a besoin de nous. L’Arctique a besoin de vous.

http://energie-climat.greenpeace.fr/arctique-total-fera-t-il-tache-dhuile?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_term=arctique&utm_campaign=GPF%2Bnewsletter%2B04102012

GREENPRIDE.jpg

Les 6 et 7 octobre à Paris aura lieu la deuxième édition de la GreenPride. Son objectif ? Mettre les questions de santé-environnement au cœur du débat public lors d'un week-end festif.

http://www.appeldelajeunesse.org/action/greenpride/


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