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Mardi 16 octobre 2012 2 16 /10 /Oct /2012 18:06

Pour Arnaud Montebourg, la France doit "redevenir un pays minier"

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ÉCONOMIE - Le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg a souhaité ce mardi 16 octobre que la France puisse redevenir un pays minier, afin notamment de sécuriser les approvisionnements en métaux stratégiques, et a regretté l'absence dans l'Hexagone d'un grand acteur dans le secteur. Le ministre "souhaite donner une nouvelle ambition à la France, celle de redevenir un pays dans lequel on peut exploiter des mines, comme le font de nombreux pays européens", a-t-il indiqué dans un communiqué à l'issue du Comité des métaux stratégiques (Comes). "Il s'agit d'améliorer notre connaissance du sous-sol, en revisitant l'inventaire de notre sous-sol", a-t-il par ailleurs précisé.

Exploiter des mines tout en préservant l'environnement

Dans le discours de clôture du Comes, il a indiqué que cette "connaissance" pourra être mise "à disposition d'opérateurs miniers qui pourraient amener, en France, sur notre territoire, à de nouveaux projets miniers, en matières de terres rares et de ressources stratégiques". Il a souhaité la mise en place d'un "démonstrateur de mine", une installation témoin censée permettre de démontrer la faisabilité de l'exploitation de mines tout en préservant l'environnement. "On peut démontrer aujourd'hui que l'exploitation minière n'est pas à l'image de celle qu'a colporté la première Révolution industrielle dans notre imaginaire, mais est une forme de technologie moderne, nouvelle, à taille humaine", a-t-il estimé. Cette technologie doit être "capable de servir l'intérêt stratégique de la nation et en même temps de respecter la population", a-t-il insisté. "Il nous manque un très grand acteur minier" en France, a-t-il cependant déploré après le discours.

Une refonte du Code minier

Lors de son intervention, le ministre est également revenu sur le chantier de refonte du Code minier. Cette refonte doit "permettre d'accroître la transparence et la concertation dans l'attribution des permis, d'améliorer l'implication des populations, mais surtout redéfinir le partage des valeurs de l'exploitation minière entre Etat, collectivités locales et industriels". Interrogé sur le calendrier de cette réforme, le ministre n'a pas donné d'échéance. En septembre, la ministre de l'Ecologie et de l'Energie Delphine Batho avait confirmé que le gouvernement présenterait un projet de loi "avant la fin de l'année". Selon le ministère de l'Environnement, les principaux sites d'extraction en France concernent essentiellement la Guyane (mines d’or) et la Nouvelle-Calédonie (mine de nickel). La perspective d'ouvrir des mines d'extraction de gaz de schiste, dont les techniques d'extraction (comme la fracturation hydraulique) sont réputées extrêmement polluantes, avait provoqué un vif débat sous le précédent quinquennat. La refonte du Code minier devrait justement tenir compte des préoccupations environnementales liées aux nouvelles technologies minières sur le gaz de schiste ou la captation de CO2.

Le HuffPost/AFP  |  Publication: 16/10/2012 16:40 CEST Mis à jour: 16/10/2012 16:40 CEST

http://www.huffingtonpost.fr/2012/10/16/arnaud-montebourg-la-france-doit-redevenir-pays-minier_n_1970040.html?utm_hp_ref=france


Les écologistes du Parc national de la Vanoise déterrent la hache de guerre

En refusant d'adopter la charte du Parc national de la Vanoise, une majorité d'élus savoyards rappellent qu'elle mise sur la logique industrielle de l'or blanc.  «Je suis déçu.» Auteur de la loi de 2006 sur les parcs nationaux, qui vise à créer autour des parcs naturels nationaux des «aires optimales d'adhésion» co-gérées par les élus locaux, Jean-Pierre Giran, député UMP du Var, dit «regretter le comportement des élus savoyards». Alors que dans les autres parcs nationaux, des Ecrins, du Mercantour, des Pyrénées ou de Guadeloupe, la procédure qui consiste à élaborer puis à faire adopter une charte par les élus locaux se déroule sans accroc, il n'en va pas de même au Parc national de la Vanoise (PNV), le plus ancien des parcs nationaux français. Hormis six avis réservés, la majorité des 29 communes se sont prononcées contre la charte, un document en cours d'élaboration depuis quatre ans et qui compte 241 pages. Présidé par Hervé Gaymard, député UMP de Tarentaise, le conseil général de la Savoie demande même à l'Etat de stopper la procédure ! Ce qui serait contraire à l'esprit de la loi, qui prévoit une zone d'adhésion sur le modèle des parcs régionaux censée protéger le coeur du parc. En Vanoise, le Parc national, «royaume des aurores intactes et des bêtes naïves», comme l'écrit Samivel, étend sur 529 km2 ses glaciers et ses sommets où gambadent 4.000 chamois et 1.600 bouquetins.

Contiguë avec le parc italien du Grand Paradis, la Vanoise, risque bien des fêter ses 50 ans avec une «nouvelle affaire». La première, en 1971, avait vu l'Europe entière s'émouvoir, et Marguerite Yourcenar écrire à Georges Pompidou que «le déclassement, fût-ce même d'une partie du Parc de la Vanoise, serait, en fait et en symbole, une perte énergétique, esthétique et morale». Le Président de la République trancha en faveur du parc. Aujourd'hui des communes comme Val d'Isère et Bonneval sur Arc, ont encore un projet de liaison mécanique au coeur de la zone centrale du parc !

Un combat inégal

Un passé conflictuel qui peut expliquer le ressentiment des communes support de stations envers le PNV. Sur une surface de 1.465 km2 avec 29 communes, l'aire optimale d'adhésion souffre d'un déséquilibre. D'un côté, l'établissement public, doté d'un budget annuel de l'ordre d'un million d'euros et, de l'autre, des communes qui, à l'instar de Tignes, La Plagne ou Courchevel, figurent parmi les plus grandes mégapoles du ski au monde. Elles disposent d'ingénierie et d'énormes capacités financières. Ainsi, Val d'Isère, avec 1.700 habitants, affiche un budget de 54 millions d'euros en 2012. «Les stations de Tarentaise auraient pu jouer à la fois sur l'excellence de leur environnement et sur celle de leurs équipements et ainsi gagner en compétitivité», regrette Jean-Pierre Giran.

la vanoiseConfortées par une étude récente du cabinet Contours, qui chiffre à 6,5 milliards d'euros les dépenses des touristes dans les Alpes du Nord, les stations utilisent le PNV pour leur image, mais refusent tout processus soupçonné d'entraver une éventuelle expansion. «Les orientations de la charte sont essentiellement environnementales et laissent peu de place au développement économique», se justifie le conseil municipal de Tignes. Olivier Zaragoza, son maire, va même «sensibiliser les communes de Termignon et Champagny pour délibérer avec les mêmes arguments en ce qui concerne le domaine skiable».

Fuite en avant

Un peu accablé par autant de concertation pour un si piètre résultat, le directeur de l'établissement public du PNV, Emmanuel Michau, ne désespère pas de trouver un compromis en attendant l'enquête publique qui aura lieu en décembre. Même attente du président du PNV, Alain Marnezy, maire d'Aussois, qui explique le refus des maires par leur désir de rester décideurs en matière d'urbanisme et d'extension de domaines skiables. Autrement dit, ils craignent de voir ralentir leur moteur, l'immobilier qui finance les investissements dans les remontées mécaniques. Une fuite en avant qui inquiète les analystes, à l'instar du géographe Philippe Bourdeau. «Alors que la pratique du ski tend à concerner une population de plus en plus restreinte, environ 20.000 lits nouveaux sont construits chaque année dans les Alpes du Nord et le découplage entre fréquentation sportive et marché immobilier ne cesse de s'accentuer, en bénéficiant de mesures d'incitation fiscale», écrit-il. C'est ce modèle que les écologistes tentent de freiner. «Ces responsables confondent bétonnage et progrès, projets immobiliers et tourisme durable. Ils représentent les habitants de la montagne, mais ils n'aiment pas la montagne», assène Yves Paccalet, conseiller régional et ancien compagnon du commandant Cousteau. Sur Internet, sa pétition «Appel pour la Vanoise» a déjà recueilli plus de 6.000 signatures. «L'espace montagnard n'appartient pas aux seuls élus locaux», veut-il démontrer. Conscient de l'image désastreuse de cette nouvelle affaire de la Vanoise, le préfet de Savoie, a programmé, pour la fin octobre, une réunion entre tous les acteurs pour tenter de trouver un compromis sur un texte de charte consensuelle.

Écrit par Gabrielle SERRAZ Par Gabrielle Serraz | 14/10 | 12:56 | mis à jour à 13:01 | 4commentaires

http://www.lesechos.fr/economie-politique/politique/actu/0202325317367-les-ecologistes-du-parc-national-de-la-vanoise-deterrent-la-hache-de-guerre-500118.php 


Technip décroche un contrat gazier de 110 millions d'euros en Chine

Le groupe de services pétroliers participera à l'élaboration d'un nouveau système de production de Technip profite de l'appétit de Pékin pour les matières premières. Lundi, le groupe de services pétroliers a annoncé dans un communiqué avoir décroché un contrat de 110 millions d'euros pour élaborer d'un nouveau système de production gazier sous-marin. Pour ce projet, le groupe agira en consortium avec Offshore Oil Engineering Co. (COOEC), sachant que le montant global du contrat s'élève à 200 millions d'euros.  Le projet se situe en eaux profondes du champ Panyu, en mer de Chine. Celui-ci se situe à environ 150 kilomètres au sud de Hong Kong.

"L'installation en mer se déroulera en deux phases, au troisième trimestre 2013 et au deuxième trimestre 2014, et fera appel au Deep Orient, un des navires de construction en eaux profondes de Technip, et au HYSY 201, le navire de pose de COOEC", a précisé Technip dans son communiqué. latribune.fr | 15/10/2012, 07:52 - 137 mots

http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/energie-environnement/20121015trib000724872/technip-decroche-un-contrat-gazier-de-110-millions-d-euros-en-chine.html


L'Iran prêt à provoquer une marée noire dans le Golfe

Selon "Der Spiegel", ce serait pour une façon de forcer l'Occident à suspendre les sanctions envers l'Iran.

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 Des personnes en combinaison s'activent à nettoyer le port de Paimboeuf et ses abords, le 18 mars 2008, suite à une pollution provoquée par une fuite d'environ 400 tonnes de fuel. (FRANK PERRY / AFP)

Les Gardiens de la Révolution en Iran ont mis au point le projet de couler un pétrolier dans le Golfe pour provoquer une marée noire qui stopperait le trafic et obligerait l'Occident à participer à une grande opération de nettoyage, affirme dimanche 14 octobre le magazine allemand Der Spiegel. Citant des sources occidentales du renseignement, le magazine précise que les Gardiens de la Révolution voient dans ce projet, au nom de code "Eau sale", une façon de forcer l'Occident à suspendre les sanctions envers l'Iran, qui commencent à toucher vraiment l'économie iranienne. Le projet, mis au point par le chef des Gardiens de la Révolution, le général Mohammad Ali Jafari, et l'amiral Ali Fadavi, chef de la division navale des Gardiens, vise également à punir les pays arabes riverains du Golfe pour leur soutien à l'Occident et à Israël, toujours selon le Spiegel. L'opération de nettoyage devrait forcément être menée avec la coopération technique de l'Iran, ce qui obligerait à la suspension des sanctions imposées pour forcer l'Iran à abandonner son programme nucléaire. Le projet a été présenté au guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, qui devra décider de son éventuelle mise en œuvre, ajoute le Spiegel. Créé le 14-10-2012 à 13h17 - Mis à jour à 13h18 Par Le Nouvel Observateur avec AFP

http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20121014.OBS5645/l-iran-pret-a-provoquer-une-maree-noire-dans-le-golfe.html


Les enseignes lumineuses tardent à s'éteindre en France

Le Monde.fr | 12.10.2012 à 13h14 •  Par Jérémi Michaux

Opération nuit noire : samedi 13 octobre, de nombreuses municipalités françaises éteindront une partie de leur éclairage public à l'occasion de la quatrième édition du "Jour de la nuit". Cette opération vise à sensibiliser le public à la pollution lumineuse et à la protection de la biodiversité nocturne, alors que la France peine à réduire l'éclairage la nuit, notamment celui dû aux enseignes commerciales.

jour-de-la-nuit.jpgIl y a un an, le 26 septembre 2011, Nathalie Kosciusko-Morizet, alors ministre de l'écologie, fustigeait sur France-Inter les commerces dont les enseignes restaient allumées la nuit. Son ministère travaillait à la rédaction d'un décret sur leur extinction de 1 heure à 6 heures du matin. Les associations écologistes et les astronomes amateurs étaient ravis. Plus d'un an après les promesses de la ministre, et trois mois après la publication de ce décret, où en est-on ? "Les choses vont dans le bon sens", selon Tom, qui coordonne le collectif d'activistes Zérowatt de Niort. Les militants de Zérowatt mènent des actions nocturnes d'extinction des enseignes. Leur prochaine opération est annoncée pour le 26 octobre. "C'est globalement positif pour Grenoble, Niort ou Poitier", assure Tom. Selon Zérowatt, ce ne sont pas les grandes enseignes qui sont les plus réticentes, mais plutôt les petits commerçants indépendants, qui avouent souvent leur ignorance du décret.

Le 1er juillet et les effets d'annonces du précédent gouvernement, selon lequel la mesure permettrait d'économiser "la consommationd'électricité annuelle de 370 000 ménages et d'éviter le rejet de 120 000 tonnes de CO2 par an", il y a un gouffre. Finalement, la mesure ne s'applique pas aux immeubles de bureaux et ne concerne plus les vitrines des magasins mais seulement leurs enseignes lumineuses. Inévitablement, certains panneaux lumineux ont migré derrières les vitrines des magasins et restent donc allumés toute la nuit. De plus, l'obligation d'éteindre la lumière a été circonscrite aux commerces situés dans les agglomérations de moins de 800 000 habitants, excluant la plupart des grandes villes françaises où la pollution lumineuse est importante. Mais le principal reproche fait à la législation est l'absence de sanctions pour les contrevenants dont l'enseigne resterait allumée toute la nuit. Le problème qui se pose est celui de la difficulté pour les forces de l'ordre de faire appliquer la loi sans un arsenal répressif efficace.

En l'absence d'accord à l'amiable entre la collectivité et le commerçant, ce type d'affaire "peut aller jusqu'au contentieux et est souvent classé par des tribunaux débordés", dit Jean-Charles Valladier, le responsable de l'aménagement des espaces publics et de la publicité de Toulouse. La ville applique sa propre charte puisque l'agglomération compte plus de 800 000 habitants.

Les panneaux publicitaires en procès : Autre point faible de la loi, il n'y a pas d'obligation d'extinction pour les panneaux publicitaires. Pourtant selon Bernard Devau, le directeur de l'aménagement de l'espace public à la mairie de Montpellier, "l'image que l'on se fait d'une ville repose souvent sur ses entrées autoroutières, lesquelles sont encombrées de panneaux allumés même la nuit". Mais les recettes très importantes qu'ils apportent "les rends inattaquables". Pourtant un consensus semble exister pour limiter le nombre de nuisance lumineuse et même George Sorel, le président de la Fédération française des association de commerçants, se déclare favorable à l'extinction nocturne des panneaux indiquant la direction d'un magasin. Jérémi Michaux

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/10/12/les-enseignes-lumineuses-tardent-a-s-eteindre-en-france_1774558_3244.html


Enseignes et publicités lumineuses : le décret d'application de la loi Grenelle 2 est paru le 01 mars 2012

Les règles applicables à la publicité extérieure, aux enseignes et préenseignes sont réformées par le décret n° 2012-118 du 31 janvier 2012 issu de la loi Grenelle 2 du 12 juillet 2010. Ce décret institue une obligation d'extinction des dispositifs lumineux.NEON.jpg

Le décret d'application n° 2012-118 de la loi portant "engagement national pour l’environnement" dite loi Grenelle 2, comprend une série de mesures visant à : supprimer le gaspillage énergétique et maîtriser la demande d'électricité, réduire les nuisances lumineuses et améliorer la qualité du cadre de vie en diminuant l'impact paysager. Ce décret fixe une règle générale d'extinction des enseignes et publicités lumineuses.  La durée de l'extinction a été fixée de manière à faire coïncider le fonctionnement de ces dispositifs avec le temps de vie sociale et la présence effective des personnes dans l'espace public.


©  tous droits réservés, danièle favari.

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