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Lundi 13 mai 2013 1 13 /05 /Mai /2013 11:18

A tous mes followers - que je remercie - je signale que ce blog est remplacé par un site à l'adresse suivante : verte-influence.e-monsite.com ou "verte influence" sur votre moteur de recherche. Vous y suivrez ainsi l'actualité en temps réel :

  • du gaz de schiste, des permis, (onglets Gaz de schiste_actus, les permis (PERH), de la réforme du Code Minier ;
  • mais aussi de la transition énergétique, la Méditerranée et l'évolution du climat (dérèglement climatique)

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Vous pourrez voir - en bas de la page d'accueil - les articles récents mis en ligne et vous y trouverez aussi un agenda UTILE sur les évènements qui rythment le mix-énergétique.

Toutes vos observations me seront utiles pour perfectionner ce site. Bonne lecture, Danièle favari


Mon article sur Slate.fr :

Du danger des plateformes immergées au large de l'île du Levant

littoral_ile_du_levant.jpgLe site, au large des îles d’Hyères et voisine de Port-Cros, va devenir un Centre d’expertise et d’essais en mer profonde.

http://www.slate.fr/tribune/72133/ile-du-levant-plateformes-danger


Gaz de schiste : la fin

Ah, les miracles promis par le gaz de schiste, "la manne extraordinaire sous nos pieds" vantée par la patronne du Medef, la promesse d'une Amérique indépendante pour cent ans ! Ô, châteaux en Espagne, lubies fantasmagoriques, rêves insensés ! Mais le songe creux d'une énergie inépuisable s'évapore comme le méthane, les faits commencent à dissiper les discours mensongers de ceux qui ne veulent rien changer.

Le 8 mai, on a appris que deux compagnies gazières, Talisman Energy et Marathon Oil, se retiraient de l'exploration du gaz de schiste en Pologne. Pourquoi ? Parce qu'elles n'ont pas trouvé suffisamment de gaz, qui se révèle ne pas être aussi aisé à extraire qu'aux Etats-Unis. Sur 43 puits creusés jusqu'à présent en Pologne, seuls 12 ont produit du gaz. La Pologne, à qui l'on avait promis des réserves immenses de 5 trillions de mètres cubes, ramenées ensuite à 800 milliards, découvre la différence... L’accès à la totalité de l’article est protégé

LE MONDE | 11.05.2013 à 17h39 • Mis à jour le 11.05.2013 à 17h39  Par Hervé Kempf


Gaz de schiste : une avancée vers le moratoire dans l’Etat de New York

Le 2 mai dernier une décision de la Cour d’Appel Suprême de l’Etat de New York a confirmé que les municipalités ont le pouvoir de bannir la technique de fracturation hydraulique sur leur sol, statufiant ainsi en faveur de deux communes. Les communes de Dryden et de Middlefield, dans l’Etat de New York, avaient adopté une interdiction d’utiliser la fracturation hydraulique au début de la grande expansion de la production aux USA. L’affaire était allée devant la justice à la suite d’une plainte.

NEW-YORK-FRACKING-OPPOSITION-large300.jpg La plainte, déposée en 2011 par Anschutz Exploration Corp, compagnie pétrolière basée à Denver, et reprise par l’actuelle société détentrice des droits d’exploration sur la commune de Dryden, Norse Energy, est parvenue jusqu’à la Cour d’Appel Suprême de l’Etat. Une véritable bataille judiciaire qui durait depuis plus de deux ans et qui se termine en faveur des deux communes. Désormais, toutes les municipalités de l’Etat de New York auront le droit d’adopter un moratoire sur la technique de fracturation hydraulique sur le territoire.

Une décision qui risque de compromettre les projets du gouverneur Andrew Cuomo, favorable au développement du gaz de schiste. Son administration est actuellement en train de mettre en place une réglementation afin de lever le moratoire sur la technique de fracturation hydraulique en vigueur. Cette décision de justice, en outre, va peser dans les diverses élections locales. Le gaz de schiste est déjà un argument de campagne qui voit s’opposer les candidats locaux. Le pouvoir d’interdire toute activité pourrait bien faire basculer le vote vers l’un ou l’autre côté.


"En 2100, l'énergie sera propre et illimitée"

INTERVIEW - Laurence Tubiana, spécialiste de l'énergie, membre du Conseil national du débat sur la transition énergétique, analyse pour le JDD le plan du gouvernement pour l'énergie de demain.

Dans quels domaines de l'énergie naîtront les innovations?
L'enjeu est de réduire les émissions de gaz à effet de serre en consommant moins de gaz et de pétrole tout en développant les énergies propres. Les innovations déployées permettront d'économiser beaucoup d'énergie en jouissant du même confort de vie. L'éolien, le solaire et la biomasse, qui existent déjà, deviendront plus efficaces et rentables en 2030. Les technologies de l'information, à travers les compteurs "intelligents", permettront de réguler la consommation d'électricité. La Chine, l'Allemagne, la Suède et la Californie investissent dans ces domaines et y voient le futur de leur croissance.

Laurence-Tubiana.jpg À quoi serviront-elles au bout du compte?
Nous sommes dans une période de transition pendant laquelle nous utilisons encore des énergies fossiles (gaz, pétrole). En consommer moins permet de gagner du temps pour les remplacer par des renouvelables sans risquer un emballement du réchauffement climatique. D'ici à 2050, on stockera mieux l'électricité mais on consommera encore du gaz et du pétrole. Mais en 2100, on peut imaginer que nous aurons des sources d'énergie propres et illimitées.

Que vont changer ces innovations dans notre quotidien?
Ces innovations vont généraliser dans beaucoup de foyers de considérables économies de chauffage. Grâce aux technologies de l'information, les maisons régleront seules leur température en fonction de l'extérieur et des modes de vie. Elles géreront le fonctionnement des appareils électroménagers ou la recharge de la voiture électrique en fonction des heures de la journée. Des quartiers produiront et partageront l'électricité ou le chauffage. Une économie vertueuse va se développer en réutilisant à grande échelle les déchets domestiques, agricoles, forestiers, les eaux usées - qui sont chaudes - pour générer de la chaleur.

Tout le monde aura-t-il une voiture électrique?
Selon certains scénarios, entre 800.000 et 1,5 million seront peut-être en circulation en 2030. S'y ajouteront des véhicules roulant au gaz moins polluant que le pétrole, cela changera la qualité de l'air en ville! Il restera des voitures à l'essence car le parc automobile s'adapte lentement et la voiture électrique est surtout un véhicule urbain. Mais on peut imaginer, dans les grandes villes, la fin des véhicules individuels et le développement de l'auto partage à côté des transports collectifs. Avec l'aide des technologies de l'information, depuis son téléphone, on choisira un mode de transport en fonction de son coût, du temps de voyage ou de la disponibilité.

Quelle innovation est la plus attendue?
Le stockage de l'électricité est un verrou important. Le faire sauter permettrait de régler le problème de l'éolien et du solaire, qui ne fonctionnent pas en permanence. Leur développement massif ferait baisser leurs coûts. Les recherches visent à miniaturiser les batteries, qui restent volumineuses et faibles en autonomie.

Quelles sources d'énergie verront le jour dans le futur?
Les énergies marines par l'utilisation des courants marins, des marées, de la houle, sont très prometteuses étant donné le vaste littoral français. À l'horizon 2050, les bactéries, les enzymes, les micro-algues pourront produire de l'énergie.


La modification du décret relatif au parc national des Calanques en consultation

Un projet de décret vise à modifier le décret portant création du parc national des Calanques. Il est soumis à la consultation du public sur le site du ministère de l'Ecologie jusqu'au 27 mai 2013. Outre la rectification d'erreurs matérielles, le projet de texte prévoit certaines dérogations aux interdictions de débarquement fixées par le décret d'origine. Ainsi, il ajoute une dérogation à l'interdiction de débarquement dans le cœur du parc pour l'île et le château d'If. Il ajoute également une dérogation à l'accès aux embarcations à moteur pour les services de secours.

Graziella Dode © Tous droits réservés Actu-Environnement Reproduction interdite sauf accord de l'Éditeur ou établissement d'un lien préformaté [18476] / utilisation du flux d'actualité


Monaco veut encore s'agrandir sur la mer

La principauté à l'étroit dans ses 2 km2 vient de lancer un appel à candidature pour un projet gigantesque d'extension sur la mer. Objectif: gagner 6 hectares sur la mer pour y construire des logements de luxe. Un véritable pari technique.

monaco-le-secret-bancaire-est-de-mise_e5c95cd0bc2396445fb18.jpgProblème :  à côté s’étend la zone naturelle protégée !


AGENDA : Jeudi 16 mai, dès 9h, le Sénat examine la proposition de loi visant à inscrire la notion de préjudice écologique dans le code civil 


http://www.lejdd.fr/Economie/Actualite/Laurence-Tubiana-En-2100-l-energie-sera-propre-et-illimitee-606812

http://www.reporterre.net/spip.php?article4238

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Samedi 11 mai 2013 6 11 /05 /Mai /2013 18:23

L'interdiction de l'exploration des ressources en gaz de schiste de son sous-sol prive la France d'un argument de poids dans les négociations de ses contrats d'importation de gaz naturel.

Par Michel Alberganti | publié le 10/05/2013 à 13h36, mis à jour le 11/05/2013 à 14h42

 En interdisant le recours à la fracturation hydraulique, François Hollande a, de facto, exclu la France de tout rôle dans le débat qui agite la planète sur le gaz de schiste. Déjà prise sous la pression des écologistes par le gouvernement de François Fillon, cette position a été confirmée par le président de la République. La situation est donc comparable à celle que nous connaissons avec les OGM. Le parallèle est saisissant et confirme la marginalisation de la France dans ces domaines qui pourraient, à divers titres, jouer un rôle essentiel dans les équilibres économiques mondiaux au cours des prochaines années. Avec le risque de troquer la position d’acteur majeur de l’innovation, que la France a occupée au 20e siècle, pour celle de spectateur passif et impuissant au 21e siècle.

torchere.jpgAu cours de l’émission Science publique que j’ai animée le 10 mai 2013 sur France Culture, le débat est parvenu à un constat simple: l’interdiction de l’exploration des ressources françaises en gaz de schiste va coûter cher à la France. Même sans les exploiter, une simple évaluation pourrait en effet servir à négocier à la baisse le prix des achats de gaz naturel. Et les enjeux sont considérables. La France importe 98% du gaz qu’elle consomme en provenance de quatre pays principaux: la Norvège (37%), les Pays-Bas (19%), la Russie (15%) et l’Algérie (13%). Vient ensuite le Qatar (6%) et plusieurs sources mineures. Au total, en 2011, les importations ont représenté près de 500 térawatts-heures. La part du gaz naturel dans la consommation française d’énergie primaire est de 15%. Seuls le pétrole (31%) et l’électricité nucléaire (42%) la dépasse. Le prix du gaz, à peu près stable entre 1990 et 2005, a nettement augmenté au cours des dernières années, passant de moins de 5 euros pour 100 kWh à plus de 6 euros en 2011.

GAZ-DE-SCHISTE-CE-N-EST-PAS-FINI.jpg Et cela continue: +3,2% en juin 2011, + 2% en juin 2012, +6% répartis entre début 2013 et juin 2014. Les prix flambent à tel point que le gouvernement a décidé, en décembre 2012, de les réviser tous les mois afin que la pilule, ainsi diluée, soit moins amère.

La menace de l'exploitation : Dans un tel contexte, il ne fait guère de doute que l’aptitude de la France à négocier le prix de ses importations de gaz naturel constitue un atout économique. Or, la simple perspective d’une exploitation du gaz de schiste présent dans notre sous-sol pèserait indubitablement sur les tractations. Plus elles sont importantes, plus l’argument en forme de menace «subliminale» a du poids.

Encore faut-il les connaître… Pour cela, voici les termes du débat:

Explorer signifie fracturer : Contrairement à ce que l’on pouvait espérer, aucune technologie alternative à la fracturation hydraulique ne semble pratiquement et, surtout, économiquement, en mesure de la remplacer à court ou moyen terme. Les spécialistes font par ailleurs valoir que cette fracturation est déjà utilisée pour l’extraction du pétrole, certes dans des conditions assez différentes (puits verticaux et non horizontaux comme pour le gaz de schiste, profondeur inférieure, roche plus poreuse...).

Par ailleurs, les méthodes d’exploration sans forage d’un puits (échantillons par carottage, analyse sismique) se révèlent insuffisantes pour obtenir une information probante sur les réserves exploitables. Pour explorer, il faut forer un vrai puits, et même plusieurs, et effectuer une fracturation hydraulique.  

Un financement forcément privé : Là encore, l’espoir de désolidariser la simple recherche de connaissance de la perspective d’une exploitation, au moins éventuelle, s’évapore rapidement. Evidemment, l’idéal serait de confier l’exploration à des instituts publics de recherche, comme le BRGM ou le CNRS. Malheureusement, les coûts apparaissent prohibitifs: il faut investir plusieurs dizaines de millions d’euros pour réaliser un puits d’exploration. Aucun organisme public ne pourra, même en s’alliant à d’autres, mobiliser un budget d’au moins une centaine de millions d’euros pour cartographier et évaluer le potentiel du sous-sol français en gaz de schiste.

Il faudrait donc faire appel à un industriel du secteur, et ce alors que, en juillet 2011, le gouvernement de l’époque avait annulé les trois permis d’exploration accordés en 2010 à Total pour Montélimar et à l’américain Schuepbach pour l’Ardèche et le Larzac. Il va de soi que l’exploration par une compagnie privée ne relève pas de la curiosité intellectuelle. L’industriel espère ensuite obtenir un permis d’exploitation dans le cas où son exploration a révélé des ressources qu’il peut rentabiliser. Il reste que l’engagement du gouvernement en délivrant un permis d’exploration ne concerne pas forcément l’exploitation. On peut donc imaginer de laisser les entreprises volontaires prendre le risque —elles en ont les moyens: Total a réalisé 10,7 milliards d’euros de bénéfices en 2012.

Le blocage de la recherche : en interdisant exploration et exploitation, le gouvernement stérilise la recherche. En effet, les chercheurs, dans ces domaines, ne sont pas des entités déconnectées des réalités économiques et politiques. Proposer, aujourd’hui, un thème de recherche sur les gaz de schiste relève du suicide professionnel. Comme le montre l’excellente enquête réalisée par le magazine Science et Vie de mai 2013, les scientifiques n’osent pas prendre ce risque ou bien le font en cachette. Sans pouvoir espérer de véritable budget dans ces conditions. Ce phénomène n’est pas nouveau. Il touche aussi les OGM. Pas d’interdiction, pourtant. Mais un tel climat, avec moratoire et arrachages à répétition, que les chercheurs français préfèrent logiquement chercher ailleurs.

Un programme d’exploration des ressources en gaz de schiste aurait le résultat inverse. Les entreprises privées pourraient commander à des laboratoires publics des études scientifiques sur, par exemple, les moyens de sécuriser les puits en limitant les rejets de méthane dans l’atmosphère ainsi que la prévention des risques de pollution des nappes phréatiques.

Une pression écologique justifiée : Les répercussions d’une décision politique, prise sous la pression des partis écologiques par les deux derniers gouvernements, de droite puis de gauche, sont donc nombreuses. Que cette pression soit justifiée par le souci de préserver l’environnement des pollutions possibles dues à l’exploration des gaz de schistes et d’éviter d’accroître le réchauffement climatique par des fuites d’un gaz vingt fois plus nocif, dans ce domaine, que le CO2 est non seulement judicieux, mais aussi indispensable. Qu’elle le soit pour éviter d’exploiter une ressource fossile, objectif réel des écologistes, l’est moins.

En effet, le gaz de schiste est en passe de bouleverser tous les équilibres énergétiques mondiaux. Il ne fait guère de doute que de nombreux pays, dans le sillage des Etats-Unis, vont se lancer dans son exploitation. L'impact de la France, seule ou presque, sur le réchauffement climatique mondial restera alors purement symbolique. Contrairement à celui qu'elle pourrait avoir en développant des améliorations de la fracture hydraulique et, pourquoi pas, d'autres techniques d'extraction.  

Cacophonie européenne : En Europe, pas le moindre accord en vue entre les pays membres. Chacun raisonne pour son compte, et les positions varient au cours du temps. Ainsi, l’Angleterre, après 18 mois d’interdiction, a autorisé l’extraction de gaz de schiste en décembre 2012. La Pologne, très dépendante de la Russie pour ses importations de gaz, s’est lancée à corps perdu et prévoit d’investir 12 milliards d’euros dans ce domaine d’ici 2020. L’Allemagne, pays du non au nucléaire, autorise le recours à la fracturation hydraulique sous conditions. En Espagne, la région de Cantabrie a interdit cette technique après la délivrance de six permis d’exploration, mais le ministère espagnol de l’industrie vient d’autoriser cette exploration sur la côte basque. La Roumanie donne son feu vert à l’exploration. La Grèce se rêve en Norvège de demain…

Pour l’heure, il ne reste toujours que la Bulgarie pour maintenir une position similaire à la France. En pleine crise économique, de tels moratoires pourront-ils résister longtemps? Peut-on se permettre d’importer massivement du gaz sans même tenter de savoir si nous n’en possédons pas une quantité exploitable sous nos pieds? Pourquoi ne pas taxer le gaz de schiste français pour accélérer la transition énergétique en développant le solaire et l’éolien, passablement en panne dans l’Hexagone?

Le gaz de schiste n’est pas le dernier chapitre de la révolution du gaz qui s’installe aujourd’hui dans le monde entier. Derrière lui se profile le méthane issu des clathrates que les Japonais ont récemment réussi à extraireMichel Alberganti

(Ré)écoutez l'émission Science publique du 10 mai 2013 sur France Culture: Le gaz de schiste est-il définitivement enterré en France? 

http://www.slate.fr/life/72277/gaz-de-schiste-explorer-pour-mieux-negocier

À lire aussi sur Slate.fr

La France n'a jamais renoncé au gaz de schiste, par Danièle Favari

Concilier gaz de schiste et écologie

Pourquoi il ne faut pas clore le débat sur le gaz de schiste

Gaz de schiste: l’abstention l’emporte sur la précaution

 

Par nongazdeschisteinfos
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Samedi 11 mai 2013 6 11 /05 /Mai /2013 11:32

Le gaz de schiste en France ? Un mirage économique

 Le dossier écologique du gaz de schiste est désastreux. Mais l’intérêt économique de son exploitation en France est tout aussi médiocre.


Gaz de schiste. Laurence Parisot revient à la charge pour réclamer l’exploitation des potentiels gisements français, clef de la réindustrialisation du pays, prétend-elle.

Le mirage gazier du Medef : Comment réindustrialiser la France ? Laurence Parisot, présidente du Medef tient la solution : « Au-delà du pacte de compétitivité, que je salue, il y a une réponse très simple : explorons et exploitons dans notre pays les gaz de schiste (…) La réindustrialisation dans ces cas là pourrait intervenir très rapidement (…) Pour avoir la même chance que les entreprises américaines, nous devons traiter la question du gaz de schiste. »  Le Medef choisit de sortir du bois au moment où le groupe de travail du Débat national sur la transition énergétique chargé de comparer diverses trajectoires énergétiques à l’horizon 2050, s’accorde sur l’indispensable nécessité de faire décroître la consommation d’énergie des ménages, des entreprises et des services, pour espérer diviser par quatre les émissions de gaz à effet de serre en France, objectif inscrit dans la loi.

gaz_de_s_9_mai_2013_v_1-fa684.jpgAlors qu’aucun des arguments des défenseurs de l’environnement n’est à ce jour invalidé — ce qui justifie largement que l’on ne rouvre pas le dossier du gaz de schiste —, on entend curieusement fort peu porter la contradiction sur le terrain économique, tout aussi périlleux, n’en déplaise à Mme Parisot dont les affirmations ne reposent sur aucune analyse sérieuse.

Tout d’abord à supposer que la présence de gisements significatifs soit confirmée en France, les conditions d’exploitation diffèrent très sensiblement par rapport aux États-Unis. Ce pays dispose de grandes étendues sans usage, la propriété du sous-sol et du sol y sont confondues, l’industrie du forage est très développée, des réseaux de gazoducs existent, et la fiscalité, très incitative, permet d’amortir les forages en un an seulement !

En France, au contraire, la densité de population est quatre fois plus élevée, l’usage des sols fait l’objet d’une concurrence très forte, la législation régissant le sous-sol et l’environnement est beaucoup moins libérale, le réseau gazier est peu développé dans les zones intéressantes, l’industrie du forage n’est pas importante. Enfin la France a signé des engagements de réduction des émissions à l’horizon 2020.

Tout au plus les industriels du gaz de schiste peuvent-ils espérer atteindre, semble-t-il, des coûts d’extraction de l’ordre du double de ceux auxquels parvient l’industrie américaine et voisins des coûts actuels d’importation en Europe. Il faut d’autre part prendre conscience de la fragilité spécifique de l’économie de cette filière. En effet, alors qu’un forage traditionnel de gaz naturel débite à flux presque constant du gaz pendant 40 ou 50 ans, un puits de gaz de schiste fournit 50 à 60 % de sa production totale dès la première année, 20 % à 25% la suivante, et s’épuise pratiquement au bout de quelques années.

Pour assurer un minimum de pérennité à la production, il faut donc être en mesure de réaliser, année après année, un nombre important de forages pour compenser l’épuisement des premiers. C’est le principe de la bicyclette : tant que l’on pédale (ou fore), tout va bien, mais gare à la chute si l’on s’interrompt. Cette caractéristique est évidemment source d’instabilité potentielle importante. L’amortissement très rapide de l’investissement, favorable à l’industriel (et très exceptionnel dans le domaine de la production énergétique), se paye d’une totale imprévisibilité pour la collectivité nationale comme pour les clients potentiels de ce gaz. Aux États Unis, le nombre de forages gaziers est tombé brutalement de 1 600 en 2008 à 700 en 2009 quand le prix du gaz a chuté de 40 % sous l’influence de la crise. Et la production ne s’est maintenue que parce que le nombre de forages de pétrole de schiste, qui coproduisent un peu de gaz, a de son côté régulièrement augmenté.

Des ressources potentielles limitées : Enfin, même en cas de succès, il est peu probable, vu les ressources potentielles, que la production de gaz de schiste dépasse 10 % des besoins de l’Union en 2030. On voit mal alors en quoi cela influerait sensiblement sur le prix indicateur du gaz (naturel) en Europe, et même à en faire un instrument de négociation avec la Russie. Il est bien plus probable que la rente éventuellement dégagée tombe, comme partout ailleurs, dans l’escarcelle des compagnies gazières plutôt que dans celle des consommateurs. On a beau chercher, sur le terrain économique où elle veut nous entraîner, on ne voit vraiment pas ce qui peut rendre crédible l’opportunité de s’en remettre au gaz de schiste pour redresser rapidement l’industrie française, comme le prétend Mme Parisot.

Benjamin Dessus_jeudi 9 mai 2013_ http://www.reporterre.net/spip.php?article4223


N.B. J’ai achetÉ L’article sur politis : Gaz de schiste : le mirage gazier du Medef depuis le 2 mai. A ce jour, je n’y ai toujours pas accès.


Le gaz de schiste va amplifier le réchauffement climatique

Selon la lettre RT Flash, qui y consacre un dossier, la planète continue de se réchauffer en raison des émissions élevées de CO2. Un phénomène qui va prendre de l’ampleur avec l’exploitation du gaz de schiste, que l’on peut ensuite transformer en pétrole. La production mondiale de gaz de schiste, qui représente déjà plus de 15 % de la production gazière totale de la planète, représentera un tiers de cette production mondiale dans 20 ans, révèle cette newsletter scientifique.
coup_de_chaud_pour_la_planete.jpgRien qu’aux États-Unis, cette production a été décuplée, passant de 20 à 200 milliards de mètres cubes par an. Selon l’AIE (Agence Internationale de l’Energie), les États-Unis devraient d’ailleurs devenir un exportateur net de gaz à l’horizon 2025 et un exportateur net de pétrole à l’horizon 2030, devenant alors autosuffisant sur le plan énergétique !  L'une des conséquences majeures de ce phénomène est que les États-Unis substituent massivement ce gaz de schiste au charbon et au pétrole pour la production de leur électricité. En seulement cinq ans, la part du charbon dans la production électrique américaine a chuté de 48 à 37 % pendant que celle du gaz de schiste progressait de 21 à 31 %. En outre, cette montée en puissance du gaz de schiste au niveau américain et mondial entraîne un effondrement du prix moyen du charbon et une stabilisation du cours du pétrole.
A ce stade, c’est une bonne nouvelle pour l’automobiliste. D’autre part, cette technologie éloigne le spectre d'un épuisement rapide des réserves d'énergie fossile. Mais, ce type d’énergie a une autre conséquence très inquiétante pour la planète : elle rend sensiblement plus attractive l’utilisation massive des énergies fossiles pour les pays émergents et rend beaucoup moins incitatif et rentable, pour ces pays comme pour les pays développés, le passage aux énergies renouvelables non émettrices de gaz à effet de serre. Résultat : bien peu de responsables scientifiques et politiques pensent aujourd’hui qu'il est encore possible de limiter à 2°C le réchauffement climatique mondial à l’horizon.
Le 10/05/2013 par Autodeclics.com 


Climat: la concentration de CO2 dans l'air franchit un seuil symbolique

CLIMAT - Le plus célèbre instrument de mesure de la concentration de CO2 dans l'air a dépassé le seuil symbolique des 400 ppm selon l'Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA) vendredi, un niveau inégalé depuis des millions d'années et signe d'un réchauffement inquiétant. Les relevés, effectués au-dessus du volcan Mauna Loa de Hawaï (Pacifique), ont montré une concentration de 400,03 particules par million (ppm) jeudi 9 mai. Cette mesure de la qualité de l'air au-dessus de l'océan Pacifique est pour le moment considérée comme "préliminaire", selon la NOAA. Un instrument de mesure de l'Institut océanographique Scripps de San Diego (ouest) n'a d'ailleurs pas encore dépassé les 400 ppm, son dernier relevé jeudi affichant 399,73 ppm.

rechauffement-climatique.jpg

"Nous sommes en train de créer un climat préhistorique" : Ces relevés sont l'une des plus fameuses pièces à charge contre le rôle de l'homme dans le réchauffement du globe. Depuis les premières mesures, établies à 316 ppm en 1958, la courbe croit sans discontinuité. Jusqu'à la révolution industrielle et le recours massif aux énergies fossiles, ce taux n'avait pas dépassé les 300 ppm durant au moins 800.000 ans, selon des prélèvements dans la glace polaire. "La dernière fois que la planète a connu une concentration de plus de 400 ppm de CO2, c'était il y a environ 3 millions d'années, quand la température globale était deux à trois degrés plus élevée qu'à l'ère pré-industrielle", a noté Bob Ward, directeur de la communication de l'Institut de recherche Grantham sur le changement climatique et l'environnement, à la London School of Economics and Political Science. "Les calottes polaires étaient plus petites et le niveau des mers était environ 20 mètres plus haut qu'aujourd'hui. Nous sommes en train de créer un climat préhistorique dans lequel notre société va devoir faire face à des risques énormes et potentiellement catastrophiques", a-t-il ajouté.

Objectif +2°C : L'objectif fixé par la communauté internationale est de contenir le réchauffement à +2°C par rapport aux niveaux pré-industriels, seuil au-delà duquel les scientifiques mettent en garde contre un emballement du système climatique avec son cortège d'évènements extrêmes. Or, 400 ppm de CO2 met déjà la planète sur la trajectoire d'une hausse moyenne de 2,4 degrés, selon le dernier rapport des experts de l'ONU sur le climat (Giec). "Nous ne pourrons réduire les niveaux de dioxyde de carbone qu'en réduisant nos émissions globales", a encore noté Bob Ward. Selon Michael Mann, spécialiste du climat à l'université de Penn State, le principal problème est la vitesse avec laquelle les concentrations de CO2 augmentent. "Il n'y a aucun précédent dans l'histoire de la Terre où on a assisté à une augmentation aussi abrupte dans les concentrations de gaz à effet de serre", a-t-il dit à l'AFP. "Il a fallu à la nature des centaines de millions d'années pour modifier les concentrations de CO2 à travers des processus naturels, comme l'enfouissement du carbone. Et nous nous le déterrons, mais pas sur 100 millions d'années. Nous le déterrons et le brûlons sur une échelle de 100 ans, un million de fois plus vite", a encore souligné M. Mann.


La France possède un trésor au fond du Pacifique

Notre pays a la chance d'être au centre du terrain de jeu du XXIème siècle que constitue l'océan Pacifique, plein d'incroyables richesses. Reste désormais, en cette période où le chômage s'envole, à les exploiter au maximum.

Aussi étrange que cela puisse paraître, la France est un Etat à part entière du Pacifique: 500.000 citoyens français vivent en Polynésie, en Nouvelle-Calédonie, à Wallis-et-Futuna et... dans l'ilôt de Clipperton. Il y a désormais plus de Français expatriés dans les états riverains de l'océan Pacifique, dont la Chine bien sûr, qu'en Afrique. Autour de cet océan de 17.500 km de large vit la moitié de la population mondiale. On y trouve les grandes puissances du XXIème siècle: Etats-Unis, Chine, Japon, Corée, Russie, Australie et l'Indonésie, premier pays musulman du monde. La présence américaine s'organise à partir d'Hawaii et surtout de Guam, plus proche des côtes chinoises; cinq sous-marins lance-engins y patrouillent de façon assidue.

1 millions de km carrés : Nous avons donc la chance d'être au centre du terrain de jeu du XXIème siècle que constitue l'océan Pacifique. Grâce à la Polynésie française, qui s'étend sur une surface égale à celle de l'Europe, la France se trouve avoir la deuxième Zone économique exclusive du monde: 11 millions de km carrés, juste après celle des Etats-Unis mais devant la ZEE australienne.

ilemoorea.jpgDans une ZEE, un Etat a «des droits souverains aux fins d'exploration et d'exploitation jusqu'à 200 miles de la ligne de côte». Il peut même y construire et utiliser des îles artificielles! La partie «polynésienne» en représente la moitié environ et notre ZEE pourrait être encore étendue si l'Onu acceptait de prendre en compte de nouvelles parties du plateau continental «découvertes» récemment (programme d'exploration «Extraplac»).

Vaste programme d'exploration: Dès 1999, le PDG d'Ifremer, Jean-Yves Perrot, a lancé de son propre chef un vaste programme d'exploration avec le concours du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) et de sociétés d'exploration pétrolières comme Technip. Et le navire d'Ifremer, L'Atalante, s'est mis à sillonner toute la zone à la recherche des trésors... Cela fait penser à Bougainville et à la Pérouse, il y a plus de deux siècles.

Jean-Yves Perrot est parti de la constatation que l'extraordinaire croissance de la Chine allait aboutir à un renchérissement sans précédent du prix de métaux de base comme le cuivre, le zinc ou le plomb, et à une terrible dépendance de la France concernant les métaux rares, comme le cobalt, le titane ou le platine. Selon lui, la croissance de la Chine explique la moitié de l'augmentation de la demande depuis l'an 2000: de 1900 à 1970, le prix du cuivre est resté autour de 1.000 dollars la tonne, mais depuis 2010, il a été multiplié par neuf! Le fonds des océans recèle des richesses incroyables: nodules polymétalliques, encroûtements de cobalt et de platine, terres rares, hydrocarbures etc. Mais les recherches d'Ifremer ont porté en priorité sur les gisements sous-marins de métaux de base pour lesquels il existe une forte tension, se manifestant par des hausse de prix inoüies: zinc, cuivre, manganèse, cobalt, nickel, plomb... les secteurs où la probabilité est forte de trouver des «métaux critiques à potentiel techniques élevés et pouvant connaître des risques d'approvisionnement importants»: iridium, germanium, cadmium, selenium, molybdène, platine, etc.

Prise de relais par le pouvoir politique

Un premier inventaire a été publié par Ifremer en 2011, et il est très encourageant: la France est encore dans le coup sur les plans scientifiques et techniques. Pour combien de temps? Si les Chinois continuent de racheter nos start-up compétentes, nous aurons très vite du mal à suivre. Le temps de la prise de relais par le pouvoir politique est évidemment venu mais jusqu'à présent, en dehors d'une petite communication en conseil des ministres en avril 2010 , il ne s'est rien passé. Combien d'emplois pourrait-on créer à partir d'une exploitation systématique, mais respectueuse de l'environnement, de tous ces fonds sous-marins? C'est la question que le gouvernement devrait se poser en regardant la courbe du chômage s'envoler. La réponse à la question est qu'il faut investir massivement, sans tarder, dans notre ZEE Pacifique, car l'accès aux ressources inventoriées requiert le développement de technologies aussi spécifiques que coûteuses. On peut aussi ne rien faire, et c'est le déclin industriel assuré. Michel Cotten

Cet article doit beaucoup aux exposés de l'Amiral Vichot, ancien commandant des forces maritimes françaises dans le Pacifique.


http://www.slate.fr/tribune/69413/france-ocean-pacifique

http://www.huffingtonpost.fr/2013/05/10/climat-concentration-co2-franchit-seuil-symbolique_n_3254548.html?utm_hp_ref=tw

http://www.mensup.fr/moteurs/automobile/a,68940,le-gaz-de-schiste-va-amplifier-le-rechauffement-climatique.html

http://www.mensup.fr/moteurs/automobile/a,68940,le-gaz-de-schiste-va-amplifier-le-rechauffement-climatique.html

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Jeudi 9 mai 2013 4 09 /05 /Mai /2013 12:37

#OPESCT_5 juin 2013_17:00 :   Rapport d'étape sur les techniques alternatives à la fracturation hydraulique pour l'exploration et _l’exploitation du GAZ DE SCHISTE


Gaz de schiste : “l’histoire ne s’arrête pas à Gasland“

 John Francis Thrash, PDG de eCorpStim, promeut l’exploitation des gaz de schiste par stimulation de la roche au propane liquide, à la place de la controversée fracturation hydraulique. En France, il mène un intense travail de lobbying. Il a même été auditionné mi-avril par l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPCEST), chargé d’établir un rapport sur les solutions alternatives à la fracturation. John Thrash voit dans la stimulation au propane, une solution adaptée au respect de l’environnement car elle ne consomme ni eau, ni produit chimique et diminue les risques de sismicité.

gasland Usine Nouvelle - Pourquoi êtes-vous si présent en France, alors que les gouvernements successifs s’opposent à l’exploitation des gaz de schiste ? 

John Francis Thrash - Nous pensons que la technologie de stimulation au propane, proposée par notre société, est à la fois plus élégante et plus efficace que la fracturation hydraulique. Elle a toute sa place dans des pays qui exploiteront du gaz de schiste à l’avenir comme la Pologne, le Royaume-Uni, la Bulgarie, l’Allemagne, la Chine, la Colombie et la France. La France possède un potentiel très important. En comptant la production nationale de gaz, mais aussi les gains qui seraient réalisés sur l’export de gaz et d’électricité, cela représenterait un marché global de plusieurs centaines de milliards d’euros dans les 10 ans à venir.

Comment le débat français va évoluer sur ce sujet ? 

Si j’avais vu "Gasland" (un film documentaire américain sur l'impact environnemental des gaz de schiste, ndlr) sans avoir mes connaissances en chimie et en géologie, j’aurais été très effrayé. Avoir eu peur n’est pas irrationnel, mais l’histoire ne s’arrête pas à Gasland ! En France, le débat est de plus en plus porté vers l’aspect scientifique. En la matière, la France a de puissantes ressources.

Ce pays possède les sociétés les plus compétentes au monde, à commencer par l’IFPEN (Institut Français du Pétrole-Energie Nouvelle), pour comprendre les réels enjeux. Je suis convaincu que le débat va évoluer rapidement. D’autant plus qu’au-delà des aspects techniques, les questions vont de plus en plus porter sur l’économie et l’emploi.

ecorpVous vantez les mérites de la stimulation au propane qui ne consomme ni eau, ni produits chimiques… Dans ce cas, pourquoi ne prend-elle pas le pas sur la fracturation hydraulique aux Etats-Unis ? 

A l’origine, aux Etats-Unis, l’eau était peu chère et le coût général du système était attractif. Par ailleurs, l’accès aux ressources hydriques n’y est pas vraiment problématique. Par la suite, d’importants progrès ont été faits sur le recyclage de l’eau et sur l’utilisation de produits biodégradables à la place des éléments chimiques. La recherche de solutions alternatives ne s’est pas imposée aux Etats-Unis, mais elle sera nécessaire ailleurs. Et ce gaz liquide sera adapté car il a des coûts très compétitifs, grâce à la réutilisation de 90 % du propane que nous injectons. Propos recueillis par Ludovic Dupin - Publié le 09 mai 2013


 Gaz de schiste, avantage zéro

 thomas porcher

Dans un court et stimulant essai paru le 2 mai, l’économiste Thomas Porcher démonte les arguments des lobbies favorables au gaz de schiste, une ressource dont François Hollande a clairement refusé l’exploitation. Pour Marianne, il revient sur les trois points clefs de sa démonstration.

On prétend que les Etats-Unis ont créé 600 000 emplois grâce au gaz de schiste. Info ou intox ?
C’est vrai. Mais au prix d’un forage incroyablement intensif. Entre 2005 et 2012, le nombre de puits est passé de 14 000 à plus de 500 000 dans le pays, soit un peu plus d’un emploi direct ou indirect par unité.  Pour atteindre le chiffre avancé par certains experts autoproclamés de 100 000 créations d’emplois en France d’ici à 2020, il faudrait creuser chez nous 90 000 puits ! La production de gaz, comme toutes les industries extractives, nécessite peu de main d’œuvre. Tellement peu, d’ailleurs, qu’on parle de « rente gazière ».
Ce nouveau mode d’exploitation pourrait-il faire baisser le tarif du gaz ?
Rien n’est moins sûr. Même si le gaz de schiste se révélait moins cher que le gaz importé en France, le prix facturé au consommateur s’alignerait toujours sur le niveau le plus élevé.  Parce que le tarif décidé par les pouvoirs publics prendrait forcément en compte les coûts de production (acheminement, stockage…) des gaz les plus chers. Sinon, il y aurait un risque de pénurie.
Mais à qui profiterait cette manne alors ?
Aux industriels surtout. L’Etat a beau être en France propriétaire du sous-sol, contrairement aux Etats-Unis, le code minier actuel ne lui garantit pas de grosses redevances. Jeudi 9 Mai 2013 à 05:00 | Arnaud Bouillin


Enjeux Croisés (vidéo). Nathalie Kosciusko-Morizet et Jean-Pierre Clamadieu débattent de la crise des élites, du rôle de la finance, de l’environnement, de Paris.... et des gaz de schiste.

NKM dans Enjeux Les Echos: sur les gaz de schiste, si on trouve comment les exploiter proprement, j'y suis favorable
Gaz de schiste en France : que faire  ?
L’entrepreneur prône la réouverture du dossier. Le remiser sur une étagère pendant 5 ou 10 ans, c’est une opportunité perdue qui aura un impact sur l’industrie. L’ex ministre de l’écologie, elle, trouve que ce dossier pâtit d’un code minier inadapté car vieux d’un siècle. A partir du moment où on importe un produit qui peut être produit proprement chez nous, il faut le faire, ajoute-t-elle.


Sables bitumineux «très polluants»: Joe Oliver menace de traîner l'Europe devant l'OMC_8 mai 2013  | Alexandre Shields | 

schites bitumineux

«Nous prendrons toutes les actions nécessaires et peut-être irons-nous devant l’OMC, a affirmé Joe Oliver au cours d’une conférence de presse tenue dans le cadre d’un voyage d’une semaine en Europe.  Le ministre conservateur des Ressources naturelles, Joe Oliver, a menacé mercredi de traîner l’Union européenne devant le tribunal de l’Organisation mondiale du commerce en raison de la volonté de l’Europe d’identifier le pétrole des sables bitumineux comme étant «très polluant».  «Nous prendrons toutes les actions nécessaires et peut-être irons-nous devant l’OMC», a-t-il affirmé au cours d’une conférence de presse tenue dans le cadre d’un voyage d’une semaine en Europe. Cette tournée est notamment destinée à promouvoir l’énergie fossile canadienne. «Nous défendrons nos intérêts avec vigueur.» L’Union européenne étudie en fait un projet de directive de qualité sur les carburants qui étiquetterait le pétrole des sables bitumineux comme étant plus polluant que les autres formes de brut. L’or noir canadien, défendu jour après jour par le gouvernement Harper, émet plus de gaz à effet de serre que le pétrole conventionnel. L’Europe lui attribuerait donc une valeur «carbone» plus significative. «Le Canada ne s’oppose pas à l’adoption de mesures concrètes qui réduisent vraiment les émissions de GES associées aux carburants, mais il s'oppose au traitement discriminatoire actuellement envisagé dans la [Directive de qualité sur les carburants], qui cible en particulier les carburants provenant des sables bitumineux du Canada sans aucune justification scientifique solide, a soutenu le ministre Oliver. Le Canada continue à réclamer en la matière une approche scientifique, qui traite tous les intéressés de manière égale et équitable.» «Le Canada est une source d’énergie sûre et stable», a par la suite dit le ministre par voie de communiqué.

Sables bitumineux Alberta

Mise en garde à Washington Le mois dernier, le ministre Oliver a fait le voyage jusqu’à Washington afin de mettre en garde le gouvernement américain contre un éventuel rejet du projet Keytstone XL, qui permettrait de transporter le pétrole des sables bitumineux à travers les États-Unis. «Les États-Unis vont devoir faire un choix: ils peuvent choisir le Canada, un ami, un voisin et un allié, pour s’approvisionner en pétrole, ou ils peuvent choisir d’importer ce pétrole de pays moins amicaux, moins stables, et avec des règles environnementales moins strictes, voire pas de règle du tout», a-t-il martelé lors d’une conférence devant le Centre pour les études stratégiques et internationales. Le ministre a aussi averti qu’un refus de ce projet cher au lobby de l’énergie fossile constituerait un dangereux précédent pour les relations entre Ottawa et Washington. «Sans aucun doute, d’autres oléoducs vont être construits aux États-Unis, que Keystone XL soit approuvé ou rejeté. Mais rejeter ce projet constituerait un sérieux revers dans la relation énergétique de longue date entre nos deux pays », a-t-il laissé tomber. Selon Joe Oliver, la multiplication des pipelines transportant de l’or noir permet d’accroître «l’indépendance énergétique de l’Amérique du Nord».
Le gouvernement Harper ne tarit pas d’éloges lorsque vient le temps de faire la promotion de l’exploitation des sables bitumineux. Il vient d’ailleurs de lancer un appel pour des projets de recherche dans lequel il présente cette source d’énergie fossile comme des «ressources renouvelables», a constaté Le Devoir. La production des sables bitumineux doit doubler au cours des prochaines années, d’où la nécessité de trouver de nouveaux marchés pour cet or noir. C’est d’ailleurs en partie pour cette raison qu’Enbridge entend inverser le flux dans son pipeline, qui part du sud de l’Ontario pour se rendre dans l’est de Montréal. Il sera alors possible de transporter du brut albertain jusqu’en sol québécois. TransCanada souhaite aussi convertir un gazoduc en oléoduc pour transporter du pétrole albertain jusqu’au Québec. Le gouvernement Marois s’est montré intéressé par les deux projets. 


Leonardo DiCaprio cherche à lever des millions pour l'environnement

L'acteur américain Leonardo DiCaprio sera la star, la semaine prochaine, d'enchères organisées à New York par Christie's qui compte récolter des millions pour la défense de l'environnement, une cause chère au coeur du comédien.

dicaprioLeonardo DiCaprio aux Golden Globes, le 13 janvier 2013. MCMULLAN CO/SIPAUSA/SIPA

Au total 33 oeuvres, souvent offertes par des artistes contemporains de renom, seront mises aux enchères le 13 mai, et les organisateurs de la vente, en partenariat avec la Fondation DiCaprio, espèrent récolter 15 millions de dollars. Ce serait un record pour des enchères destinées à financer la défense de l'environnement, a précisé à l'AFP Loic Gouzer, responsable de la vente pour Christie's. Leonardo DiCaprio sera présent pour la vente, dont les fonds serviront à financer des projets en faveur de l'environnement et de la préservation des espèces menacées.

Un portrait de l’acteur en vente : Parmi les oeuvres proposées pour ces «enchères de la 11e heure», figurent notamment une toile de Zeng Fanzhi, «Le tigre», venant de la collection du milliardaire François Pinault (estimé de 1,5 à 2,5 millions dollars), un autre tigre au fusain oeuvre de Robert Longo (150 à 200.000 dollars), une photographie de Richard Prince «Silhouette de cow-boy» (600.000 à 800.000 dollars) et une toile sans titre de Mark Grotjahn (1,5 à 2,5 millions). Un portrait de DiCaprio, peint en 2013 par Elizabeth Peyton est également mis aux enchères (estimé 400 à 600.000 dollars).

«Ma Fondation travaille sur la question de l'environnement depuis 1998, et malgré les magnifiques efforts de certaines organisations à travers le monde, notre planète est en danger (...) Moins de 2% des œuvres philanthropiques vont à des projets de protection de l'environnement et nous sommes reconnaissants à Christie's et aux artistes participants de nous offrir une telle occasion», a déclaré l'acteur dans un communiqué.

Cette vente intervient deux jours avant la sortie aux Etats-Unis du film Gatsby le Magnifique de Baz Luhrmann, où DiCaprio se glisse dans le costume, parfaitement coupé, de Jay Gatsby. Avec AFP


http://www.marianne.net/Gaz-de-schiste-avantage-zero_a228695.html

http://www.usinenouvelle.com/article/gaz-de-schiste-l-histoire-ne-s-arrete-pas-a-gasland.N196517?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+a-la-une+%28Usine+nouvelle+-+A+la+une%29#xtor=RSS-215

http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/industrie-lourde/interview/0202713522768-enjeux-croises-video-nathalie-kosciusko-morizet-et-jean-pierre-clamadieu-debattent-de-la-crise-des-elites-du-role-de-la-finance-de-l-environnement-de-paris-563273.php

http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-sur-l-environnement/377684/sables-bitumineux-albertains-tres-polluant-joe-oliver-menace-de-trainer-l-europe-devant-l-omc

http://www.20minutes.fr/people/1152225-20130508-leonardo-dicaprio-cherche-a-lever-millions-environnement

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Mardi 7 mai 2013 2 07 /05 /Mai /2013 17:58

Roumanie : Feu vert pour l’exploration du gaz de schiste

La Roumanie fait "discrètement" un premier pas vers l’exploitation du gaz de schiste, annonce Jurnalul naţional. Le 29 avril, le ministère de l’Environnement a donné son feu vert pour l’exploration par des compagnies étrangères, dont l’américaine Chevron, d’éventuels gisements dans la région de Dobrogea (Sud-Est).

drapeau-roumanie.gifLa décision "a pris de court la société civile, qui s’attendait à un débat public préalable et, surtout, à la présentation d’études quant à son impact sur l’environnement", écrit le quotidien qui cite la ministre, Rovana Plumb : Tous les pays de l’UE ont besoin de l’indépendance énergétique et l’exploitation des gaz de schiste est un des moyens d’y parvenir. La ministre a précisé qu’"il n’y a pas de risque pour l’environnement dans la phase d’exploration, car la technologie de la fracturation hydraulique n’y est pas utilisée" pour vérifier les ressources potentielles de cet hydrocarbure non conventionnel situé plusieurs milliers de mètres sous terre. A l’annonce de la nouvelle, l’association Vama Verde a organisé une manifestation de protestation à Vama Veche, dans la région de Dobrogea, et d’autres manifestations sont annoncées pour la fin du mois. La Roumanie suit l’exemple de la Pologne et du Royaume-Uni, les pays européens les plus engagés dans la phase de prospection et d’exploration. D’autres, comme la France, ont décrété un moratoire. 7 mai 2013Presseurop Jurnalul Naţional


L’accord commercial entre l’UE et le Canada menace les interdictions de la fracturation hydraulique

Par Le Corporate Europe Observatory, le Conseil des Canadiens et le Transnational Institute

Amsterdam /Bruxelles / Ottawa, Le 6 mai – L’Accord Économique et Commercial Global (AECG) en cours de négociations entre l’Union Européenne (UE) et le Canada accorderait aux compagnies énergétiques des possibilités étendues pour venir défier les régulations et interdictions de développement du gaz de schiste (par la fracturation hydraulique, dommageable pour l’environnement) démontre un nouveau rapport du Corporate Europe Observatory, Conseil des Canadiens et Transnational Institute.

Tandis que les négociateurs canadiens visitent Bruxelles cette semaine afin d’accélérer la conclusion des négociations de l’AECG, « Le droit de dire non »met en garde contre les clauses de protections des investissements proposées dans l’accord, qui viendrait mettre en péril la capacité des gouvernements à réglementer ou interdire la fracturation hydraulique. Actuellement, les États membres de l’UE étudient les risques environnementaux et de santé publique liés à cette technologie nouvellement populaire pour extraire les gaz ou le pétrole naturel difficile d’accès. Alors que la majorité des pays concernés avec des dotations en gaz de schiste prennent des positions contre la fracturation hydraulique, les puissantes compagnies pétrolières et gazières repoussent ces régulations.

« L’AECG permettra aux grandes compagnies gazières et pétrolières de contester les régulations et interdictions de fracturation hydrauliques en Europe à la dérobée. Elles auraient juste besoin d’une filiale ou d’un bureau au Canada», a averti Timothé Feodoroff, du Transnational Institute.

francecanada.jpgEn vertu de l’Accord de Libre-Échange Nord-Américain (ALENA), il existe déjà un précédent de contestation judiciaire des régulations et interdictions de la fracturation, qui vient comme un aperçu de ce qui pourrait potentiellement attendre l’Europe. La firme américaine Lone Pine Resources Inc. défie le moratoire sur la fracturation hydraulique émis par la province canadienne de Québec et poursuit le gouvernement canadien pour des compensations. « Le cas de Lone Pine montre que les gouvernements sont très sujets à des conflits investisseurs-États contre le principe de précaution dans le cadre de projets énergétiques controversés » a déclaré Stuart Trew, qui mène les campagnes sur les questions commerciales chez le Conseil des Canadiens. « Le système de règlement des différends d’investisseurs à États dans le projet de l’AECG créerait des risques inutiles pour les communautés européennes pesant les avantages et les inconvénients de la fracturation hydraulique ».

Les Etats membres de l’UE ont déjà une expérience de différends d’investisseurs à États qui compromettent les énergies renouvelables et les politiques de protection de l’environnement. L’Allemagne est actuellement poursuivie en justice par la firme Vattenfall en raison de la sortie du pays du nucléaire. Vattenfall exige 3,7 milliards € en compensation de perte de profits. « Les membres du Parlement Européen devrait mettre l’intérêt public avant celui des investisseurs, et s’opposer au mécanisme de règlement de litige entre les investisseurs et l’État dans l’AECG. Ce dernier ouvrirait la voie à des millions d’euros d’indemnités à être versées aux grandes entreprises par les contribuables européens, pour une législation dans l’intérêt publique » a expliqué Pia Eberhardt, du Corporate Europe Observatory.

Les négociations de lAECG entre l’UE et le Canada ont été lancées lors d’un sommet bilatéral en mai 2009. Plusieurs des chapitres proposés dans l’accord vont contraindre l’espace politique de l’UE et de ses États membres, mettant des mesures efficaces et légitimes de protection de l’environnement en danger de litiges commerciaux ou d’investissements du Canada. Les négociateurs espèrent conclure l’accord avant l’été. Le Corporate Europe Observatory, le Conseil des Canadiens et le Transnational Institute exhortent l’UE, les États membres et le gouvernement canadien de ne pas inclure un système de règlement de litige entre les investisseurs et l’État dans l’AECG.

La France, la Bulgarie et la région de Cantabrie dans le nord de l’Espagne ont déjà interdit la fracturation hydraulique au nom de préoccupations environnementales, tandis que la Roumanie, l’Irlande, la République tchèque, le Danemark et le Nord-Westphalie en Allemagne ont proclamé un moratoire. Tout comme dans les pays où un moratoire a été déclaré, les projets prévus aux Pays-Bas, au Royaume-Uni et en Suisse ont été suspendus jusqu’à ce que l’on procède à des évaluations sur les risques environnementaux. En Norvège et en Suède, la fracturation a été déclarée économiquement non viable. Des projets en Autriche et en Suède ont été annulés pour la même raison, sans mesures législatives.

Il y a beaucoup de compagnies pétrolières et gazières, dont le siège ou des bureaux sont au Canada, qui ont déjà commencé à explorer les réserves de gaz de schiste en Europe, notamment en Pologne. Bien que beaucoup de ces entreprises ne soient pas strictement canadiennes, une filiale basée au Canada leur permettrait de contester les interdictions et régulations de la fracturation via l’AECG. Il est amplement prouvé que les entreprises vont changer leurs nationalités afin de bénéficier d’un tel traité. Par Mondialisation.ca à la Une

Mondialisation.ca, 06 mai 2013

Contacts:

Pia Eberhardt, Corporate Europe Observatory (Anglais/Allemand)
pia@corporateeurope.org
+49-(0)221-78967810 or +49-(0)15256309102

Timothé Feodoroff, Transnational Institute (Anglais/Français)
timothe.feodoroff@tni.org
+33(0)628-473-593

Hilde van der Pas, Transnational Institute (Anglais/Néerlandais)
hildevanderpas@tni.org
+31(0)20-6626608

Stuart Trew, Conseil des Canadiens (Anglais/Français)
strew@canadians.org
+1-(647)-222-9782

Emma Lui, Conseil des Canadiens (Anglais)
elui@canadians.org;
+1-(613)-233-4487 Ext. 239

Ester Arauzo
Communications
Corporate Europe Observatory (CEO)
+32 (0) 2 893 09 30


Le taux de CO2 dans l'air au plus haut depuis plus de 2,5 millions d'années

LE MONDE | 06.05.2013 à 11h11 • Par Stéphane Foucart

Un cap symbolique est en passe d'être franchi. Pour la première fois depuis que l'homme est apparu sur Terre. Et même depuis plus de 2,5 millions d'années... Le seuil de 400 parties par million (ppm) de dioxyde de carbone (CO2) atmosphérique devrait être atteint courant mai, au point de mesure historique de la station de Mauna Loa (Hawaï), où les premières mesures de l'ère moderne ont été menées, dès 1958, par l'Américain Charles David Keeling.

La concentration de CO2 dans l'hémisphère Sud, plus faible que celle de l'hémisphère Nord, ne franchira cependant le même palier que dans plusieurs années. A Mauna Loa, la concentration de CO2 pointait, vendredi 3 mai, à 399,29 ppm. La veille, l'Organisation météorologique mondiale (OMM) rendait public son bilan climatologique pour 2012, notant l'abondance et l'intensité de phénomènes extrêmes : sécheresses, inondations, cyclones tropicaux, etc.

2012 AU NEUVIÈME RANG DES ANNÉES LES PLUS CHAUDES

"La variabilité naturelle du climat a toujours donné lieu à ces extrêmes, mais les caractéristiques physiques de ces phénomènes météorologiques et climatiques résultent de plus en plus du changement climatique", analyse Michel Jarraud, secrétaire général de l'OMM. Celle-ci place l'année 2012 au neuvième rang des années les plus chaudes observées depuis la fin du XIXe siècle. La concentration atmosphérique de CO2 n'excédait pas alors les 300 ppm. Un niveau qui n'a jamais été dépassé au cours du dernier million d'années écoulé.

 

le-seuil-de-400-parties-par-million-ppm.png

 

"Franchir le seuil de 400 ppm de CO2 porte une forte charge symbolique, juge le climatologue Michael Mann, directeur du Earth System Science Center de l'université de Pennsylvanie. Cela vient nous rappeler à quel point la dangereuse expérience que nous menons sur notre planète est hors de contrôle."

Au rythme actuel des émissions de dioxyde de carbone, l'objectif fixé par la communauté internationale de limiter, à l'horizon de la fin du siècle, le réchauffement à deux degrés au-dessus du niveau préindustriel, est désormais quasi intenable. 

AUGMENTATION MOYENNE DE LA TEMPÉRATURE DE 2,4 °C À 2,8 °C : Le franchissement imminent du seuil des 400 ppm de CO2 n'est pas une surprise. En août 1975, dans un article célèbre publié par la revue Science, le géochimiste américain Wallace Broecker non seulement prévoyait l'irruption prochaine du "réchauffement global", mais il estimait aussi la rapidité avec laquelle les activités humaines feraient grimper la concentration atmosphérique de CO2. Voilà près de quarante ans, il avançait que le fameux seuil des 400 ppm serait atteint en 2010...Pour retrouver de tels niveaux de gaz carbonique, il faut remonter à l'ère du pliocène, il y a 2,6 à 5,3 millions d'années. Les créatures les plus proches du genre humain qui arpentaient alors la surface de la Terre étaient les australopithèques. "Les températures moyennes globales étaient de trois à quatre degrés supérieures à celles d'aujourd'hui et d'environ dix degrés aux pôles", précise la Scripps Institution of Oceanography (université de Californie à San Diego), qui publie quotidiennement les mesures de concentrations de CO2 de Mauna Loa. Et le niveau de la mer, "supérieur de 5 m à 40 m au niveau actuel". 

"Il est toujours délicat de faire ce genre de comparaison", prévient cependant le climatologue Jean-Pascal van Ypersele (université catholique de Louvain), vice-président du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC). "Il n'y a pas que la concentration en CO2 qui change, note-t-il. La position des continents, l'orbite terrestre ont, depuis le pliocène, également changé." Selon les derniers travaux du GIEC, la stabilisation du CO2 entre 400 ppm et 440 ppm conduirait, sur le long terme, à une augmentation moyenne de la température terrestre de 2,4 °C à 2,8 °C. "La dilatation thermique des océans conduirait à une élévation du niveau moyen des océans comprise entre 50 cm et 1,7 m, ajoute M. van Ypersele. Et ce, sans tenir compte de la fonte des glaciers."

ÉLÉVATION DU NIVEAU MARIN COMPRISE ENTRE 20 CM ET 60 CM : Ce nouvel état d'équilibre ne serait toutefois atteint que bien après la fin du siècle en cours. Autour de 2100, vu l'inertie de la machine climatique, l'augmentation du niveau des mers devrait être en deçà de ces niveaux, même en tenant compte de la fonte des glaciers. Le dernier rapport du GIEC prévoit à cet horizon une élévation probable du niveau marin comprise entre 20 cm et 60 cm, une estimation qui devrait cependant être revue à la hausse dans le prochain rapport du groupe d'experts, attendu pour septembre.

"Une part de la question est donc de savoir si l'on doit se préoccuper du très long terme ou se limiter à considérer ce qui se produira d'ici cinquante ans à cent ans", interroge le climatologue Edouard Bard, professeur au Collège de France. En tenant compte du temps très long, "la possibilité est réelle qu'avec les niveaux de CO2 actuels nous ayons déjà dépassé le seuil d'une influence dangereuse sur notre climat", estime pour sa part Michael Mann. Selon le climatologue américain James Hansen, ancien directeur du Goddard Institute for Space Studies (GISS), la concentration de CO2 à ne pas excéder se situe autour de 350 ppm. Une limite qui a été atteinte peu avant 1990.


http://www.mondialisation.ca/laccord-commercial-entre-lue-et-le-canada-menace-les-interdictions-de-la-fracturation-hydraulique/5334102?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=laccord-commercial-entre-lue-et-le-canada-menace-les-interdictions-de-la-fracturation-hydraulique

http://www.presseurop.eu/fr/content/news-brief/3753291-feu-vert-pour-l-exploration-du-gaz-de-schiste

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/05/06/le-taux-de-co2-dans-l-air-au-plus-haut-depuis-plus-de-2-5-millions-d-annees_3171507_3244.html

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