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Gaz de schiste: l’abstention l’emporte sur la précaution
La décision de François Hollande constitue un précédent en matière d’application du principe de précaution. Nous ne voulons pas savoir pour mieux éviter la tentation… Extraordinaire posture en pleine crise économique.
Le président de la République a ajouté que
«le gaz de schiste soulève bien des questions», et il a dit «entendre les arguments économiques et les considérations souvent exagérées sur les gisements». [NDLR : Cependant, gageons qu’il sera vite rattrapé par les mesures réglementaires ou les Directives qu’entend prendre Bruxelles selon
les récentes déclarations du Commissaire Européen , Gunther Oettinger pour "un développement durable du gaz de schiste". D.F.]
http://www.slate.fr/story/61809/gaz-de-schiste-precaution-abstention
Et Salve d'annonces à la conférence environnementale
PARIS (Reuters) - Jean-Marc Ayrault a conclu samedi par une salve d'annonces, dont la confirmation d'un appel d'offres avant la fin de l'année pour un parc éolien en mer, la conférence environnementale organisée par le gouvernement français. Le président François Hollande avait tracé vendredi les grandes lignes d'une politique visant à placer la France en première ligne des grands enjeux environnementaux, avec déjà quelques décisions spectaculaires. Le Premier ministre les a précisées et complétées.
PARC EOLIEN - Le gouvernement, a-t-il annoncé, va lancer d’ici la fin décembre un nouvel appel d’offres pour la construction et l’exploitation de deux parcs d'éoliennes en mer, situés au large du Tréport (Seine-Maritime) et de Noirmoutier (Vendée). Lors du premier appel d'offres national sur l'éolien offshore, lancé en juillet 2011 et dont les résultats ont été annoncés début avril, EDF s'était taillé la part du lion en remportant trois des cinq zones mises en jeu, allié à Alstom comme fournisseur d'éoliennes. Iberdrola, associé à Areva, avait remporté le quatrième site et le cinquième (Le Tréport), où GDF Suez était seul en lice, n'avait pas été attribué. Cette deuxième mise en concurrence fait suite à l’attribution au printemps par le précédent gouvernement de quatre premiers parcs d'éoliennes maritimes. «C’est un investissement très important, mais c’est un grand atout pour l’industrie française», a déclaré le premier ministre. Cette nouvelle mise en concurrence sera donc l'occasion pour GDF Suez, ressorti bredouille du premier appel d'offres, de retenter sa chance.
FISCALITE ECOLOGIQUE : Il a
également annoncé plusieurs mesures fiscales. "Dès le projet de loi de finances qui sera présenté dans 15 jours, le gouvernement proposera une augmentation de la taxe générale sur les activités
polluantes (TGAP), portant sur les pollutions atmosphériques", a-t-il ainsi déclaré. Il y aura, en revanche, une baisse progressive des taux de défiscalisation des biocarburants à compter de 2014
et jusqu'à leur extinction au 31 décembre 2015. "Nous augmenterons le niveau du malus automobile et, en cohérence avec nos engagements européens, nous diminuerons de 5g de CO2 par km le seuil de
ce malus", a-t-il poursuivi. En termes d’incitation fiscale, principe fortement défendu par des ONG, il a par ailleurs annoncé que le gouvernement allait proposer dans le projet de budget
pour 2013 une hausse de la taxe générale sur les activités polluantes (TGAP) [projet de loi de finances pour 2013], «portant sur les polluants atmosphériques». Mais, selon lui, "il est clair que
pour passer d'un système fiscal qui néglige la dimension écologique à un système fiscal qui l'intègre pleinement, la transition doit être soigneusement préparée", a-t-il fait valoir. Jean-Marc
Ayrault a ainsi annoncé la mise en place de "mécanismes d'accompagnement". "Ce chantier doit faire l'objet d'une approche globale et être engagé sans tarder, car, pour la France, le constat est sévère : nous étions en 2010 à l'avant-dernière place des pays de l'Union européenne juste devant l'Espagne, pour ce qui concerne la part de fiscalité environnementale dans le PIB", a déploré Jean-Marc Ayrault.
RECHERCHE & DEVELOPPEMENT : Jean-Marc Ayrault a également dit avoir fixé un nouvel objectif aux chercheurs et industriels français: "Dans 10 ans, nous devrons disposer de véhicules consommant deux litres d'essence pour 100 km." En matière de transports, le Premier ministre a donc fixé aux chercheurs et aux industriels l’objectif de disposer dans 10 ans de véhicules consommant 2 litres d’essence aux 100 km, «soit un niveau quatre fois plus faible que la moyenne du parc automobile actuel». «C’est ainsi que nous diminuerons notre consommation d’hydrocarbures et que nous en réduirons l’impact sur la santé publique», a-t-il lancé. Le Premier ministre a commis un lapsus en annonçant cette mesure. "Nous devrons disposer dans 10 ans de véhicules consommant 2 litres d'essence pour 1 000 kilomètres", a-t-il d'abord dit, avant de corriger rapidement ses propos et de préciser qu'il s'agissait de 2 litres pour 100 kilomètres. Selon lui, cette mesure s'inscrit dans une politique prioritaire de maîtrise de la consommation d'énergie, au coeur du concept de "transition énergétique", et contribuera à la réduction de la facture pétrolière du pays. "La France a importé en 2011 pour 60 milliards d'euros de pétrole et de gaz, ce qui participe massivement au déficit de notre commerce extérieur", et "plus de la moitié du pétrole importé est absorbée par les transports", a-t-il rappelé. Le "plan automobile" adopté en juillet par le gouvernement "soutient le développement des véhicules sobres, qu'ils soient électriques ou hybrides", a-t-il également mis en avant.
NUCLEAIRE : S’exprimant au lendemain du président François Hollande, qui avait déminé le terrain en clarifiant ses positions sur la date de fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim (en 2016)
RENOVATION THERMIQUE : Jean-Marc Ayrault a annoncé la création prochaine d'un "guichet unique de la rénovation" thermique des logements, chargé de conseiller les ménages" qui souhaitent mettre leur habitation aux nouvelles normes énergétiques. Le chef du gouvernement a évoqué "des financements innovants" pour mettre en oeuvre la politique de rénovation thermique, comme le produit des enchères carbone ou les certificats d'économie d'énergie.
OGM : Il a dit vouloir maintenir le moratoire sur la mise en culture de semences OGM (organismes génétiquement modifiés) [Le moratoire sur les cultures OGM, lancé par la France en février 2008, avait été invalidé l'an dernier par la Cour européenne de justice de Luxembourg, mais le gouvernement précédent avait de nouveau interdit les cultures issues d'organismes génétiquement modifiés, une position également défendue par la nouvelle majorité] et a annoncé l'interdiction de l'épandage aérien de produits phytosanitaires dans l'agriculture, sauf en l'absence d'alternative. Il a enfin annoncé le lancement d'un nouveau plan en faveur du développement de l'agriculture biologique. M. Ayrault a notamment promis que l'épandage aérien des produits phytosanitaires serait interdit, «en l’absence de solutions alternatives», et que l’effort de réduction de leur utilisation serait «poursuivi».
SANTE : En termes de santé, où les discussions ont parfois laissé les participants sur leur faim, il a souligné que le gouvernement soutenait la proposition de loi pour interdire le bisphénol A dans les contenants alimentaires. La proposition de loi a été votée en 2011 à l’Assemblée mais doit encore passer au Sénat.
André Cicolella, responsable du Réseau Environnement Santé, est en colère. Après deux jours de table ronde sur la santé et l'environnement, il se désespère : "Le président avait dit qu'on devait changer de cap. Je constate que, sur la santé, il n'est rien. Je suis tenté de dire qu'on revient en arrière. Pas de vision, pas de projet !" La discussion n'a pas pris en compte, selon lui, le boum des maladies chroniques dont une part notable serait explicable par la pollution chimique et particulièrement par les perturbateurs endocriniens qui agissent sur l'équilibre hormonal. "Du coup, on s'est perdu dans des approximations pour savoir si les molécules de synthèse étaient responsables avec certitude ou non de 5% ou de 10% des décès... Ça n'a aucun intérêt !", s'énerve-t-il. "Toutes les propositions importantes de l'Alliance pour la Planète [qui réunit des ONG spécialisées sur la santé et l'environnement, NDLR] ont été retoquées", poursuit-il. Exit donc la création d'un nouvel institut de recherche ou la refondation de la politique de la santé pour prévenir les maladies chroniques. Des longues discussions de la conférence environnementale, André Cicolella ne retient que "le lancement d'un groupe de travail".
La conférence environnementale, qui sera annuelle, a réuni vendredi et samedi plus de 300 participants autour de cinq tables rondes thématiques, notamment sur deux objectifs prioritaires: la transition énergétique et la protection de la biodiversité. par Marion Douet Edité par Emmanuel Jarry - samedi 15 septembre 2012 15h44
http://fr.reuters.com/article/topNews/idFRPAE88E02S20120915?sp=true
http://www.lepoint.fr/societe/conference-environnementale-les-annonces-de-jean-marc-ayrault-15-09-2012-1506602_23.php
Conférence environnementale : «On meuble le vide», selon Guaino
L'ancienne plume de Sarkozy s'est aussi dit favorable à l'exploitation des gaz de schiste.
Henri Guaino (UMP), interrogé sur la conférence environnementale ouverte vendredi, a estimé qu’on «meuble le vide» et s’est déclaré favorable à l’exploitation des gaz de schiste sans «tout détruire». Sur Radio Classique et Public Sénat, le député des Yvelines a commenté l’ouverture de cette manifestation par François Hollande: «J’ai l’impression qu’on meuble le vide de la politique du gouvernement». «Le Grenelle de l’environnement, c'était quelque chose de sérieux : pendant des semaines, des mois, on a réuni tout le monde», a estimé l’ancienne «plume» de Nicolas Sarkozy. Là, en l’absence des industriels comme EdF ou Areva, «c’est unilatéral. Ce n’est pas une discussion, ce n’est pas un échange. On sert une clientèle». Pourtant «de vraies questions se posent», comme «notre rapport au progrès», a poursuivi le candidat à la présidence de l’UMP. Pour l’ex-conseiller spécial de Nicolas Sarkozy à l’Elysée, l’ancien ministre Claude Allègre «a raison sur le principe» quand il préconise d’exploiter les gaz de schiste. Simplement, «il ne faut pas non plus tout détruire, tout casser». «Si c’est pour transformer la région parisienne en quelque chose qui ressemblera aux champs de pétrole du Texas, non». Hollande et l'écologie, cela marche-t-il ? «J’ai l’impression qu’il s’en fiche», a répondu le député d’opposition. «J’ai le sentiment qu’il n’y a aucun engagement chez Hollande, rien qui vienne vraiment du fond de lui-même, qu’il prenne à bras-le-corps». «Que veut-il réellement ? Qui est monsieur Hollande ?», a insisté le député.
Environnement : M. Hollande, où sont les financements ?
Quid des transports, des déchets, et surtout comment seront financés les annonces du chef de l'Etat, interroge le député UMP de la Meuse, Bertrand Pancher. Interview.
La conférence environnementale entre, samedi 15 septembre, dans sa deuxième et dernière journée. Avant le discours de Jean-Marc Ayrault, qui doit clôturer la rencontre et qui fera peut-être de nouvelles annonces, le député UMP de la Meuse Bertrand Pancher souligne les limites de l'exercice. Transports, déchets, financements... De nombreux points sont passés sous silence.
Vous êtes membre de la Commission du Développement durable et vous avez été co-rapporteur du Grenelle II. Comment se passe la conférence environnementale et la table ronde sur la gouvernance à laquelle vous participez ? Pas mal. Les gens sont plutôt contents. Je trouve par exemple positif que la conférence se réunisse une fois par an, ce qui met sous tension les acteurs et le gouvernement sur les objectifs. Et je note des avancées de certaines parties prenantes. Par exemple, sur le verdissement de l’agriculture, la FNSEA ne s’est pas cabrée. Elle est même plutôt prenante. Maintenant, n’exagérons rien, le Grenelle c’était un millier d’acteurs. La conférence environnementale, c’est trois cent.
Et alors ? -Eh bien du coup, passent à la trappe des dossiers qui sont tout de même capitaux. Rien sur le transport et les 500.000 camions, qui est tout de même le premier poste d’émission de CO2 avec le chauffage. Quid du Canal Seine-Nord ? Quid du ferroutage et des TGV ? Rien non plus sur les déchets.
D’accord, mais le plan de rénovation thermique est tout de même très ambitieux avec 600.000 logements par an dans l’ancien... L’intention est louable. Sur la mise en musique financière, je suis nettement plus sceptique. C’est un effort colossal. Aujourd’hui, nous sommes à 160.000 rénovations par an. Comment va-t-on trouver les financements du grand bond en avant ? Le fléchage des crédits de la BPI (Banque publique d’investissement) c’est bien et l’utilisation des quotas carbone de l’industrie va aussi dans le bon sens, mais on est loin, très loin du compte.
Et en matière de gouvernance, vous voyez des évolutions ?
Ecoutez, je trouve intéressant qu’on décentralise des décisions en matière environnementale, sur l’énergie, les renouvelables etc… Mais nous avons 36.000 communes et le plus souvent - c’est le cas des déchets - les compétences s’éparpillent dans la cacophonie. Lutter contre le mitage des terres arables, c’est louable mais tant que les décisions d’urbanisme relèvent d’abord du maire et plus rarement de l’intercommunalité, on est pas au bout de nos peines. Surtout sachant que son élection en dépend. Nous avons été plusieurs lors de la table ronde, le philosophe Dominique Bourg et Bruno Gentil de France Nature Environnement notamment , à demander qu’on mette la démocratie écologique, qui fut le parent pauvre du Grenelle, en position prioritaire sur l’agenda des réformes.
A propos, dans votre circonscription, il ya le site de déchets nucléaires ultimes de Bure. Où en est on ?
-J’ai demandé à la ministre de l'Environnement Delphine Batho qu’on saisisse au plus vite la Commission nationale du débat public. Car les échéances se rapprochent. C’est en 2014 que le parlement doit statuer.
Propos recueillis par Guillaume Malaurie, le samedi 15 septembre 201
http://tempsreel.nouvelobs.com/planete/20120915.OBS2513/environnement-m-hollande-ou-sont-les-financements.html
Une gauche (enfin) écologique, selon Nicolas Hulot
"Cette conférence environnementale est un acte fondateur pour la gauche", félicite le président de la Fondation Nature Homme. Interview.
Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault vient d'annoncer, samedi 15 septembre, les priorités du gouvernement en matière d'écologie et de transition énergétique, à la clôture de la conférence environnementale. Des annonces dont se félicite Nicolas Hulot, journaliste et président de la Fondation Nature Homme. Interview.
Dans les réformes annoncées par Jean-Marc Ayrault, on retrouve beaucoup des Propositions de votre Fondation.
- Franchement, c'est difficile de faire la fine bouche. Nous étions venus à cette conférence sans illusion et assez combatifs, notamment sur le scandale des aides fiscales à la pollution et sur beaucoup de sujets, nous avons été entendus. Pratiquement sur tous même ! On retrouve nos mots, nos idées nos problématiques. Surtout, on est au niveau des enjeux de ce qui va structurer l'économie de demain.
Evoquez-vous la fiscalité écologique ?
- Oui ! Il est acté que l'on ne peut pas continuer à être les avant-derniers de la classe dans la contribution écologique. On avance sur le tarif... Rien n'est fermé, tout est sur la table et c'est de bon augure pour la suite. Peu importe le nom, "Contribution Climat Energie" ou non, l'essentiel reste la perspective d'une fiscalité qui pèse sur l'émission des gaz à effet de serre, plutôt qu'une fiscalité qui pèse sur le travail. L'idée d'un chèque énergie, que nous défendons notamment pour les automobilistes, est également regardée de près. Cette option serait plus efficace qu'une baisse de 6 centimes pour tout le monde sur le carburant...
Que pensez-vous de l'objectif de véhicules qui consomment seulement 2L pour 100km ?
- C'est formidable ! Je défendais cette idée, parfaitement réalisable industriellement. Et je n'étais d'ailleurs pas le seul. Mais le fait que ce soit un projet fixé par l'Etat change tout. On y arrivera !
Et l'objectif "zéro artificialisation" des terres ?
- C'était un tabou, et ce n'est d'ailleurs pas facile à faire, mais c'était une nécessité absolue. Je suis vraiment très heureux que le Premier ministre passe à l'acte.
Êtes-vous surpris de cette évolution d'une gauche productiviste à une gauche écologiste ?
- Je crois que cette conférence environnementale [qui doit être renouvelée tous les ans, NDLR] est un acte fondateur pour la gauche.
Propos recueillis par Guillaume Malaurie, samedi 15 septembre.
Fête de l'Humanité: Bernard Thibault critique sur la conférence environnementale
Présent sur les trois
jours de la Fête de l'Humanité, le secrétaire général de la CGT s'est interrogé sur la précipitation des annonces faites par François Hollande la veille lors de la Conférence environnementale,
concernant l'arrêt de la centrale nucléaire de Fessenheim et le rejet de permis d'exploration de gaz de schiste.
Sur Fessenheim, Bernard Thibault, a "tiré la sonnette d'alarme". "On ne peut pas à la fois annoncer -ce qui est positif- un débat national sur la transition énergétique et dans le même temps annoncer des décisions aussi abruptes que la fermeture de Fessenheim fin 2016... Je tire la sonnette d'alarme", a-t-il dit, en rappelant "le chiffre de chômage et de précarité record" en France avec "6 millions de salariés en sous-emploi".
Pris de court : Cette annonce "nous prend de court", a-t-il dit. "C'est le genre de déclaration qu'on a entendue par de multiples gouvernements: "Acceptons de fermer une unité de production et on s'engage à accompagner et à reconvertir"" les salariés. "L'impératif est de tout faire pour diminuer les émissions de CO2", souligne-t-il, avant de préciser: "On ne peut pas tenir ce genre d'engagements si on n'a pas une action politique concrète sur les créations d'emploi."
"Ne fermons pas la porte" : Concernant le gaz de schiste, que "l'on puisse dans l'état actuel des connaissances" dire qu'"il est impossible d'exploiter ce type de matière, c'est une chose", mais "nous sommes pour qu'un pays comme la France accepte l'idée de recherche", a souligné le numéro un de la CGT. "Ne fermons pas les portes à toutes les recherches scientifiques, dès lors qu'on crée aussi les conditions pour que ce soit la population, qui en toute connaissance de cause, donne son feu vert à tel domaine d'activité".
http://www.humanite.fr/environnement/fete-de-lhumanite-bernard-thibault-critique-sur-la-conference-environnementale-504029
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