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Mercredi 5 décembre 2012 3 05 /12 /Déc /2012 17:39

A LA UNE • La folie du gaz de schiste

Des Etats-Unis à la Chine en passant par la Pologne, les immenses gisements annoncés de gaz de schiste, encore peu exploités, attisent les convoitises. Et redessinent un nouvel équilibre du monde en termes de ressources énergétiques. Un dossier à lire dans Courrier international cette semaine.

Kiosque_la-folie-du-gaz-de-schiste.jpgUne nouvelle fois, les Etats-Unis mènent la course. Forts de leur avance dans l’exploitation du gaz de schiste, ils sont partis à la reconquête de leur indépendance énergétique. Attirées par la promesse d’un carburant bon marché et abondant, les usines reviennent s’implanter dans le pays. D’Alger à Pékin, de Moscou à Buenos Aires, la révolution du gaz de schiste bouleverse le paysage énergétique, menaçant les rentes établies. Gazprom, par exemple, a du souci à se faire : la baisse des prix du gaz induite par la nouvelle offre risque de laminer les marges du géant russe.
Il est toutefois trop tôt pour établir la liste des pays “bénis des dieux”, pour reprendre l’expression de l’ancien Premier ministre Michel Rocard (il parlait de la France), tant les évaluations des réserves mondiales font du yoyo. Il en faudrait plus pour décourager les industriels et les gouvernants, qui calculent déjà les retombées économiques de ces poches d’hydrocarbures enfouies dans les roches – quitte à passer sous silence les méfaits écologiques de la fracturation hydraulique, procédé indispensable pour extraire cette ressource. La France, elle, joue les trouble-fête. Elle opte pour la prudence en ouvrant un débat sur la transition énergétique – pour réduire notre dépendance vis-à-vis des énergies fossiles. Mais ce débat dépasse les frontières de l’Hexagone. Les risques associés à l’exploitation du gaz de schiste soulèvent des inquiétudes au sein des sociétés civiles du monde entier.

GAZ DE SCHISTE • Gare au saccage de l’environnement

En promouvant l’hydrofracturation, le gouvernement mexicain fait fi des conséquences écologiques. Et néglige l’augmentation des risques sismiques.

La compagnie pétrolière nationale Pemex a commencé en février dernier l’exploitation du gaz de schiste dans l’Etat de Coahuila, où elle en extrait 82 000 mètres cubes par jour, ce qui est encore bien loin du potentiel affiché du gisement, qui serait de quelque 19 millions de mètres cubes. Selon le ministère de l’Energie, les réserves mexicaines de gaz de schiste sont onze fois plus importantes que celles de gaz naturel, et leur exploitation pourrait attirer 10 milliards de dollars [d’investissements] par an. Les gisements se trouvent le long de la frontière avec le Texas, dans les Etats de Chihuahua, Coahuila et Tamaulipas, ainsi que dans plusieurs régions de l’Etat de Veracruz. Les projets actuels de Pemex comprennent dix puits d’évaluation.  Les autorités mexicaines restent bien silencieuses sur le lien de cause à effet qui pourrait exister entre l’exploitation du gaz de schiste et l’augmentation de l’activité sismique constatée au Coahuila depuis le mois de mai dernier. Aux Etats-Unis en revanche, on s’en inquiète déjà officiellement. Selon un rapport récent de l’US Geological Survey, la hausse de l’activité sismique dans le pays est “presque assurément” causée par les activités humaines, parmi lesquelles, sans doute, la réinjection dans le sous-sol de l’eau utilisée pour le forage de puits de gaz et de pétrole.  L’exploitation du gaz de schiste, en plein essor depuis douze ans, prend aux Etats-Unis l’ampleur d’une nouvelle ruée vers l’or. La technique qu’on soupçonne d’être à l’origine d’une aggravation de la pollution des eaux et d’une hausse de l’activité sismique, la fracturation hydraulique (ou “fracking”), est employée sur 90 % des puits de gaz et de pétrole terrestres.
Solvants chimiques  : La fracturation hydraulique se déroule de la façon suivante [voir schéma]. On commence par forer un puits vertical de plusieurs centaines de mètres de profondeur, puis la foreuse bifurque à presque 90 degrés pour continuer à l’horizontale, jusqu’à ce qu’elle ait atteint le schiste (plus précisément, de la siltite ou de l’argilite), où le gaz se trouve piégé. On procède alors à la fracturation de la roche par injection d’eau, de sable et de solvants chimiques sous très haute pression, afin de créer une poche dans laquelle le gaz peut se répandre avant de remonter à la surface. Avec le gaz remontent l’eau et le sable [du fluide de fracturation], chargés de méthane et de solvants, dont 17 sont toxiques. La gestion de ce fluide de fracturation usagé, mélange d’eau, de sable et de produits chimiques, représente une vraie difficulté technique, où la marge d’erreur est très grande. Ce fluide est le plus souvent réinjecté dans des puits asséchés, et il pénètre ensuite dans les nappes d’eau souterraines. Pour les scientifiques, le fluide pourrait alors peser sur les failles géologiques, dont la mécanique naturelle est de surcroît modifiée par les produits chimiques, qui la lubrifient.
On peut légitimement s’interroger sur ce qui pousse le ministère de l’Energie mexicain à présenter l’exploitation du gaz de schiste comme “la clé de l’avenir économique et énergétique du Mexique”. Lors du symposium “Perspectives nationales et internationales pour le secteur du gaz de schiste et contribution de cette industrie au développement énergétique”, organisé le 17 novembre 2011 par le ministère, les fonctionnaires mexicains et leurs invités venus du Texas avaient fait assaut d’optimisme. Le ministre Jordy Herrera avait seulement concédé en toute fin de discours qu’il existait des “problèmes environnementaux”.  L’exploitation du gaz de schiste s’inscrit dans la droite ligne du saccage de notre environnement. Une grande mobilisation citoyenne est nécessaire pour que soit mise en place une politique de transition énergétique résolue, fondée sur les énergies renouvelables et l’économie verte. Une politique qui au passage améliorerait notre qualité de vie et permettrait de créer de nombreux emplois.

http://www.courrierinternational.com/article/2012/12/05/la-folie-du-gaz-de-schiste

A LIRE ÉGALEMENT :

 

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TOTAL : De Margerie à pleins gaz

Énergie. Priorité à la production et à la diversification du portefeuille : Total investit toujours plus dans les hydrocarbures traditionnels mais aussi dans le gaz de schiste. Pour y parvenir, le groupe cède des actifs non stratégiques.

Christophe de Margerie pourrait faire sienne la formule par laquelle Raymond Barre aimait à se définir comme « un esprit carré dans un corps rond ». Tous ceux qui côtoient le président de Total le disent plutôt jovial et d’un commerce agréable, que ses interlocuteurs soient émirs du pétrole ou bien employés à la tour de la Défense. Derrière l’épaisse moustache gauloise, le sourire est prompt.Mais comme chez le premier ministre de Valéry Giscard d’Estaing, la bonhomie n’exclut pas la détermination. Gare à qui voudrait manoeuvrer un homme issu d’une lignée où l’on a volontiers été soldat aussi bien qu’ambassadeur… Cela vaut mieux, d’ailleurs, à la tête d’un paquebot aussi lourd que Total, longtemps première capitalisation boursière du pays – près de 90 milliards d’euros – même si le géant vient de se faire coiffer au poteau par Sanofi… Christophe de Margerie est d’autant plus déterminé que l’heure des grandes manoeuvres est venue. Installé à la tête du conseil d’administration de Total depuis 2010 mais dirigeant opérationnel depuis 2007, le patron qui a succédé à Thierry Desmarest n’avait pas jusqu’à présent – en dehors des premières restructurations dans “l’aval”, le raffinage en Europe – orchestré de grands bouleversements dans le périmètre même du groupe. Au programme, pour demain : un relèvement des objectifs de production de pétrole et de gaz destiné à convaincre analystes financiers et investisseurs que la création de valeur est toujours possible et attendue, même avec un pétrole plus difficile d’accès et une situation géopolitique toujours aussi mouvante au Moyen-Orient et dans le Caucase.

TOTAL_A-PLEIN-GAZ.pngLe débat français n’est pas à la hauteur des enjeux

Christophe de Margerie ne rate pas une occasion de répondre à la critique. Les raffineries européennes en surcapacité ? Pas moyen de faire autrement, tranche le groupe. L’outil de production vieillit, il est mal orienté, parfois plus tourné vers l’essence que vers le gazole… Il faut tenter de se réinventer ou mourir, tandis que les compagnies pétrolières investissent dans les zones émergentes. Les impôts ? Total en paie là où l’entreprise fait des bénéfices, et ce n’est pas toujours vrai en France. Quant au prix du carburant à la pompe, il est avant tout lié au prix du baril et constitué à 50 % par les taxes de l’État.Pour ce qui est du gaz de schiste en France, le bouillant président avait décidé de ne plus s’exprimer sur le sujet, car, explique-t-il, il nourrit à chaque fois qu’il s’exprime « un débat forcément à charge » ! Il l’a pourtant fait il y a quelques jours encore sur France Inter, affirmant, au risque d’être à nouveau taxé d’arrogance, que Total n’avait « pas besoin du gaz de schiste français ». Française de culture mais mondiale par nature, l’entreprise, de fait, s’engage dans la nouvelle ressource ailleurs, aux États-Unis comme en Chine et en Europe : comment créer de la valeur autrement qu’en travaillant là où se trouvent à la fois la ressource et la volonté de l’exploiter ? Où l’on retrouve l’esprit carré, (mal) caché par le corps rond…

Un engagement qui n’empêche pas Christophe de Margerie de regretter que, en matière énergétique, « le débat dans notre pays ne soit pas à la hauteur des enjeux… Alors même que l’Europe va devenir encore plus dépendante qu’elle ne l’est actuellement ! » Et le président d’enfoncer le clou : « Pensez-vous que l’on réfléchisse ici beaucoup à cette mutation ? Non. Sauf en ce qui concerne les taxes environnementales ! » Par Christine Murris

  http://www.valeursactuelles.com/margerie-pleins-gaz20121127.html#.UL3rdUp5FgQ.twitter


Guyane : pas de pétrole dans le deuxième puits foré

petrole shellLe deuxième puits foré au large de la Guyane a fait chou blanc, vient de confirmer la compagnie Tullow, associée à Shell et Total sur ce permis annoncé comme très prometteur. Ce résultat ne diminue pas le potentiel de la zone, affirme le pétrolier.

Tullow, le partenaire britannique de Shell en Guyane, vient de le confirmer. Le deuxième forage au large de la Guyane n’a pas révélé de pétrole. « « Ce deuxième puits n’est pas en communication avec le réservoir Zaedyus-1 » mis en lumière par le premier forage réalisé en 2011, affirme Tullow dans un communiqué, confirmant une information du Bulletin de l’industrie pétrolière.

Un potentiel intact
Mais la compagnie britannique garde ses espoirs sur le potentiel de la zone. « Comme les deux réservoirs sont géologiquement séparés, ce résultat n’affecte pas le potentiel de la zone encore non prospecté, située sous le premier puits. » « Evaluer ce potentiel sera l’objectif des prochains forages », ajoute Tullow. Le prochain forage, baptisé Priodontes-1 doit commencer début décembre, précise Tullow qui détient 27,5% du permis aux côtés de Shell, opérateur (45%) et Total (25%). Après Priodontes-1, deux autres puits d’exploration sont prévus en 2012-2013, pour un programme évalué à 500 millions de dollars.

Shell communiquera avant Noël
Pour l’heure, Shell France, qui pilote l’opération, refuse de commenter, se contentant d’expliquer que le groupe communiquera sur les résultats du forage d'ici Noël, une fois qu'il aura achevé toutes ses analyses, conformément aux pratiques en vigueur dans le secteur.. La découverte effectuée l'an dernier avait fait miroiter en Guyane, un des départements les plus pauvres de France, d'énormes retombées économiques potentielles, même si l'exploitation de pétrole ne devait pas démarrer quoi qu'il arrive avant la fin de la décennie.

Quatre recours administratifs contre la reprise des forages

Mais elle avait aussi suscité les craintes d'écologistes pour l'écosystème fragile des côtes guyanaises. Quatre recours administratifs ont été déposés en juillet par des ONG contre les arrêtés préfectoraux autorisant la reprise des forages.
Par ailleurs, le député EELV des Bouches-du-Rhône François-Michel Lambert a indiqué mardi sur son compte Twitter qu'il devait justement rencontrer Shell France mercredi et se rendre sur la plateforme de forage guyanaise ce vendredi, pour s'informer sur les résultats de la campagne d'exploration.

La Guyane, une réplique du potentiel pétrolier du Brésil ?

La prospection pétrolière au large de la Guyane a été motivée par les importantes découvertes d'or noir réalisées au cours de la dernière décennie au large des côtes sud-est du Brésil. Des gisements géants y ont été détectés à de grandes profondeurs, sous d'épaisses couches de sel, propulsant le Brésil au rang de puissance pétrolière.
 Marie-Caroline Lopez (avec AFP) | 04/12/2012, 12:16 - 384 mots

http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/energie-environnement/20121204trib000735065/guyane-pas-de-petrole-dans-le-deuxieme-puits-fore.html

En déplacement en Guyane, #Shell a confirmé – lors d’une réunion qui s’est tenue le 5 décembre - l'«échec du 2e forage qui n'est pas exploitable» au député @fm_lambert [Vice-Président de la Commission du Développement durable de l’Assemblée nationale]


  DOHA COP

A l’heure où la Conférence sur le Climat #COP18 se tient à DOHA (Qatar) jusqu’à vendredi 7 décembre, dans l’indifférence générale :  En route vers une hausse du thermomètre de 5 °C

Au rythme où croissent les émissions de dioxyde de carbone (CO2), à plus de 3 % par an en moyenne entre 2000 et 2011, la hausse du thermomètre mondial pourrait dépasser 5 °C en 2100, estime une évaluation publiée dimanche dans la revue Nature Climate Change.  Les chercheurs du Global Carbon Project, en ligne avec d’autres études alarmantes publiées à l’occasion de la conférence de l’ONU sur le climat en cours à Doha, estiment que le monde suit les scénarios les plus pessimistes établis par les spécialistes du climat. « On suit les scénarios de projections climatiques les plus élevées, qui mènent vers une hausse de la température de 4 à 6 °C à la fin du siècle », indique à l’AFP Corinne Le Quéré, spécialiste de l’analyse du cycle du carbone à l’Université d’East Anglia de Norwich, en Grande-Bretagne.  Cette estimation s’appuie sur « des tendances de croissance qui semblent là pour durer », ajoute la chercheuse, en référence aux taux de croissance économique de la Chine et de l’Inde, grands utilisateurs de charbon.

« La façon la plus rapide de se développer, c’est le charbon, car pour les technologies peu carbonées, comme l’éolien, le solaire ou le nucléaire, il faut investir beaucoup au départ », rappelle-t-elle.Le Global Carbon Project, une plateforme scientifique internationale sur l’étude du carbone, s’appuie sur les inventaires d’émissions de CO2 des États et sur des estimations pour les années 2011 et 2012. Selon son étude, les émissions ont augmenté de 3 % en 2011 et pourraient augmenter de 2,6 % supplémentaires en 2012. Entre 2000 et 2011, la hausse des émissions de CO2 est de 3,1 % par an en moyenne. Elles étaient en 2011 supérieures de 54 % au niveau de 1990. Les pays développés ont globalement diminué leurs émissions depuis 1990 et la hausse actuelle des rejets de CO2 provient surtout des économies émergentes. En 2011, les pays en développement représentaient 58 % des émissions globales de CO2, contre 35 % en 1990, selon les chercheurs. La conférence de l’ONU sur le climat se poursuit à Doha jusqu’à vendredi. 

http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-sur-l-environnement/365429/en-route-vers-une-hausse-du-thermometre-de-5-c


 L'EPR de Flamanville coûtera 2 milliards d'euros de plusFLAMANVILLE.jpg

Le coût total serait de 8,5 milliards d'euros, selon les estimations d'EDF.

EDF a annoncé lundi avoir relevé de 2 milliards d’euros son estimation du coût de la construction du réacteur nucléaire EPR de Flamanville (Manche), portée à 8,5 milliards d’euros inflation comprise, en partie à cause des problèmes et retards subis par le chantier. Le géant français de l'électricité a en revanche maintenu le calendrier de mise en service de ce réacteur de 3e génération, tablant toujours sur un démarrage de la production en 2016.

Le groupe a expliqué dans un communiqué avoir pris en compte dans cette révision à la hausse l'évolution du design de la chaudière (ou cœur du réacteur), des études d’ingénierie supplémentaire, l’intégration de nouvelles exigences réglementaires ainsi que des enseignements postérieurs à la catastrophe nucléaire de Fukushima intervenue l’an dernier au Japon. De plus, il a tenu compte d'«aléas industriels», comme le remplacement des «consoles» (énormes pièces métalliques entourant le bâtiment réacteur, que le groupe a dû remplacer après la détection de défauts) et ses conséquences sur le planning des travaux, qui a dû être réaménagé, ainsi que de «l’impact financier de l’allongement des délais de construction».

Le coût de cet EPR avait déjà été quasiment doublé l’an dernier à 6 milliard d’euros, contre 3,3 milliards annoncés en 2005. Outre les 2 milliards de surcoûts, l’inflation porte le total à 8,5 milliards d’euros en valeur actualisée, selon le groupe. L’an dernier, la mise en service du réacteur avait été repoussée à 2016, soit quatre ans de retard par rapport au calendrier d’achèvement initial. (AFP)

http://www.liberation.fr/economie/2012/12/03/l-epr-de-flamanville-coutera-2-milliards-d-euros-de-plus-que-prevu_864824


Delphine Batho, ministre de l'écologie et de l'énergie, a assuré mardi 4 décembre que le "calendrier d'une ouverture en 2016" du réacteur EPR en construction à Flamanville (Manche) serait "tenu", au lendemain de l'annonce par EDF d'un surcoût de 2 milliards d'euros.

"Nous sommes maintenant dans une phase où 93 % des travaux de génie civil – du gros-œuvre – sont réalisés (...)", a-t-elle dit devant la presse à l'issue d'un séminaire gouvernemental à Matignon sur la transition écologique, soulignant que les chiffres publiés lundi par EDF étaient un "élément de transparence". EDF a annoncé lundi avoir relevé de 2 milliards d'euros son estimation du coût de la construction du réacteur nucléaire EPR de Flamanville, portée à 8,5 milliards d'euros inflation comprise, en partie à cause des problèmes et retards subis par le chantier. Le géant français de l'électricité avait en revanche maintenu le calendrier de mise en service de ce réacteur de 3e génération, tablant toujours sur un démarrage de la production en 2016, soit avec 4 ans de retard par rapport au calendrier d'achèvement initial.

"DES COÛTS SOUS-ÉVALUÉS"

Noël Mamère, député EELV, a déclaré mardi qu'il fallait arrêter la construction de ce réacteur, mettant en garde le gouvernement contre un entêtement sur "des projets dangereux". Interrogé sur ce "gouffre financier", Mme Batho a souligné que, au lancement du chantier en 2007, "les coûts au point de départ ont été sous-évalués". "Il y a eu aussi un certain nombre d'aléas industriels liés au fait que c'est une tête de série. Il y a aussi des coûts financiers qui ont augmenté du fait du retard du chantier", a-t-elle ajouté. Elle a rappelé que le candidat Hollande, pendant la campagne présidentielle, "s'était engagé à achever ce chantier de l'EPR, en même temps que la centrale de Fessenheim serait fermée". A la question de savoir si cela rendait l'énergie nucléaire plus chère face aux énergies renouvelables, elle a renvoyé au débat national sur la transition énergétique qui s'est ouvert jeudi pour plusieurs mois.

Le Monde.fr avec AFP | 04.12.2012 à 12h45 • Mis à jour le 04.12.2012 à 12h46

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/12/04/delphine-batho-assure-que-le-calendrier-de-l-epr-sera-tenu_1799655_3244.html 


Notre-Dame des Landes : création du comité d'expertise scientifique

ACIPA_PRESIDENT.jpgLa création du comité d'expertise scientifique, annoncée le 24 novembre, est désormais effective. Ce dernier doit notamment valider la méthode de compensation environnementale, en respectant l'ensemble des règles applicables et conformément aux conclusions de l'enquête publique loi sur l'eau. 

Il sera composé de Geneviève Barnaud, professeur du Muséum National d'Histoire Naturelle, spécialiste de la conservation des zones humides ; Marc Benoit, directeur de recherche de l'INRA sur la question des organisations d'activités agricoles au sein des territoires ; Josette Garnier, directrice de recherche CNRS-Université Pierre et Marie Curie, Géo-hydrologue ; Christian Leveque hydrobiologiste directeur de recherche émérite, Institut de recherche pour le développement ; Patrick Meire, biologiste, professeur d'université d'Anvers (Belgique) ; Serge Muller, professeur à l'université de Metz, rapporteur au Conseil National de la Protection de la Nature (CNPN) et membre du Conseil Scientifique du Patrimoine National et de la Biodiversité (CSPNB) ; André Musy, hydrogéologue professeur honoraire-Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (Suisse) ; Daniel Zimmer, directeur de recherche Irstea, ancien directeur du conseil mondial de l'eau.

Le comité sera présidé Ghislain de Marsily, professeur émérite à l'université Pierre et Marie Curie et à l'École des Mines de Paris. Il a notamment étudié la contamination des eaux par les activités humaines. François Birgand, professeur associé de l'université de Caroline du Nord (USA) et Benoit Lesaffre, vice-président du pôle recherche d'enseignement supérieur de Paris-Est, seront membres associés à ce comité. Amenagement  |  03 décembre 2012  |  Actu-Environnement.com

Dorothée Laperche © Tous droits réservés Actu-Environnement Reproduction interdite sauf accord de l'Éditeur ou établissement d'un lien préformaté [17207] / utilisation du flux d'actualité.


Nomination des membres du Conseil d'administration du Parc national des Calanques (créé en avril 2012 par le décret 2012.507 du 18.4.2012)calanques marseilleLa ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie, vient de nommer les membres du conseil d’administration du Parc national des Calanques, par l’arrêté du 4 décembre 2012. Cette nomination du conseil d’administration par la ministre en charge de l’écologie intervient peu après la motion approuvée par l’assemblée générale du Groupement d’intérêt public (GIP) des Calanques, le 22 novembre dernier, sur proposition de M. Guy TEISSIER, Président du GIP des Calanques, et l’interpellation du gouvernement par M. Guy TEISSIER à l’Assemblée nationale le 27 novembre 2012.


Participation du public │ Le Sénat examine les conclusions de la CMP sur le projet de loi relatif à la participation du public à l'élaboration des décisions environnementales

Les sénateurs examinent le mercredi 5 décembre à 16h30 les conclusions de la commission mixte paritaire (CMP) sur le projet de loi relatif à la mise en œuvre du principe de participation du public défini à l'article 7 de la Charte de l'environnement.


©  tous droits réservés, danièle favari.

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