Partager l'article ! HORIZON 2050_NOS ENFANTS NOUS ACCUSERONT, LES LARMES DE RIO (*): Le Sommet des peuples de Rio, qui s’est tenu en parallèle du somme ...
Le Sommet des peuples de Rio, qui s’est tenu en parallèle du sommet onusien désormais qualifié par plusieurs d’« échec historique » ou de « Rio-20 », en est venu à la conclusion que le problème principal de la planète est ce capitalisme sauvage, qu’aucun groupe de pays ne parvient à réformer, et qui asservit les populations, pille les richesses naturelles et surexploite la planète sous le vocable justificateur de « mondialisation ».
Rio+20 un texte insuffisant : L'accord de Rio+20 a déçu malgré
un consensus. La société civile pense qu'il est désormais temps de prendre le relais. Les négociations internationales sur les changements climatiques sont vaines. Sur les 90 objectifs convenus à
Rio en 1992, seuls quatre ont été atteints et la situation a empiré dans de nombreux domaines au cours des vingt dernières années. Au lendemain de Rio+20, Greenpeace pense abandonner les
négociations internationales et se tourner vers des campagnes de désobéissance civile. Si négociations et accords internationaux ont pu réussir dans les domaines de la paix et de la santé,
ceux-ci ne sont pas adaptés au problème du changement climatique. Le changement climatique est une « longue urgence », selon le journaliste américain James Howard Kunstler. Ses effets
sont lents et imperceptibles mais pourraient être considérables et dévastateurs. N’étant pas un problème à long terme pouvant être traité progressivement par une gestion prudente et une
coordination négociée, il demande une réponse immédiate, ferme et audacieuse.
1er juillet 2012 : Journée mondiale du bandeau blanc
pour la lutte contre l'extrême pauvreté.
Les principaux engagements :
ERADICATION DE LA PAUVRETÉ
La pauvreté baisse dans le monde
[Le nombre de personnes vivant sous le seuil d’extrême
pauvreté dans le monde s’est réduit de 1,9 à un peu moins de 1,3 milliard entre 1981 et 2008. Une évolution d’autant plus positive que dans le même temps la population mondiale s’est
accrue. Du coup, le taux d’extrême pauvreté a été réduit de moitié : 22,4 % de la population mondiale vit aujourd’hui avec moins de 1,25 dollar par jour [SEUIL D’EXTRÊME PAUVRETÉ]
contre 52,2 % au début des années 1980].
La plupart des régions du monde ont vu l’extrême pauvreté reculer. La
réduction la plus spectaculaire est observée en Asie de l’Est, notamment sous l’impulsion de la Chine : on compte aujourd’hui 284 millions de personnes extrêmement pauvres (14,3 % de la
population) alors qu’elles étaient plus d’un milliard en 1981 (77,2 % de la population). Le constat pour l’Afrique subsaharienne est en revanche plus mitigé. La part de la population
concernée par l’extrême pauvreté n’a reculé que légèrement (47,5 % en 2008 contre 51,5 % en 1981), et le nombre de personnes a même augmenté (386 millions aujourd’hui contre 204,9
millions en 1981). La baisse de l’extrême pauvreté depuis le début des années 2000 ne compense pas la hausse observée durant les années 1980 et 1990. 1,3 milliard d’habitants vivent cependant toujours sous le seuil d’extrême pauvreté, soit près
du quart des habitants de la planète.
Mais il y a d’abord ce constat réjouissant: la pauvreté dans le monde en 2010 a
diminué de moitié par rapport à l’année 1990. Dans toutes les régions du globe, le nombre de pauvres a baissé. Selon la FAO, l’inégalité relative des revenus par habitant devrait être considérablement
réduite d’ici à 2050. La croissance économique mondiale prévue, d’environ 2,9 pour cent par an permettrait une réduction sensible, voire
l’élimination quasi intégrale, de la pauvreté absolue « économique » dans les pays en développement (personnes disposant de moins de 1,25 USD par
jour). Cela étant, même en 2050, le problème du dénuement économique et de la malnutrition de vastes couches de la population sera encore
loin d’être résolu : le seuil de 1,25 USD par jour est tout simplement trop bas. Selon des critères moins rigoureux, le dénuement et la
sous-alimentation resteront généralisés, mais bien moins qu’aujourd’hui. Ces tendances signifient que la demande de consommation de
produits alimentaires continuerait de croître. Selon les prévisions, la demande de céréales (destinées à la consommation humaine et animale) pourrait
atteindre quelque 3 milliards de tonnes d’ici à 2050, contre près de 2,1 milliards aujourd’hui. L’avènement des biocarburants a la capacité potentielle de modifier certaines
des tendances annoncées et de faire progresser la demande mondiale. Les projections montrent que pour pouvoir nourrir une population
mondiale de 9,1 milliards de personnes en 2050, la production alimentaire globale devra progresser de quelque 70% entre 2005/07 et 2050
(et presque doubler dans les pays en développement), avec de ce fait des augmentations importantes dans la production des principaux produits essentiels. Nourrir la population mondiale de façon adéquate supposerait
aussi de produire les types d’aliments qui manquent aujourd’hui pour assurer la sécurité nutritionnelle. MAIS
90% de la croissance de la production agricole (80% dans les pays en développement) devraient provenir de
l’accroissement des rendements et du taux d’exploitation !
DÉMOGRAPHIE A L’HORIZON 2050
La population mondiale devrait augmenter de plus d’un tiers, soit 2,3 milliards de personnes, entre 2009 et 2050. La quasi-totalité de cette progression devrait concerner les pays en développement. Parmi ce groupe, la population de l’Afrique subsaharienne marquerait l’avancée la plus rapide (+ 114 pour cent) et celle de l’Asie orientale et du Sud-Est la plus faible (+ 13 pour cent).Les perspectives démographiques de l'ONU sur lesquelles sont fondées la quasi-totalité des exercices de prospective de l'alimentation retiennent une population de 9 milliards d'individus à l'horizon de 2050. Ceci correspond à une augmentation de 50 % de la population mondiale entre 2000 et 2050 et de 28,6 % entre 2011, où la population mondiale est de 7 milliards d'habitants, et 2050. On néglige souvent que cette projection centrale est accompagnée d'autres scénarios, l'un avec une population de l'ordre de 7,9 milliards d'habitants, d'autres où la population atteindrait de 11 à 12 milliards d'individus.
La population des pays les moins avancés ferait plus que doubler avec une multiplication par quatre quand les pays développés verraient leur population stabilisée. Pour les pays en développement, la croissance de la population atteindrait 50 %.
Sécurité alimentaire, nutrition et agriculture durable
LA FAIM : UNE MENACE QUI S'AGGRAVE
Si l'on parle aujourd'hui couramment de défi alimentaire c'est largement en raison des perspectives démographiques qui ressuscitent le spectre du convoqué par Malthus et son « principe de population ». Pour autant si les prospectives du défi alimentaire sont sensibles aux perspectives de population, à l'évidence, la modélisation de la demande de produits agricoles est une opération qui réclame de poser un très grand nombre d'hypothèses que le champ purement démographique n'épuise pas. Les tendances de la demande de nourriture dépendent a priori principalement de trois variables : la croissance démographique est une variable quantitative lourde mais qu'il faut « qualifier » en considérant l'évolution des revenus des populations mais aussi les évolutions touchant leur répartition. Par ailleurs, des facteurs importants doivent être considérés en plus de ces variables comme susceptibles d'influer sur la demande en orientant son cours : les régimes alimentaires ; le niveau des pertes et gaspillages.
Moyennant une population mondiale qui connaîtrait un pic à 9 milliards d'habitants en 2050, la production agricole devrait augmenter dans des proportions globalement beaucoup plus importante pour satisfaire la demande. Il n'y a pas d'homothétie [application linéaire] entre l'augmentation de la population et l'augmentation des besoins alimentaires mondiaux en raison de trois facteurs principaux. La structure démographique doit être prise en considération. Ainsi, la pyramide des âges va évoluer et le régime alimentaire étant différent d'une classe d'âge à l'autre, le volume total de la demande par continent et par pays sera influencé pour ces « repyramidages ». L'Europe aura une plus faible proportion de jeunes et donc consommera moins au contraire de l'Afrique. Par ailleurs, il faut aussi considérer le nombre de femmes enceintes qui modifie le volume des besoins alimentaires théoriques. Le régime alimentaire change en fonction de la localisation urbaine ou rurale du consommateur : les urbains cherchent à consommer plus de viande et de produits faciles à l'emploi (riz, pâtes, pain), ce qui modifie le contenu de la demande car il faut de 3 à 10 calories végétales, selon les cas, pour produire une calorie animale (il faut en effet alimenter les animaux pour produire de la viande). En fonction de l'ampleur des phénomènes d'urbanisation, il en résultera une demande plus ou moins forte de surface agricole destinée à des productions pour l'alimentation animale susceptible d'entrer en concurrence directe avec les surfaces destinées à alimenter directement les populations humaines. La demande alimentaire évoluera en fonction des revenus.
Pour une part importante, cette variabilité est attribuable aux perspectives concernant la ration alimentaire disponible par tête. Les projections de la FAO s'appuient sur une augmentation modérée de la ration individuelle disponible (+ 11 % entre 2005 et 2050). Dans la projection réalisée en 2006, la ration alimentaire disponible moyenne s'élèverait à 3 130 kcal par jour et par personne en 2050. Cette hypothèse n'est qu'une de celles qui conduisent à estimer l'augmentation de la production agricole nécessaire pour relever le défi alimentaire, la variable la plus lourde résidant dans l'accroissement démographique, mais c'est une hypothèse essentielle. Mais, également, dans cette hypothèse, 4 % de la population des pays en développement resterait en état de sous-nutrition en 2050. La totalité des prospectives montrent que les besoins alimentaires augmenteront donc dans des proportions très variables selon les régions du monde.
LE CHANGEMENT CLIMATIQUE
Le changement climatique anthropique est le fait des émissions de gaz à effet de serreengendrées par les activités humaines, modifiant la composition de l'atmosphère de la planète. À cette évolution viennent s'ajouter les variations naturelles du climat. Les changements climatiques sont dus à l'industrialisation de la planète et à l'utilisation massive d'énergies fossiles [réchauffement climatique d'origine anthropique].
Les observations effectuées dans tous les continents et la plupart des océans prouvent que de nombreux systèmes naturels sont affectés par les changements climatiques régionaux, en particulier les augmentations de température. On peut affirmer avec un degré de confiance élevé que les systèmes naturels sont affectés par des changements touchant l’enneigement, les glaces et les pergélisols (y compris le permafrost). L’évaluation mondiale des données depuis 1970 indique que le réchauffement d’origine anthropique a probablement eu des conséquences visibles sur de nombreux systèmes biophysiques. Les possibilités d’adaptation sont nombreuses à l’heure actuelle, mais pour réduire la vulnérabilité au changement climatique futur il est impératif d’en élargir la fourchette car il existe des obstacles, des limitations et des coûts, mais ceux-ci ne sont pas parfaitement compris. Le changement climatique pourrait entraver les nations dans leur élan à accéder à des voies de développement durable
Sans nouvelles politiques d'ici à 2050, les perturbations liées au changement climatique vont sans doute s’aggraver et devenir irréversibles, puisqu’on prévoit une augmentation de 50 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES), essentiellement imputable à un accroissement de 70% des émissions de CO2 liées à l'utilisation d'énergie. La concentration atmosphérique de GES pourrait atteindre 685 parties par million (ppm) d’ici à 2050 [le seuil de 400ppm a été atteint en juin]. La température moyenne mondiale dépasserait alors de 3°C à 6°C les niveaux préindustriels, excédant l’objectif convenu à l’échelle internationale, à savoir une limitation du réchauffement global à 2°C. Dépasser le seuil de 2°C entraînerait une altération des régimes pluviométriques ; une fonte accrue des glaciers et du permafrost ; une montée du niveau de la mer et une augmentation de l’intensité et de la fréquence d’événements météorologiques extrêmes. La capacité des populations et des écosystèmes à s’adapter pourrait être mise en danger.
Note: "OCDE AI" désigne le groupe des pays de l'OCDE visés à l'annexe I du protocole de Kyoto.
Gt éq.-CO2 = Gigatonnes d'équivalent-CO2.
Source: Scénario de référence des Perspectives de l'environnement de l'OCDE, résultats
ENV-Linkages.
Selon les scénarios du GIEC, le réchauffement global devrait s’accroître d’au moins 1,1 °C supplémentaire d’ici à 2100 et jusqu’à 6,4 °C, dans le cas le plus pessimiste. Face à ces enjeux, l’une des solutions envisagées est de recourir au stockage géologique du CO2. Même si la directive 2009/31/CE du 23 avril 20091 « relative au stockage géologique du dioxyde de carbone » établit un cadre juridique pour cette filière industrielle, de nombreuses questions scientifiques et techniques demeurent afin de garantir sa sécurité et ce, sur des périodes de plusieurs centaines à milliers d’années.
La Commission Européenne propose des mesures pour réduire les émissions polluantes de plus de 80 % sans nuire à l'approvisionnement en énergie ni à la compétitivité. Déterminée à réduire d'ici à 2050 les émissions de gaz à effet de serre de 80-95 % par rapport aux niveaux de 1990, l'Union européenne étudie actuellement différents scénarios de «décarbonisation». Les scénarios associent les quatre grands axes de la décarbonisation: efficacité énergétique, sources d'énergie renouvelables, énergie nucléaire et captage et stockage du carbone. Il en ressort que:
Tous les scénarios supposent que chaque État membre prenne des mesures pour lutter contre le changement climatique. Indépendamment des efforts déployés en matière de décarbonisation, des investissements s'imposent pour remplacer les infrastructures, dont certaines ont été construites il y a 40 ans. En 2005, l'Europe s'est , en effet, dotée d'un marché du carbone qui oblige certaines entreprises de payer pour leurs émissions de gaz à effet de serre. Mais depuis son établissement les prix ont chuté, et le système s'avère ainsi peu efficace.
La biodiversité est la diversité naturelle des organismes vivants. Elle s'apprécie en considérant la diversité des écosystèmes, des espèces, des populations et celle des gènes dans l'espace et dans le temps, ainsi que l'organisation et la répartition des écosystèmes aux échelles biogéographiques. Le maintien de la biodiversité est un composant essentiel du développement durable. Sans nouvelles politiques d'ici à 2050, l’appauvrissement de la biodiversité devrait se poursuivre, surtout en Asie, en Europe et en Afrique australe. À l’échelle mondiale, la biodiversité terrestre(mesurée par l’abondance moyenne des espèces – ou AME – un indicateur de l’intégrité des écosystèmes naturels) devrait enregistrer un recul supplémentaire de 10 % d’ici à 2050.
La superficie des forêts matures, plus riches en biodiversité, devraient diminuer de 13 %. Les principaux facteurs d’appauvrissement de la biodiversité sont notamment les changements dans l’utilisation des sols (ex. agriculture), l’expansion de la sylviculture commerciale, le développement des infrastructures, l’empiètement des activités humaines et la fragmentation des habitats naturels, ainsi que la pollution et le changement climatique. D’ici à 2050, le changement climatique sera devenu, selon les projections, le principal facteur d’appauvrissement de la biodiversité, suivi par la sylviculture commerciale et, dans une moindre mesure, le développement des cultures bioénergétiques.
On estime que cet appauvrissement et la perte des avantages liés aux services écosystémiques [L'approche écosystémique ou approche par écosystème est une méthode de gestion où les terres, l'eau et les ressources vivantes sont intégrées pour favoriser la conservation et l'utilisation durable et soutenable des ressources naturelles, afin de respecter les interactions dans les écosystèmes dont l'être humain dépend1. En résumé, toutes les parties d'un écosystème sont liées, il faut donc tenir compte de chacune d'entre elles], sous l’effet de la diminution des superficies forestières mondiales, par exemple, représentent globalement entre 2 000 et 5 000 milliards USD par an, selon l'étude « L’économie des écosystèmes et de la biodiversité » (TEEB) [Conférence TEEB : Discours de Simon Upton, Directeur à la Direction de l'environnement de l'OCDE sur les Perspectives de l'Environnement à l'horizon 2050, 19-22 mars, Leipzig, Allemagne]
Selon le GIEC, si la température mondiale moyenne dépassait 1,5 à 2,5°C,
jusqu’à 20 à 30% de la faune et de la flore seraient probablement menacés d’extinction ! D’après les projections, la résilience de nombreux écosystèmes sera probablement
dépassée au cours de ce siècle par un amalgame sans précédent de changements climatiques, de perturbations (inondations, sécheresses, incendies, insectes, acidification des océans etc.), et
d’autres facteurs de changements mondiaux (modification de l’affectation des terres, pollution, surexploitation des ressources etc.).Il sera nécessaire de s’adapter aux conséquences, déjà inévitables, du
réchauffement dû aux émissions passées.
[L'eutrophisation est la modification et la dégradation d'un milieu aquatique, lié en général à un apport excessif de substances nutritives (azote provenant surtout des nitrates agricoles et des eaux usées, et secondairement de la pollution automobile, et phosphore, provenant surtout des phosphates et des eaux usées), qui augmentent la production d’algues et d'espèces aquatiques, ainsi parfois que la turbidité, en privant parfois le fond et la colonne d'eau de lumière.]
EAU et ASSAINISSEMENT : L’ASSAINISSEMENT
L’assainissement est une démarche visant à améliorer la situation sanitaire globale de l'environnement dans ses différentes composantes. Il comprend la collecte, le traitement et l'évacuation des déchets liquides, des déchets solide et
des excréments.
Selon l’OMS, plus de 2,6 milliards de personnes ont profité
d’un accès à des points d’eau améliorés et 1,8 milliard à des installations d’assainissement entre 1990 et 2010. Cela démontre ce que les pays peuvent réaliser avec un engagement durable et des
ressources suffisantes. Cependant un pays sur trois estime que les ressources sont insuffisantes pour couvrir les coûts d’exploitation des services en zones urbaines. Le rapport GLASS 2012 qui
analyse et évalue les conditions d'accès à l'eau et à l'assainissement dans le monde, alerte sur le risque de dérapage qui pourrait intervenir si les ressources humaines et financières ne sont
pas consolidées En effet, l’absence de services d’assainissement
représente un risque grave pour la santé et un affront à la dignité humaine. Des milliards de personnes dans le monde, en particulier pauvres et les désavantagées, sont dans cette situation. Si
les projections actuelles se confirment, 2,7 milliards de personnes en 2015 n’auront pas accès à des services d'assainissement de base.
Les maladies liées à l’eau :
1- Le déficit corporel en eau ou les effets de la chaleur sur l'organisme humain
2- Les maladies causées par un manque d'eau salubre nécessaire à l'hygiène
3- Les maladies d'origine hydrique ou contractées en buvant de l'eau contaminée (choléra, gastro-entérites, ver de Guinée ou la dracunculose)
4- Les maladies transmises par des vecteurs liés à l'eau (paludisme)
Selon Jon Lane, le président du Conseil de concertation pour l’approvisionnement en eau et l’assainissement (WSSCC) il y a "cinq fois plus d’argent investi dans l’accès à l’eau potable que dans l’assainissement, alors que si on regarde les chiffres, cela devrait être l’inverse".
"Béni soit mon pays par la nature, mais il est maudit par l'homme », a déclaré Shanta Sheela Nair, Vice-président de la Commission de Planification d'Etat du département du Tamil Nadu en Inde. "Pourquoi la communauté mondiale n'est pas horrifié par la situation de l'assainissement en cours? Il s'agit de la plus grande indignité, en particulier pour les femmes et les filles. Besoins d’hygiène et élimination de menstrues dont les n’osent pas parlé, mais il est un élément clé du défi de l'assainissement et l'hygiène. »
LA SANTÉ ET L'ENVIRONNEMENT
D’après les projections, les expositions liées aux changements climatiques affecteront probablement la santé de millions de personnes et, en particulier, celles qui ont une faible capacité d’adaptation, par le biais:
• de malnutrition aggravée et des dérèglements qui s’ensuivent, avec des implications sur la roissance et le développement des enfants :
• de l’augmentation du nombre de décès, de maladies et d’accidents dus aux canicules, inondations, tempêtes,incendies et sécheresses;
• de maladies diarrhéiques chroniques plus fréquentes;
• de la modification de la répartition spatiale de certains vecteurs de maladies infectieuses, et
• d’affections cardio-vasculaires plus fréquentes dues aux concentrations plus élevées d’ozone au ras du sol provoquées par le changement climatique.
Les concentrations de polluants atmosphériquesdans certaines villes, en particulier en Asie, sont déjà bien supérieures aux niveaux préconisés par l’Organisation mondiale de la santé. En 2050, le nombre global de décès prématurés associés à l'exposition aux particulesdevrait plus que doubler pour atteindre 3.6 millions par an, la plupart de ces décès se produisant en Chine et en Inde. Compte tenu de leur vieillissement démographique et de leurs populations urbanisées, les pays de l'OCDE vont enregistrer l’un des plus forts taux de décès prématurés liés à l'ozone troposphérique, après l’Inde. Pourtant, les pays non membres de l'OCDE devraient accroître considérablement la production de substances chimiques, les BRIICS [Acronyme définissant les pays comme le Brésil, la Russie, l’Inde, l’Indonésie, la Chine et l’Afrique du Sud (BRIICS) qui vont devoir jouer un rôle clé dans la reprise économique mondiale] dépassant les pays de l'OCDE en termes de ventes mondiales en 2050 d’après le scénario de référence. Si les gouvernements des pays de l'OCDE affichent des progrès dans l’évaluation de l’exposition humaine aux substances chimiques, les effets sanitaires des substances chimiques restent mal connus.
La pollution de l'air en milieu urbain, qui se caractérise par la présence de particules fines (les aérosols, et notamment de carbone) et de smog urbain (y compris l'ozone) bien visible, cause déjà, en moyenne chaque année, la mort prématurée de 2,3 millions de personnes dans le monde dont 400 000 en Europe, selon l'Organisation météorologique mondiale et la Commission Européenne. Les PM2,5 ont surtout pour origine des réactions chimiques dans l’atmosphère et la combustion de carburant (gaz d’échappement des véhicules, production énergétique, installations industrielles, foyers domestiques, brûlage agricole)
Un rôle décisif devra être dévolu à certains facteurs qui agissent directement sur l’infrastructure de la santé publique, à savoir : l’éducation, les soins, la prévention publique en matière de santé, le développement des infrastructures et le développement économique.
Au cours des quatre dernières décennies, le monde a de plus en plus pris conscience du fait que nos ressources naturelles sont soumises à de sérieuses pressions. Une sensibilisation croissante au besoin d'assurer la durabilité a conduit toute une génération à prendre en compte les exigences du développement durable dans ses décisions de produire ou consommer. Il ne s'agit pas d'une bagatelle. Rio 92 fut un pas en avant majeur. D'importants textes légaux sur des questions clés ont été adoptés. Ces conventions ont assuré des progrès importants, que nous devons maintenir et sur lesquels nous devons nous appuyer. Nous nous trouvons face actuellement à un défi complexe. Il ne suffit pas de protéger l'environnement. Nous devons encourager les décideurs publics et privés à intégrer des préoccupations environnementales et sociales dans leurs programmes économiques et leurs stratégies de croissance. Les responsables politiques, les experts, les hommes et femmes d'affaires, les chefs de projet, et de nombreux autres acteurs publics et privés devront trouver une nouvelle façon de penser, afin de planifier et mettre en œuvre les initiatives du développement durable.
Dorénavant, une approche tridimensionnelle du développement est essentielle, une approche associant les préoccupations sociales, économiques et environnementales. Rio+20 s'efforce de devenir un tremplin pour ce nouveau modèle de développement. Pour cette raison, l'un des principaux sujets de Rio+20 est celui de parvenir à un nouveau consensus autour de la nécessité "d'objectifs de développement durable". Ils feront office de schéma directeur pour la coopération internationale sur le développement durable pour les années à venir. Les stratégies futures, aussi bien celles des gouvernements, que celles des chefs d'entreprises ou de la société civile, doivent offrir une approche intégrée et équilibrée qui englobe les trois piliers du développement durable.
Afin d'atteindre cet objectif, le Brésila décidé d'adopter de nouvelles méthodes. Des outils innovants pour les réunions multilatérales ont été présentés, qui rassemblent la société civile mondiale et les gouvernements nationaux. Les Dialogues pour le développement durable, une initiative brésilienne qui a été accueillie avec enthousiasme par les Nations unies, ont mis en place des moyens de communication directs entre les groupes intéressés et la société civile sur des aspects clés de la prise de décision. Par le biais d'une plateforme en ligne, plus d'un million de voix ont été émises, exprimant les points de vue sur 10 questions liées à la conférence. Les thèmes abordés allaient de l'énergie à l'eau, en passant par les villes durables et la sécurité alimentaire. Pendant 4 jours de réunion à Rio, les experts, hommes d'affaires, activistes et journalistes ont participé à des débats en direct et rationalisé les propositions qui seront remises aux chefs d'Etats et de gouvernements. Le succès des "Dialogues de Rio" a été tel que les Nations unies envisagent de faire de cette initiative une pratique généralisée pour les sommets à venir.
Un autre objectif clé du Rio+20 est le renforcement du cadre onusien pour le développement durable, en vue d'une plus grande efficacité et cohérence sur les questions. Rio+20 a lancé un débat important sur l'économie verte dans le contexte du développement durable et de l'éradication de la pauvreté, fondé sur l'accord qu'il n'existe pas de solution universelle qui convienne à tous. Une économie verte n'a de sens pour les pays développés que si elle est accompagnée d'améliorations significatives du niveau de vie de la population, avec une attention particulière pour ses membres les plus vulnérables.
Rio+20 représente une évaluation des 20 dernières années, ainsi qu'un regard sur les prochaines décennies. Nous sommes confiants que ce message trouvera écho au cours des années, favorisant de nouvelles initiatives capables de mener à un futur durable pour tous.
Antonio Patriota, ministre des relations extérieures du Brésil.
BIBLIOGRAPHIE :
(*) http://www.publicsenat.fr/lcp/politique/larmes-rio-286902
http://www.inegalites.fr/spip.php?article381
http://www.senat.fr/rap/r11-504/r11-5041.html
Thomas Robert Malthus, né près de Guildford (Surrey) le 13 février 17661 et mort à Bath (Somerset) le 29 décembre 1834 (à 68 ans), est un économiste britannique de l'École classique, et également un pasteur anglican. Il est surtout connu pour ses travaux sur les rapports entre les dynamiques de croissance de la population et la production, analysés dans une perspective « pessimiste », totalement opposée à l'idée smithienne d'un équilibre harmonieux et stable.
http://ec.europa.eu/news/energy/111219_fr.htm
Rapport GIEC 2007 / http://www.ipcc.ch/pdf/assessment-report/ar4/wg2/ar4-wg2-spm-fr.pdf
http://www.who.int/features/factfiles/sanitation/fr/index.html
http://www.wsscc.org/resources/resource-news-archive/wsscc%E2%80%99s-archana-patkar-reports-rio-water-and-sanitation-spur
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