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JOURNEES
ANNUELLES DES HYDROCARBURES 2012 |
programme du 10/10/2012 : Hydrocarbures et nouveaux équilibres énergétiques
: Organisées
chaque année par le GEP-AFTP, les Journées Annuelles des Hydrocarbures sont l'occasion de réunir les acteurs des industries pétrolières, gazières et du parapétrolier pour échanger sur les grandes
évolutions de ces secteurs. Ces journées rassemblent des représentants des compagnies nationales et internationales, des pays producteurs, des sociétés d'études, de services et fournisseurs
d'équipements, des experts techniques internationaux et des représentants des Administrations françaises et européennes.
Atelier 1 : Gaz, ENR, nucléaire : le trio gagnant pour 2050 ?
Atelier 5 : Sécurité dans l’industrie parapétrolière
Atelier 6 : "Peak Oil" ou "Peak demand"?
Atelier 9 : Traitement de l’eau dans l’industrie des hydrocarbures
Atelier 13 : Hydrocarbures des roches mères
Discours de Clôture : Christophe de Margerie, CEO - Total
C. De Margerie : Total renonce au lobbying sur le gaz de schiste
Pour Total, plus question d'être « le fer
de lance de l'aventure un peu stupide », qu'est le gaz de schiste en France, a déclaré jeudi Christophe de Margerie, PDG de la major française, rapporte le quotidien Enerpresse.
Chat
échaudé craint l'eau froide. Tirant les leçons des récentes polémiques sur le lobbying de Total
en
faveur du gaz de schiste, le PDG de la compagnie pétrolière a pris une décision. Il n'est plus question d'être « le fer de lance de l'aventure un peu stupide » qu'est le gaz de schiste en France.
À chaque fois que le groupe intervient sur le sujet, le débat s'envenime, soulignait jeudi Christophe de Margerie en clôture des Journées annuelles des hydrocarbures organisées par le
GEP-AFTP. Selon le quotidien Enerpresse dans son édition de vendredi, le patron de la major française a poursuivi : « Nous ne demandons plus rien, c'est aux responsables politiques et
gouvernementaux » de savoir quoi faire sur le sujet. Un seul regret pourtant : que lors du « Grenelle III », nom qu'il donne à la conférence environnementale, « on ne se soit pas donné la
possibilité de savoir au moins si la France a du gaz de schiste ». Mais il n'y a pas que la France où poursuivre l'aventure, a souligné Christophe de Margerie en évoquant la Chine. Il a précisé que Total continuera ses travaux en Pologne,
malgré deux puits infructueux. Et il n'y a pas, non plus, que le gaz de schiste, a-t-il poursuivi en évoquant les gisements haute pression en offshore).
Et
si les Etats-Unis n'étaient plus intéressés par le pétrole du Moyen-Orient ? Christophe de Margerie n'a évidemment pas pu s'empêcher de plaider la cause du gaz de schiste devant cette assemblée
de "convaincus". Selon les « premières estimations » de Total, 50 % des ressources futures en gaz viendront du gaz non conventionnel, la proportion étant de 30 % pour le pétrole. Les Américains
eux-mêmes ne sont pas encore conscients de la révolution en cours, a-t-il dit, évoquant leur autosuffisance en gaz et leur marche vers une indépendance du pétrole du Moyen-Orient. Les États-Unis
seront-ils, dans ce contexte, « toujours autant intéressés à rester les gendarmes » de la région ? s'est-il interrogé. Marie-Caroline Lopez| 12/10/2012, 10:06 http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/energie-environnement/20121012trib000724538/margerie-total-renonce-au-lobbying-sur-le-gaz-de-schiste.html
http://www.enerpresse.com/actualites/total-ne-se-mettra-plus-en-avant-sur-le-dossier-gaz-de-schiste.html
mais poursuit ses Explorations en Pologne dans le gaz de schiste
Le PDG de Total, Christophe de Margerie a confirmé à Bloomberg son intention de poursuivre ses explorations en Pologne dans le gaz de schiste, après le départ en juin de son partenaire ExxonMobil. Le pétrolier français détient 49 % dans deux licences qu'Exxon a décidé d'abandonner, après avoir trouvé des puits secs. « Le potentiel de la Pologne n'est pas rayé parce que deux puits ont été décevants », a-t-il déclaré. La Pologne est considérée comme le pays européen le plus riche en gaz de schistes, avec 1.920 milliards de mètres cubes de réserves, selon l'institut polonais de géologie. Le ministre du Trésor Mikolaj Budzanowski a évalué samedi à 12,5 milliards d'euros les investissements à consentir dans le secteur d'ici à 2020. Contrairement à d'autres pays (comme la France, où la fracturation hydraulique a été interdite), l'opinion polonaise est majoritairement favorable à cette nouvelle ressource, qui lui permettrait de s'affranchir des importations de gaz russe.
http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/energie-environnement/actu/0202325423522-total-poursuit-ses-explorations-en-pologne-dans-le-gaz-de-schiste-500172.php
La Pologne va consacrer 1,2 milliard d'euros aux gaz de schiste au cours des deux prochaines années, a indiqué le ministre du Trésor et 12,5 milliards d'ici 2020.
Les investissements dans le gaz de schiste en Pologne se chiffreront à 50 milliards de zlotys (12,5 milliards d'euros) d'ici à 2020, a annoncé samedi le ministre du Trésor, Mikolaj Budzanowski. Sur les deux prochaines années, ces investissements vont s'élever à 5 milliards de zlotys (1,2 milliard d'euros). Cette somme comprend un accord de 409 millions d'euros, conclu en juillet par cinq grands groupes polonais du secteur énergétique et minier pour l'exploitation de gisements de gaz de schiste, a précisé le ministre à la presse. «Compte tenu de la fin en 2022 du contrat gazier russe, nous devons être préparés très concrètement trois ans plus tôt à accroître sensiblement l'exploitation de nos propres gisements de gaz. Ceci requiert des dépenses de la part de l'Etat, mais aussi des investisseurs privés», a-t-il dit.
Des gisements de 1.920 milliards de mètres cube
La Pologne, pays de 38 millions d'habitants, dispose de gisements de gaz de schiste exploitables évalués à 1.920 milliards de mètres cube au maximum, selon un rapport officiel de l'Institut national de géologie (PIG) publié en mars. Selon PIG, ces gisements placeraient la Pologne en 3e position parmi les pays européens riches en gaz, derrière la Norvège et les Pays-Bas. Leur exploitation pourrait lui assurer une indépendance énergétique par rapport à la Russie. La Pologne consomme environ 14 milliards de mètres cubes de gaz par an, dont les deux tiers lui sont fournis par la Russie. Selon le gouvernement polonais, l'exploitation commerciale de ces gisements pourrait commencer à partir de 2014. L'exploitation du gaz de schiste présente, selon des experts, des risques pour l'environnement. La méthode actuelle d'extraction, la fracturation hydraulique, a été interdite en France et en Bulgarie en raison des risques de pollution des nappes phréatiques. La Roumanie a également annoncé un moratoire sur cette méthode. SOURCE AFP | 13/10 | 17:37
Gaz de schiste, nucléaire, hydraulique ... les plaidoiries du secteur de l'énergie au gouvernement
Gaz de schiste, ouverture des concessions hydrauliques, construction de nouveaux réacteurs, extension de la CSPE au gaz, les pour adresser la liste de leurs doléances au gouvernement, à quelques semaines de l'ouverture du débat national sur l'énergie. Les 13e rencontres parlementaires de l'énergie, organisées mercredi 10 octobre, ont permis à la plupart des acteurs du secteur (à l'exception notable d'EDF, non représenté) d'adresser de virulentes plaidoiries au gouvernement. Des revendications envoyées à quelques encablures du débat national sur l'énergie qui doit se tenir de novembre 2012 à mai 2013 et déboucher sur un projet de loi de programmation en juin 2013.
• «Pas
d'urgence pour ouvrir les concessions hydrauliques»
Cette phrase du député PS François Brottes, auteur du projet de loi en discussion sur la tarification progressive de l'électricité, a tout de suite mis le feu aux poudres dans la salle. Même s'il
répétait une opinion qu'il avait déjà émise pendant la campagne présidentielle. Le sang de Fréderic de Maneville n'a fait qu'un tour. Président de Vattenfall France, la filiale de l'électricien
public suédois, il attend, comme nombre de ses concurrents européens, depuis 2010 au moins, de concourir aux appels d'offres que la France doit lancer pour ouvrir à la concurrence les très
rentables concessions hydrauliques hexagonales. «Rappeler, comme vient de le faire François Brottes, que l'hydraulique est important et affirmer qu'il n'y a pas urgence, c'est dire une chose et
son contraire», a-t-il lancé. «C'est pratiquer une politique de stop and go, comme la politique solaire du précédent gouvernement, critiquée ... par la majorité actuelle».
• Viser
2050 et ne pas se cantonner à l'électricité
Ce sont les deux mots d'ordre de Pierre-Franck Chevet, le patron de la DGEC (direction générale de l'énergie et du climat), interprétés par tous comme une préfiguration de la tonalité du futur
débat sur l'énergie. «Disposer d'un début de cap pour 2030 devient urgent, compte tenu des durées d'amortissement des investissements à consentir. Mais se préoccuper de 2050 où la pression sur
les ressources va doubler est également urgent», a-t-il souligné. L'électricité ne représente que 23% de la consommation d'énergie en France, a-t-il rappelé. «Il ne faut pas perdre de vue 80% de
notre problème, à savoir la chaleur (70% de la consommation d'énergie, selon Dalkia), l'efficacité énergétique des bâtiments (avec une action proche du terrain) et les transports». Le tout en
«pesant au trébuchet les aides injectées dans le système et en intégrant dans l'équation la question du CO2, le retour emploi et la balance commerciale».
• Etendre la
CSPE, la taxe sur l'électricité qui finance les renouvelables?
«La CSPE est insuffisante aujourd'hui et pourtant, la marche à accomplir reste bien plus importante que les efforts déjà faits », met en garde Robert Durdilly, président de l'Union française de
l'électricité où EDF dispose de 40% des droits de vote. «Il y a un déficit de 4 milliards d'euros de la CSPE» à la charge d'EDF, confirme le député PS Marc Goua, rapporteur sur l'énergie pour le
projet de loi de finances 2013. «Il faudrait considérablement l'augmenter», estime-t-il. Cette taxe, payée sur la consommation d'électricité, est déjà passée de 4,5 à 10,5 euros le MWh entre 2008
et 2012. Bilan: certaines voix s'élèvent pour la faire supporter par toutes les énergies, dont en premier lieu le gaz, grand concurrent de l'électricité sur le chauffage résidentiel. «Le problème
de financement de la CSPE est derrière nous», estime au contraire, sans surprise, Bruno Bensasson, en charge de la stratégie chez GDF
Suez. Peu désireux de voir les
factures de gaz s'alourdir, sans pour autant gagner davantage -souci partagé d'ailleurs par EDF, GDF Suez estime que les nouvelles règles de la CSPE, qui peut depuis 2003 croître de 3 euros par
an, permettra de renverser la vapeur dès 2013 et de stopper le déficit des recettes en 2017. Une CSPE sur le gaz provoquerait une hausse de 10 à 20% des factures de gaz, selon
GDF Suez.
• Relancer Linky, au cœur de la
transition énergétique
Soulagé par l'annonce mardi par la ministre de l'Energie de la (re)mise en place d'un groupe de travail pour relancer Linky, le compteur intelligent, bloqué depuis près d'un an, Marc Bouillot,
d'ERDF, a rappelé les atouts de ce boîtier. Cet investissement de 4,5 milliards d'euros (entièrement pris en charge par EDRF, a-t-il rappelé) représente 100.000 emplois sur 7 à 8 ans, dont la
formation de 15.000 jeunes aux métiers de l'électricité. Il facilitera la rénovation énergétique des bâtiments anciens, prévue par la loi Brottes. «La France dispose de champions en matière de
réseaux intelligents et de solutions de pilotage, comme Alstom
Grid ou Schneider. Et
pourtant, souvent, nos innovations voient le jour dans d'autres pays que la France où la transition énergétique a déjà commencé», a déploré Grégoire Poux-Guillaume, président d'Alstom
Grid.
• Construire
de nouvelles centrales nucléaires en France
C'est le souhait de Dominique Louis, le patron d'Assystem,
société d'ingénierie nucléaire française. «Il est indispensable de construire de nouvelles centrales nucléaires en France pour assurer l'avenir de la filière nucléaire hexagonale», affirme-t-il.
«Ce qui est difficile c'est la construction», a-t-il tenté de rassurer au sujet des déboires de l'EPR. «Il coûte cher parce qu'on n'en construit que deux en France et en Finlande [oubliant l'EPR
chinois visiblement], ce sera différent quand on en aura construit 30», promet-t-il. Il table sur une baisse de 30% du coût (6 milliards d'euros aujourd'hui) grâce aux économies d'échelle.
«Le débat stérile qui prétend opposer les énergies renouvelables au nucléaire est d'une bêtise affigeante», a renchéri Jacques Guérault, directeur des affaires publiques d'Areva.
Le nucléaire, c'est 125.000 emplois directs et 400.000 emplois indirects, a-t-il affirmé, en ajoutant «pour vendre des centrales en Inde ou en Chine, on a besoin de savoir où va le nucléaire
français». «Après Flamanville, que fait-t-on pour la génération 3, on arrête ou on continue?»; s'interroge-t-il, relançant à sa façon les questions qui se posent depuis des années chez
EDF sur l'avenir de la filière
EPR.
•
Ne pas écarter le gaz de schiste
C'est la patron de Shell France, Patrick Romeo, qui doit surtout faire accepter ses forages en Guyane, qui s'y est collé. «Le gaz de schiste aux Etats-Unis,
c'est 0,5% du PIB sur 5 ans, 900 dollars d'économies par an par ménage et 600.000 emplois selon Obama», affirme-t-il. «Le tout avec une technique qu'on utilise tous les jours en France pour
l'eau potable et la géothermie», ajoute-t-il. Il s'est ensuite contenté sobrement de rappeler que les hydrocarbures, c'est 80% de la facture de 50 milliards d'euros. Copyright
Reuters - Marie-Caroline Lopez | 10/10/2012, 17:27
L'Europe renforce a minima le contrôle des forages en mer
L'Union européenne va renforcer le contrôle des risques liés aux forages pétroliers et gaziers en mer mais restera très loin des objectifs ambitieux évoqués en avril 2010, après la catastrophe de la plateforme Deepwater Horizon dans le golfe du Mexique. Le projet de loi voté par la commission "industrie et recherche" du Parlement européen, mardi 9 octobre, confirme cette approche prudente : après avoir renoncé, fin 2010, à un moratoire sur les forages, les Européens devraient abandonner l'idée d'un règlement contraignant. Ce projet initial de la Commission de Bruxelles a été écarté au profit d'une simple directive, qui fixe des objectifs mais laisse aux Etats la liberté de choisir les moyens pour les atteindre. De quoi inquiéter les organisations environnementales, qui déplorent le manque de garanties d'un texte qui devra, en outre, encore être négocié avec le Conseil avant un vote en séance plénière. La proposition législative adoptée mardi prévoit que les compagnies pétrolières et gazières soient désormais tenues de soumettre des rapports sur les "dangers majeurs" liés à leur activité et sur leurs plans d'intervention d'urgence avant d'obtenir des permis. Chaque demandeur devrait prouver de façon détaillée sa capacité à réparer d'éventuels dommages. Les Etats seraient, quant à eux, tenus de préparer des plans d'urgence pour toutes les installations situées sur leur territoire. Un amendement ajouté au projet de la Commission évoque un rôle accru de l'Agence européenne de sécurité maritime dans la préparation des plans d'intervention et le contrôle des dommages. Mais les compétences de l'agence ne seront pas étendues et elle n'assurera pas la certification indépendante des mesures de sécurité, comme le réclamaient des experts.
"TEXTE TRÈS PAUVRE EN GARANTIES"
Le rapporteur du texte, l'eurodéputé chrétien-démocrate belge Ivo Belet, voit toutefois dans ce texte l'ébauche d'un "cadre législatif solide", capable de limiter au maximum les périls environnementaux. "Nous avons un texte très pauvre en garanties, qui ne permet pas de combler les vides de la législation", objecte sa collègue Michèle Rivasi, co-rapporteuse. Cette élue du groupe des Verts-ALE déplore que les opérateurs ne soient pas rendus "pleinement responsables, juridiquement et financièrement, en cas d'accident". Un intense lobbying des compagnies pétrolières, auprès notamment des eurodéputés britanniques (la moitié du millier de plateformes off-shore européennes sont exploitées par le Royaume-Uni), a permis de réduire les ambitions de certains députés et de la Commission. Günther Oettinger, le commissaire à l'énergie, qui affirmait vouloir réduire au "minimum absolu" les risques liés aux activités de forage en mer, a ainsi dû renoncer à son projet de moratoire, d'autant que l'octroi des permis relève de la compétence des Etats. Depuis, Bruxelles plaide, en vain, pour un renforcement des dispositions sur les forages "au niveau mondial". Les organisations environnementales redoutent désormais une augmentation des risques, compte tenu de nombreuses demandes de nouveaux permis de forage introduites en Europe. L'association Oceana souligne quant à elle que les eurodéputés ont également rejeté toute idée de moratoire sur les forages dans la zone arctique, ce qui accroît les dangers de catastrophes écologiques. LE MONDE | 11.10.2012 à 15h23 | Par Jean-Pierre Stroobants
http://www.lemonde.fr/acces-restreint/planete/article/2012/10/11/6a6c69996b6e68c593686667649f6a_1773890_3244.html
Le CESE s’est exprimé
sur le sujet de la gestion préventive des risques environnementaux : la sécurité des plateformes pétrolières en mer - Publié le : 13/03/2012
Dans la production mondiale d’hydrocarbures, la part de l’offshore ne cesse de progresser. La France dispose d’un potentiel pétrolier à développer grâce à ses onze millions de kilomètres carrés d’espaces maritimes répartis sur toutes les mers du globe. Elle a aussi à l’égard de leurs richesses environnementales une responsabilité de premier plan. Le CESE, qui s’est déjà impliqué par le passé dans le débat sur la prévention et la gestion des accidents majeurs, s’est saisi de la problématique des risques encourus du fait de l’activité offshore. L’avis analyse comment s’effectue la prise en compte des risques environnementaux par les différents acteurs et propose des perspectives d’évolution pour assurer une meilleure sécurisation de ces activités, grâce à des évolutions de la réglementation, à une meilleure organisation des activités de régulation et de contrôle, et à une meilleure application du principe de participation du public.
Le Nobel de la paix décerné à une UE en crise économique
Par Balazs Koranyi et Victoria
Klesty | Reuters – il
y a 25 minutes
José Manuel Baroso, le président de la Commission européenne. Aux prises avec une grave crise économique et sociale, l'Union européenne a reçu vendredi le prix Nobel de la paix 2012 pour son rôle dans l'unification du Vieux Continent. /Photo prise le 12 octobre 2012/REUTERS/Yves Herman
OSLO (Reuters) - Secouée par une grave crise économique et sociale, l'Union européenne a reçu vendredi un coup de pouce au moral en se voyant attribuer le prix Nobel de la paix 2012 pour son rôle dans l'unification du Vieux Continent. "L'Union et ses pionniers ont contribué pendant plus de six décennies à promouvoir la paix et la réconciliation, la démocratie et les droits de l'homme en Europe", a indiqué le comité Nobel norvégien. Le nom du lauréat a été officiellement annoncé à 09h00 GMT (11h00 en France) par les cinq membres norvégiens du jury, présidé par Thorbjorn Jagland, par ailleurs secrétaire général du Conseil de l'Europe. L'UE a joué un rôle clé dans la transformation de l'Europe "d'un continent de guerres en un continent de paix", a déclaré ce dernier. "C'est un message adressé à l'Europe pour qu'elle fasse tout ce qui est en son pouvoir pour préserver ce qu'elle a réalisé et pour aller de l'avant", a-t-il ajouté en soulignant que cette distinction avait pour objet de rappeler tout ce qui serait perdu "si on permettait l'effondrement de l'Union". Le choix du comité Nobel peut surprendre en raison des difficultés économiques actuelles de l'UE, secouée par la crise des dettes dans la zone euro. Le continent est plongé dans une cure d'austérité drastique qui se traduit par de vives tensions sociales et des regains de nationalisme. "L'UE connait actuellement de graves difficultés économiques et des troubles sociaux considérables. Le comité Nobel norvégien souhaite mettre l'accent sur ce qu'il considère comme le plus grand résultat obtenu par l'UE : le combat victorieux pour la paix, la réconciliation et pour la démocratie et les droits de l'homme", déclarent les cinq membres du comité. La Norvège, où siège le comité du prix Nobel de la paix, a refusé à deux reprises d'intégrer l'Union européenne, en 1972 et 1994. Le pays, classé au premier rang de l'indice de développement humain établi par l'Onu, a prospéré en dehors de l'UE grâce notamment à ses richesses en hydrocarbures.
UNE GUERRE ENTRE L'ALLEMAGNE ET LA FRANCE EST "IMPENSABLE"
Les cinq membres du Comité Nobel sont désignés par le Parlement norvégien, où les différents partis représentés sont divisés sur l'hypothèse d'une adhésion à l'UE. Thorbjorn Jagland est lui-même un partisan d'une telle adhésion. "Dans l'entre-deux guerres, le Comité Nobel norvégien a plusieurs fois distingué des personnes ayant travaillé à la réconciliation entre l'Allemagne et la France. Depuis 1945, cette réconciliation est devenue une réalité", dit le comité. "Sur une période de 70 ans, l'Allemagne et la France ont été trois fois en guerre. Aujourd'hui, la guerre entre l'Allemagne et la France est impensable." Le président du Parlement européen, l'Allemand Martin Schulz, s'est dit "profondément ému et touché" par cette distinction, qui constitue à ses yeux la reconnaissance des efforts de réconciliation entrepris par les Européens après la Seconde Guerre mondiale. "La réconciliation est l'essence même de l'UE. Cela peut être une source d'inspiration. L'UE est un projet unique qui a remplacé la guerre par la paix, la haine par la solidarité", a écrit Martin Schulz sur Twitter.
Herman Van Rompuy, président du
Conseil européen, a exprimé sa fierté après l'attribution du prix Nobel de la paix à l'Union européenne, qui est à ses yeux "la plus grande force de paix de l'Histoire". "Nous sommes tous très
fiers que les efforts de l'Union européenne en faveur de la paix en Europe soient récompensés", a-t-il dit à des journalistes lors d'une visite à Helsinki. "Il est juste que l'effort
extraordinaire accompli par les Européens et leurs dirigeants pour établir une paix définitive sur leur continent, historiquement ravagé par les guerres, soit reconnu et honoré", a dit de son
côté l'ancien président français Valéry Giscard d'Estaing. Créée par six pays en 1957 dans le cadre du Traité de Rome, la communauté européenne s'est progressivement développée pour représenter
désormais 27 Etats, notamment avec l'élargissement dans les années 2000 vers les pays d'Europe de l'Est auparavant sous la tutelle de l'Union soviétique du temps de la Guerre froide. avec Alister
Doyle, Terje Solsvik et Yves Clarisse; Bertrand Boucey et Pascal Liétout pour le service français
http://fr.news.yahoo.com/le-prix-nobel-la-paix-attribu%C3%A9-%C3%A0-lunion-090544324.html
Des députés socialistes choqués par Proglio
Trois députés socialistes se plaignent, dans un communiqué, que Henri Proglio, PDG d'EDF ait pris « le contre pied des orientations du gouvernement » lors de ses interventions ce mercredi matin à
une table ronde à l'assemblée nationale. Cela risque de « compromettre la marche vers la transition énergétique », ajoutent-ils. Henri Proglio fait bien de rester muet ces derniers temps. Dès
qu'il prend la parole, il agace, voire irrite fortement. C'est le cas pour trois députés socialistes (Philippe Bies, Bas-Rhin, Alexis Bachelay, Hauts de Seine, Arnaud Leroy, français hors de
France) qui ont jugé nécessaire de s'indigner dans un communiqué des propos tenus par le PDG d'EDF lors d'une table ronde organisée ce mercredi matin à l'assemblée nationale. « Force est de
constater que les propos des deux responsables des principales entreprises concernées par le processus de transition énergétique n'ont pas été à la hauteur des enjeux », écrivent-ils en visant
Henri Proglio et Luc Oursel, patron d'Areva.
Avant de s'en prendre au seul PDG d'EDF.
« Henri Proglio, Pdg d'EDF, s'est même autorisé à plusieurs reprises de prendre le contre-pied des orientations du gouvernement et des annonces réalisées par le Président de la République
lors de l'ouverture de la Conférence environnementale du 14 septembre dernier », dénoncent-ils. « Nous regrettons ce décalage qui, s'il devait persister, contient tous les risques de
compromettre la marche, déjà complexe, vers la transition énergétique », ajoutent-ils. En séance, un autre député socialiste avait été plus direct encore avec Henri Proglio. "Lors de la campagne
des présidentielles, vous avez pris une position publique d'opposition au programme du candidat Hollande en ce qui concerne l'énergie nucléaire. Celui-ci ayant été élu, la logique de vos
engagements ne devrait-elle pas vous conduire à présenter votre démission?", lui a demandé Philippe Plisson, député socialiste de Gironde. Une sortie qui lui a valu des remontrances d'un autre
député socialiste, le président de la commission du développement durable de l'Assemblée Jean-Paul Chanteguet, qui coorganisait cette table ronde avec le président de la commission des affaires
économiques François Brottes.
De
son côté, le député EELV François-Michel Lambert estime « surestimés » les chiffres de prévisions de consommation énergétique avancés par Henri Proglio ce matin. Le PDG d'EDF a affirmé que la
consommation électrique française pourrait augmenter de près de 40% d'ici 2025. "Je signale à tout hasard qu'avec 2% d'hypothèse de croissance économique annuelle et compte tenu de la démographie
et des habitudes de consommation (...), le parc actuel de production français, toutes énergies confondues, ne suffirait qu'à satisfaire 60% de la demande en 2025", a-t-il déclaré. Avant d'en
conclure qu'il ne fallait pas fermer de centrales nucléaires pour répondre à l'objectif de 50% d'électricité d'origine nucléaire d'ici 2025. "Comment peut on parler de mix sans parler de quantité
d'énergie dont on voudrait disposer?", a-t-il plaidé. "Est-ce qu'il ne faut pas poser la question de savoir d'où viendrait l'électricité pas encore produite plutôt que de se poser la question de
savoir comment on supprimerait des moyens de production existants?", s'est-il exclamé. Marie-Caroline Lopez | 10/10/2012, 19:14 - 448 mots
© D.R. - Ministère du Redressement
productif
Le ministre du Redressement productif l’a annoncé, vendredi 12 octobre. Au même moment, au cours d'un comité central d'entreprise, la direction d'Eon France a officialisé un projet de réorganisation de ses activités de production d'électricité à partir du charbon de sa filiale SNET. "Le ministre souhaite recevoir assez rapidement l'intersyndicale d'EON avec ses collègues concernés" du Travail et de l'Energie, a indiqué la porte-parole d’Aranud Montebourg. "Il aimerait faire aboutir l'idée d'une mission, réclamée par les élus, qui porterait sur l'avenir des centrales thermiques à charbon", a-t-elle poursuivi, en expliquant que les "contours de cette mission restaient encore à définir". Le ministère du Redressement productif a, en revanche, démenti la rumeur qui circulait selon laquelle il pourrait nommer un expert pour se pencher sur l’offre de reprise de Sparkilng. "Le problème de l'offre Sparkling, c'est qu'elle n'existe pas", a affirmé une source proche du dossier à l’AFP. La dirigeante française de Sparkling, Michèle Assouline assure avoir le soutien financier du groupe américain Wamar pour investir des centaines de millions de dollars dans la reprise. "Mais il n'y a eu aucune lettre d'intention de cet investisseur américain", a indiqué cette même source. "A chaque fois qu'il a été demandé à Mme Assouline d'apporter des preuves de financement, elle n'a pas été en mesure de le faire". Par Astrid Gouzik - Publié le 12 octobre 2012, à 09h06
http://www.usinenouvelle.com/article/eon-france-arnaud-montebourg-demande-une-mission-sur-l-avenir-des-centrales.N183882?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+a-la-une+%28Usine+nouvelle+-+A+la+une%29#xtor=RSS-215
L'AIE revoit à la baisse la demande pétrolière mondiale jusqu'en 2016
PARIS - L'Agence internationale de l'énergie (AIE) a revu vendredi à la baisse ses prévisions de croissance de la demande pétrolière jusqu'en 2016, ne tablant plus que sur une hausse de 1,2% par an en moyenne, au lieu de 1,3% auparavant, du fait de la dégradation de l'économie mondiale. Selon le rapport à moyen terme sur le marché pétrolier, publié par l'agence énergétique de l'OCDE, la demande d'or noir devrait passer de 89,79 millions de barils par jour cette année à 94,45 millions en 2016, soit environ un demi million de barils par jour de moins que ce qu'elle anticipait jusque là. Des révisions de données antérieures et une croissance économique inférieure à ce qui était attendu ont conduit à une réduction d'environ un demi million de barils par jour pour 2012, et d'autant sur la période 2011-2016, a souligné l'AIE dans cette étude. Les prévisions de croissance économique tout au long de la période se sont réduites sur fond de craintes persistantes liées à la dette dans l'OCDE, en particulier, dans la zone euro, et même la Chine, principal moteur de la hausse de la demande au cours de la décennie écoulée, donne des signes de ralentissement, ajoute-t-elle. Dans le détail, les nouvelles projections de l'AIE sont inférieures de 480.000 baril par jour (b/j) pour 2012 et 930.000 barils b/j pour 2013, par rapport à sa précédente étude prospective publiée en décembre dernier. Les révisions pour les années suivantes vont dans le même sens : -880.000 b/j pour 2014, -680.000 pour 2015, -540.000 pour 2016. Enfin, pour l'année 2017, où il s'agit d'une première estimation, l'AIE table sur une demande de 95,68 millions de barils par jour. (©AFP / 12 octobre 2012 10h06)
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