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Lundi 17 septembre 2012 1 17 /09 /Sep /2012 20:25

Hollande enterre les gaz de schistes (???)

François Hollande a tranché. Lors de son discours de lancement de la conférence environnementale, ce vendredi, le chef de l'Etat a fait savoir qu'il rejetait sept demandes de permis de prospections d'hydrocarbures non conventionnels. Un «chèque énergie» pourrait rapidement être mis en place pour 4 millions de ménages à bas revenus. anti-gaz-de-schiste.jpg


Les gaz de schistes ne seront bientôt plus une question en France. François Hollande l'a annoncé ce vendredi matin, en introduction au lancement de la conférence environnementale qui se tien à Paris aujourd'hui et demain. «Jai demandé à Deplphine Batho, ministre de l'Ecologie, de prononcer sans attendre le rejet des sept demandes de permis déposées auprès de l'Etat et qui ont légitimement suscité l'inquiétude dans plusieurs régions en France, a-t-il déclaré. S'agissant de l'exploration et de l'exploitation d'hydrocarbures non conventionnels, telle sera ma ligne de conduite tout au long du quinquennat.» Les sept demandes» dont parle le chef de l'Etat concernent les communes de Brignoles, Lyon-Annecy, Cahors, Montfalcon, Valence, Baumont de Lomagne.  [ndlr : et MONTELIMAR EXTENSION] L'annonce présidentielle lève définitivement les ambiguïtés venues de certaines déclarations, notamment celle du Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, le 22 août dernier, selon laquelle le « débat n’est pas tranché ». Le gouvernement doit désormais préciser sa position et la faire connaître aux entreprises concernées.    Depuis plusieurs mois, les pouvoirs publics sont sous les feux croisés d’un lobbyisme actif des milieux pétroliers, en particulier l’Ufip, qui expliquent tout le bien qu’il faut penser des gaz «non conventionnels» et des associations de défense locales, qui redoutent, au Larzac ou dans le Haut-Bugey (Lire notre dossier spécial dans Marianne, à paraître samedi en kiosques), de voire des forages polluer les nappes phréatiques à l’instar de ce qui s’est passé aux Etats-Unis, en utilisant la technique de «fracturation hydraulique» (Technique d'injection d'eau et de produits chimiques à haute pression pour «casser» les roches poreuses contenant du gaz, NDLR). Le débat traverse évidemment la majorité entre socialistes et écologistes, voire entre socialistes productivistes et environnementalistes.   En fait le gouvernement applique la loi de juillet 2011, visant «à interdire l'exploration et l'exploitation des mines d'hydrocarbures liquides ou gazeux par fracturation hydraulique et à abroger les permis exclusifs de recherche comportant des projets ayant recours à cette technique». C’est donc une technique et non la prospection elle-même qui est prohibée. Selon cette loi, les  entreprises voulant rechercher des hydrocarbures sur le territoire français doivent remettre un rapport  précisant les techniques employées ou envisagées. Si le rapport, mentionne le recours à la fracturation hydraulique, l’administration doit refuser le permis.     Sur les sept demandes de permis recensées par les pouvoirs publics, «aucun d’entre eux ne mentionne expressément la fracturation hydraulique. Mais comme il n’existe aucune autre technique pour extraire du gaz, ils seront refusés», nous confiait, jeudi, un proche du dossier. [NDLR : les permis - à l'exception de Beaumont de Lomagne ont été rejetés de par l'article 23 du décret 2006-648 du 2 juin 2006 : obsolescence du délai d'instruction]

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Un «chèque Energie» prochainement discuté à l’Assemblée

Preuve que le débat est clos dans le gouvernement, Delphine Batho avait déjà expliqué, mercredi, qu’elle ne réunirait pas la commission chargée, selon la loi de juillet 2011, «d’évaluer les risques environnementaux liés aux techniques de fracturation hydraulique ou aux techniques alternatives». Comme les membres ne sont pas nommés, aucune réunion n’est possible ! Pour la ministre, la situation est claire : la fracturation c’est polluant, et il n’existe aucune alternative.  Pour la communication gouvernementale, s’opposer aux gaz de schistes n’est pourtant pas simple. Comment refuser une «énergie pas chère», qui paraît à portée de main, lorsque GDF-Suez exige une hausse des tarifs publics du gaz de 7% en octobre (13% depuis le début de l’année) ? La réponse sera peut-être trouvée samedi après-midi lors de la Grande conférence environnementale, inaugurée par le président de la République. Une table ronde sur la «transition énergétique», une autre sur le «financement de la transition»… pourrait être le cadre d’annonces, favorables aux consommateurs.  C’est ainsi que Marianne est en mesure d’affirmer que l’institution d’un «chèque Energie» devrait prochainement être discuté à l’Assemblée nationale, dans le cadre du débat sur la proposition de loi sur les tarifs de l’énergie. Ce chèque permettrait aux 4 millions de ménages dont les revenus sont inférieurs à 950 euros de payer leurs dépenses d’énergie domestique, qu’il s’agisse d’électricité, de gaz ou de fuel domestique… Samedi 15 Septembre 2012 à 08:00 | par Hervé Nathan

http://www.marianne2.fr/Hollande-enterre-les-gaz-de-schistes_a222547.html


Gaz de schiste : l'étude SIA Conseil

Extrait du rapport réalisé par SIA Conseil, avec la partie de l'étude consacrée à l'analyse du potentiel de trois concessions françaises.

http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/energie-environnement/document/0202266349243-gaz-de-schiste-l-etude-sia-conseil-362062.php


Arnaud Montebourg relance le débat sur le mix énergétique montebourg_conference-environnementale.jpg

 Deux jours après la conférence environnementale organisée par le gouvernement, le ministre du Redressement productif a relancé lundi le débat, hautement sensible en France, sur l'avenir du nucléaire et des gaz de schiste, dans une interview au Monde.  Arnaud Montebourg, dont les prises de position ces derniers mois ont hérissé les écologistes, salue certes le cap plus favorable à leurs revendications donné par le président François Hollande et le Premier ministre Jean-Marc Ayrault.  Il n'en réaffirme pas moins que cette inflexion "ne veut pas dire que le nucléaire est abandonné". "Au contraire", poursuit-il. "Nous construisons l'EPR de Flamanville et nous exportons cette technologie à l'étranger."  S'il convient de la nécessité de rééquilibrer la place de l'atome dans le mix énergétique, il juge "irréaliste de vouloir diminuer le nucléaire et le pétrole tout en trouvant de l'argent pour financer les (énergies) renouvelables".  Et si François Hollande a condamné l'exploitation par la fracturation hydraulique des gaz de schistes dans un discours devant la conférence environnementale qui a été bien accueilli par les écologistes, il n'en a pas pour autant renoncé définitivement à cette ressource, soutient-il.  "Si la recherche évolue sur cette technique, il sera bien temps d'en reparler", ajoute-t-il. Il rejoint sur ces deux chapitres des déclarations faites ce week-end dans le Journal du Dimanche par le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault.  Le dirigeant syndical a regretté l'annonce "précipitée", selon lui, par François Hollande de la fermeture en 2016 de la centrale nucléaire de Fessenheim, la plus ancienne en fonction en France - une revendication des écologistes.  Pour Bernard Thibault, cette fermeture ne sera acceptable que si elle est "socialement gérable". Il estime également qu'il n'y a pas de solution de remplacement crédible dans l'hypothèse d'une fermeture accélérée des centrales nucléaires françaises.  "Il ne faudrait donc pas que la solution apportée à certains problèmes soit seulement le résultat de coalitions plus politiques qu'efficaces pour l'avenir du pays", avertit le secrétaire général de la CGT, pour qui la porte aux recherches dans le domaine des gaz de schiste ne doit pas être refermée.  Dans son interview au Monde, Arnaud Montebourg estime que le débat sur la transition énergétique va constituer "une opération vérité sur le coût des énergies vertes".  "Les Allemands ont du mal à les financer et les Espagnols s'y sont endettés à hauteur de 25 milliards d'euros", dit-il. "En France, il faut faire attention qu'EDF ne porte pas seul cette charge du service public de l'électricité, qui pourrait se transformer en bombe à retardement."  Il estime qu'il faudra "déréglementer" et cite l'exemple "absurde" de l'interdiction faite aux agriculteurs d'installer des panneaux photovoltaïques sur leurs bâtiments agricoles.  Il plaide enfin pour la création d'une communauté européenne de l'énergie renouvelable à l'image de ce que fut la Communauté européenne du charbon et de l'acier, ancêtre de l'UE, et "financée avec de la dette" déconnectée des critères de Maastricht. lundi 17 septembre 2012 17h59 | Emmanuel Jarry, édité par Yves Clarisse

http://fr.reuters.com/article/topNews/idFRPAE88G07S20120917?sp=true

et déclare : le nucléaire n'est pas "abandonné" centrale_flou.jpg

Les annonces de François Hollande sur le nucléaire ne signifient pas "que le nucléaire est abandonné", mais qu'"il s'agit plutôt de rééquilibrer la place de l'atome dans le mix énergétique", affirme lundi 17 septembre le ministre du redressement productif dans Le Monde daté de mardi 18 septembre 2012.

Lire en édition abonnés l'intégralité de l'interview d'Arnaud Montebourg : Diminuer nucléaire et pétrole tout en finançant le renouvelable est irréaliste  "Le cap donné par François Hollande [lors de la conférence environnementale vendredi] va conduire à ce que les modes de production énergétique centralisés prennent de moins en moins de place. Cela ne veut pas dire que le nucléaire est abandonné", affirme le ministre.  "Au contraire. Nous construisons l'EPR de Flamanville et nous exportons cette technologie à l'étranger. Il s'agit plutôt de rééquilibrer la place de l'atome dans le mix énergétique, ajoute-t-il. M. Montebourg avait provoqué une tempête politique au cœur de l'été en déclarant que le nucléaire était "une filière d'avenir".

LE NUCLÉAIRE N'EST PAS "ABANDONNÉ"

"Pour ma part, je préfère que les renouvelables viennent se substituer aux énergies fossiles fort émettrices de gaz carbonique, et pas au nucléaire", insiste-t-il, estimant "irréaliste de vouloir diminuer le nucléaire et le pétrole, tout en trouvant de l'argent pour financer les renouvelables".  A propos du gaz de schiste, autre sujet sur lequel sa position a fait polémique, le ministre considère que "le président de la République a condamné la fracturation hydraulique destructive de l'environnement, mais pas le gaz de schiste en soi" et que "si la recherche évolue sur cette technique, il sera bien temps d'en reparler".  Par ailleurs, au sujet du déséquilibre du parc automobile français, aujourd'hui majoritairement diesel, alors que ces moteurs sont réputés émetteurs de particules fines cancérigènes, le ministre trouve que ce sujet mérite "réflexion. Le Monde.fr | 17.09.2012 à 15h00 • Mis à jour le 17.09.2012 à 15h38

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/09/17/pas-d-abandon-du-nucleaire-et-du-gaz-de-schiste-selon-arnaud-montebourg_1761438_3244.html


Alors, exit "L'engagement "vert" de François Hollande ?

Ceux qui en doutaient peuvent être rassurés : la transition écologique sera bien inscrite au coeur de l'action gouvernementale.

En inaugurant la première conférence environnementale du quinquennat, vendredi 14 septembre, François Hollande a tenu un discours clair et ambitieux. Le chef de l'Etat a dissipé la cacophonie gouvernementale sur plusieurs dossiers. A commencer par celui du gaz de schiste, un front qu'il a décidé de refermer au moins jusqu'en 2017. Il tourne la page de "L'environnement, ça suffit !", antienne déclinée à la fin de la présidence de Nicolas Sarkozy. Le président affirme que le changement climatique n'est pas un mythe ou une opinion, mais un fait scientifique.  Pour M. Hollande, l'environnement ne doit plus être considéré comme une contrainte mais comme une opportunité, afin de dessiner un nouveau modèle de développement économique. Il a pris soin de montrer comment cette conversion à une société sobre en carbone peut devenir le levier d'une croissance sélective, créatrice d'emplois. Le vaste plan de rénovation thermique des logements traduit cette ambition.  Ce discours a fait couler du miel dans les oreilles des écologistes, mais n'a pas convaincu les patrons, inquiets des retombées des choix présidentiels sur la compétitivité des entreprises. La confirmation de l'arrêt de la centrale de Fessenheim - au moment où le Japon se donne vingt ans pour renoncer au nucléaire - soulève la question du prix de l'électricité, avantage compétitif français. Combien cela va-t-il coûter et qui va payer ? La CGT n'a pas tardé à emboîter le pas du Medef en critiquant la fermeture "précipitée" de Fessenheim et ses conséquences sur l'emploi.

Ces inquiétudes sont légitimes. Elles traduisent les difficultés qui attendent le gouvernement, confronté à la violence de la crise économique et des plans sociaux à répétition. Comment concilier le court terme - le sauvetage des entreprises en péril - et le long terme qui veut parier sur la croissance verte ?  Ni le chef de l'Etat ni le premier ministre, Jean-Marc Ayrault, qui a clôturé la conférence samedi, n'ont ainsi fait d'annonce pour lutter contre la pollution dont sont responsables les véhicules diesel, alors qu'ils posent un grave problème de santé publique. Le gouvernement peut-il être sur tous les fronts : le sauvetage de PSA, principal constructeur de voitures diesel, et l'amélioration de la qualité de l'air dans les villes ?  Le plus dur reste à faire. Avant François Hollande, Nicolas Sarkozy avait inauguré son quinquennat par une grande ambition écologique en lançant le Grenelle de l'environnement. Son discours avait été largement salué. Cette semaine, Jean-Marc Ayrault enverra une feuille de route du "développement durable" à l'ensemble de ses ministres. Un moment de vérité. Quel sera le degré de précision des mesures préconisées ? Le gouvernement saura-t-il définir une méthode et trouver des moyens financiers qui ont fait défaut au précédent pour atteindre les objectifs du Grenelle de l'environnement ?

Editorial du Monde LE MONDE | 17.09.2012 à 14h13 • Mis à jour le 17.09.2012 à 17h18

http://www.lemonde.fr/politique/article/2012/09/17/l-engagement-vert-de-francois-hollande_1761343_823448.html

17 septembre 2012


Gaz de schiste : les approximations de Delphine Batho

Comme chaque semaine, Les Décodeurs se penchent sur l'émission hebdomadaire "Tous politiques", sur France Inter, dont Le Monde et l'AFP sont partenaires. L'invitée cette semaine était Delphine Batho, ministre de l'écologie. Retour sur ses oublis et approximations.

delphine-batho_hemicycle.jpgLa fracturation hydraulique n’est pas la seule manière d’extraire les gaz de schiste

Questionnée sur les gaz de schiste, Delphine Batho s’est réjouie de l'interdiction de leur extraction, confirmée vendredi 14 septembre par François Hollande, en ouverture de la Conférence environnementale. Pourtant, si le chef de l’Etat a bien exclu toute exploitation de gaz de schiste avec la technique de la fracturation hydraulique, il a laissé la porte entr'ouverte à d’autres techniques. Ce que Mme Batho a ignoré à plusieurs reprises.

Ce qu’elle a dit :  "La fracturation hydraulique, qui est la seule technique qui existe pour exploiter et explorer les gaz de schiste, est interdite. Et toutes les demandes de permis qui relèvent de cette technique et qui viseraient à l'exploitation des gaz de schiste sont rejetées, et s'il y en avait d'autres elles le seraient également pour la durée du quinquennat. (...) C'est un fait, qui est irréfutable, il n'y a pas aujourd'hui d'autres techniques que la fracturation hydraulique."

Pourquoi c’est inexact :  Vendredi, le chef de l’Etat a demandé à Delphine Batho "de prononcer sans attendre le rejet des sept demandes de permis d'exploitation auprès de l'Etat et qui ont légitimement suscité l'inquiétude dans plusieurs régions de France". Ces permis concernaient en effet une exploitation par la technique de la fracturation hydraulique.

En revanche, il est inexact de marteler que c’est la seule technique qui existe ou existera. Et ce sont les députés socialistes – dont Delphine Batho – qui avertissaient du risque de limiter l’interdiction des gaz de schiste à la seule fracturation hydraulique.  En juillet 2011, quelques jours après le vote d’une loi voulue par le gouvernement Fillon interdisant la fracturation hydraulique, le groupe socialiste avait déposé une proposition de loi visant à prohiber l’exploitation des gaz de schiste, quelle que soit la technique employée. Et ce aux motifs suivants :  "Le texte adopté n'interdit nullement l'exploration et l'exploitation d'autres hydrocarbures non conventionnels. Il interdit simplement la fracturation hydraulique, la technique communément utilisée aujourd'hui pour récupérer, notamment, les hydrocarbures de schiste. (...)   Or, d'autres techniques existent et sont aussi impactantes pour l'environnement que la technique interdite par le texte. Il s'agit par exemple de la technique de "fracturation pneumatique", qui consiste à injecter non pas de l'eau mais de l'air comprimé dans la roche mère afin de la désintégrer, ou à utiliser la fracturation en injectant du propane gélifié (deux techniques actuellement expérimentées aux Etats-Unis)". 

De fait, si elles sont expérimentales à l'heure actuelle, il existe effectivement d'autres techniques : fracturation pneumatique, par arc électrique ou même au GPL (lire ici pour plus de détails). Le Mexique a récemment autorisé la société américaine Chimera Energy Corporation à déployer sa nouvelle technique non-hydraulique d'extraction de gaz de schiste dans le bassin de Chicontepec.  Dans Le Monde daté mardi 18 septembre, le ministre du redressement productif, Arnaud Montebourg, estime d'ailleurs que "Hollande a condamné la fracturation hydraulique [...] mais pas le gaz de schiste en soi". 

http://decodeurs.blog.lemonde.fr/2012/09/17/gaz-de-schiste-les-approximations-de-delphine-batho/


GDF avait demandé une hausse de 7% mais le gouvernement a décider de limiter l'augmentation à l'inflation, soit 2% au 1er octobre.

Gaz.jpg Le gouvernement a décidé de limiter à 2% la hausse des tarifs réglementés du gaz au 1er octobre pour les particuliers, alors que GDF Suez avait réclamé une augmentation de 7%, a-t-on appris lundi auprès du ministère de l’Ecologie et de l’Energie. «Cette décision vise à protéger le pouvoir d’achat des Français», ont indiqué dans un communiqué commun le ministre de l’Economie, Pierre Moscovici, et sa collègue Delphine Batho (Ecologie et Energie).

http://www.liberation.fr/societe/2012/09/17/le-gaz-augmentera-de-2-le-1er-octobre_846930

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http://realmedia.lesechos.fr/0/default/empty.gif

Shell repousse ses forages en Alaska à 2013 et accumule les déceptions en Alaska. Après avoir interrompu un forage la semaine dernière afin d'éviter un choc avec la banquise, le pétrolier anglo-néerlandais a fini par repousser son programme d'exploration à 2013, après que le système « anti-marée noire » indispensable à la conduite des opérations a été endommagé lors d'un test d'homologation.    Installé sur le navire du groupe « Artic Discover », le système, un « dôme d'endiguement », est censé empêcher toute fuite de pétrole en eaux profondes. Il est nécessaire à l'obtention des autorisations de forages sur la zone. Du coup, Shell n'aura pas le temps de forer suffisamment pour atteindre les réservoirs de pétrole visés avant que les glaces n'empêchent le travail. Le groupe va donc se contenter de forer le plus grand nombre possible de têtes de puits. Il les refermera ensuite à la fin de la saison, avant de reprendre les opérations en 2013. Quelque 4,5 milliards de dollars déjà investis : Shell a d'ores et déjà investi 4,5 milliards de dollars dans l'obtention des licences et la préparation de ce programme de forage. A l'origine, le groupe pétrolier devait débuter ses forages d'exploration dès 2010 mais l'explosion de la plate-forme de BP dans le Golfe du Mexique avait entraîné un gel complet des activités.  Shell a fini par reprendre les opérations en Alaska au début du mois, après six ans de préparation. A l'origine, celles-ci devaient démarrer en juillet. Mais les choses se sont vite compliquées. Au cours de l'été, l'appareil de forage du groupe, « Noble Discover », a ainsi manqué de s'échouer sur les côtes, après avoir rompu ses amarres.  Shell avait participé au développement de l'exploitation pétrolière en Alaska dans les années 50, avant de se retirer de la région en 1997, avec la baisse des prix du baril. Le retour s'est avéré difficile. Avant de débuter sa campagne, le groupe a dû faire face à une cinquantaine de procès d'organisations de défense de l'environnement. « Les investisseurs doivent se demander si c'est vraiment la peine d'investir de telles sommes d'argent pour exploiter un écosystème arctique aussi fragile », a souligné ce lundi Greenpeace. En 1987, l'échouage de l'Exxon Valdez avait entraîné le déversement de 40 millions de litres de pétrole en Alaska.  EMMANUEL GRASLAND Par Emmanuel Grasland | 17/09 | 18:45 | mis à jour à 19:08

http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/energie-environnement/actu/0202271470221-shell-repousse-ses-forages-en-alaska-a-2013-362836.php


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